Depeche Mode est angélique

Peu se seraient attendus dans les années 1980 qu’un groupe nommé Depeche Mode aurait une carrière qui s’étendrait sur plus de deux décennies. Ils étaient censés s’effacer et être une relique de leur époque, mais dans les années 1990, ils ont sorti la meilleure œuvre de leur carrière, Violator. Encore une fois, dans le nouveau millénaire, on croyait que le groupe était finalement du passé. Tel un phénix renaissant de ses cendres, Depeche Mode est de retour avec Playing The Angel, leur meilleure sortie depuis cet album classique.

Le morceau d’ouverture, A Pain That I’m Used To, suffirait à dire : “Depeche Mode est de retour et nous n’allons nulle part ailleurs !” L’ouverture de la chanson peut s’assimiler au son de quelqu’un qui souffle dans une conque, signalisant leur retour.

Le morceau qui suit, John The Revelator, pourrait facilemnt faire taper involontairement du pied ses auditeurs. La voix de Gahan est meilleure que jamais sur ce morceau énergique.

Playing The Angel présente les talents de compositeur de Gahan en plein développement – il a écrit trois morceaux. I Want It All devient poignante quand Gahan chante : “Parfois j’essaye / Parfois me couche, près de toi / Parfois je pleure / Parfois je meurs, c’est vrai”.

Au lieu de collaborer avec Gahan, Martin Gore prend une approche compétitive et montre pourquoi il est le compositeur et l’arrengeur en chef du groupe sur le morceau Damaged People. C’est simplement incomparable aux tentatives de Gahan. Si seulement ces deux pouvaient s’entendre et faire quelque chose ensemble alors nous pourrions voir une vraie prouesse de composition.

Le CD semble presque comme un retour en forme. Il pourrait être facilement interprété comme Violator: 2005,puisqu’il fait manifestement allusion à lui. Cependant, Playing The Angel sample Songs Of Faith And Devotion, Ultra et même le pas si stellaire Exciter, qui rend l’album tellement meilleur.

Playing The Angel est un signe que Depeche Mode est toujours de première fraîcheur. Bienvenue à nouveau.

Samantha Nwaoshai

Traduction – 26 janvier 2008