Sous leurs masques

Watchmen: The Film Companion
Peter Aperlo/Titan Books/17.99£/Sortie maintenant/2/5

Watchmen: The Art Of The Film
Peter Aperlo/Titan Books/29.99£/Sortie maintenant/2.5/5

Watchmen Portraits
Clay Enos/Titan Books/34.99£/Sortie maintenant/3.5/5

Si le roman graphique et le film ne suffisaient pas et que vous avez toujours soif de plus d’Ozymandias & Co., ne cherchez pas plus loin…

Si votre roman graphique noir et jaune écorné de Watchmen semble un peu seul sur votre étagère en ce moment, laissez nous vous diriger vers toutes sortes de livres dérivés du film Watchmen aux couleurs assorties, tous remplis de photos en coulisses intéressantes mais naturellement peu de références au créateur Alan Moore. Wtachmen: The Film Companion est un makig of de format paysage assez standard, léger en texte, visuellement fort, et qui manque d’explications sur certains changements que le film a fait par rapport à la B.D. : il fait allusion à comment est la nouvelle fin, par exemple,  mais ne nous l’explique pas.

De taille similaire, mais broché et plus cher, Watchmen: The Art of the Film est plein d’images de production des lumières de B.D. comme John Cassaday et David Finch, et les schémas du labo du Dr. Manhattan et la base de Karnak de Ozymandias. L’art du co-créateur de Watchmen, Dave Gibbons, de la nouvelle fin est un plaisir aussi, mais nous n’achèterons pas rapidement d’articles de toilettes de Veidt : bien trop de violet.

Le plus étonnant, et le plus ridicule, c’est Watchmen Portraits, un gros livre de photo sur papier glacé rempli de magnifiques clichés en noir et blanc de Watchmen par le pratiquement inconnu Clay Enos. Il est bon cependant, et Portraits mélange la photo au hasard d’un technicien avec les acteurs en costume d’une telle manière qu’il efface la frontière entre le vrai monde et l’univers fictif de Watchmen d’une manière déroutante. 90% est comme un document d’une réalité parallèle, avec Moloch et Mothman qui vous regardent comme s’ils étaient des mécaniciens ou des motards. On peut compter chaque poil, chaque pore sur le nez, et on se demande pourquoi tous les grands films ne font pas quelque chose de similaire.

Matt Bielby

Traduction – 29 novembre 2009