Blur
Islington Lady Owen Arms

Blur, anciennement Seymour, est le quatuor standard guitare, basse, batterie et gazouillements, qui, à un moment très bref, rappelle tout des Smiths à Five Go Down To The Sea et pourtant en l’examinant, vous pensez : “Mon Dieu, comme ses saligauds sont originaux !”. Damon, le chanteur, est sans aucun doute la star du spectacle. Le mec sait certainement chanter et donne à des lignes presque anodines une urgence désespérée ; il chante le refrain de I Love Her, “She don’t care if I live or die / And that is why I love her” (“Mon existence lui est égale / Et c’est pour ça que je l’aime”) de tout son cœur avec une telle assurance, et ses yeux pétillants suggèrent que si, effectivement, il est malchanceux en amour, alors cela ne le tracasse pas tant que cela. Et tandis que le reste du groupe continue tranquillement à faire des ravages dans les oreilles, Damon endosse joyeusement le rôle du fou dansant. Il a quand même réussi à tomber trois fois de la scène ridiculement petite, mais ce genre de choses a tendance à mettre la foule de votre côté de toute façon.

Blur est plus orienté dance que son incarnation Seymour – dance dans le sens Undertones, il n’y a pas mort d’homme – mais ce sont les morceaux lents à la batterie très présente comme Repetition et She’s So High qui laissent entendre la méga célébrité. Ce qu’ils ont en abondance, c’est le charme, l’humour et l’esprit, mais ce qui restera dans les mémoires, c’est l’image d’un groupe qui possède un grand nombre de superbes pop songs. Ils viennent juste de signer sur Food, alors attendez-vous à entendre beaucoup parler d’eux bientôt ou soyez gentils et allez les voir avant que la hype s’active.

Leo Finlay

Traduction – 24 mai 2001, révisée le 25 février 2005