CD de la semaine :Monkey – Journey To The West 4/5

Damon albarn n’a jamais été la star de la Britpop modèle. Même à l’apogée de la guerre Blur contre Oasis, il façonnait des albums concept tels que The Great Escape et Parklife.

Depuis que Blur est en vacances permanentes, il a été le musicien le plus brillant et le plus aventureux de son époque.

Du travail sur une bande originale d’un film, il a fini par incorporer des sons africains avec ses projets Mali Music et African Express.

Le groupe virtuel animé qui gagne des récompenses et vend des millions, Gorillaz, a trouvé Albarn sur une nouvelle frontière, intégrant l’art de Jamie Hewlett avec une distribution de stars, tandis que The Good The Bad And The Queen réclamait l’héritage 2-Tone de la Britpop.

Aujourd’hui arrive Monkey, inspiré par une adaptation à la télé dans les années 1980 d’un roman chinois du XVIème siècle.

Il a déjà été mis en scène comme un opéra de cirque moderne, mais cet album est plus que la bande sonore de la production théâtrale.

Sans aucun besoin d’adhérer à la narration scénique, Albarn installe audacieusement une vision musicale qui ne traite pas avec condescendance ni ne rabaisse ses sources d’inspiration chinoises.

Le clash des cultures entre l’Orient et l’Occident est délibérément respectueux, sans renoncer au penchant créatif d’Albarn curieux et espiègle.

Les chansons sont inspirées par des voyages que lui et Hewlett ont faits dans la région sur une période de trois ans et une grande partie de l’album a été enregistrée à Pékin.

On peut dire sans risque que les résultats sont différents des autres albums pop mainstream que vous allez entendre cette année.

Utilisant un orchestre de 50 personnes, des chœurs, des samples, des accents de pop, funk, heavy metal plus des voix émotives et animées, ce disque est drôle, vivant et sans peur.

C’est une aventure tourbillonnante et un hommage à la fois au talent d’organisation d’Albarn et sa capacité à se détacher de genres.

Les chances que Noel Gallagher montre une ambition similaire et produise quelques chose d’aussi inventif ? Minces, je suppose.

Traduction – 22 mars 2009