Depeche Mode Playing The Angel

Le chant unique et talentueux de Dave Gahan, l’excellent parolier Martin Gore et Andy Fletcher – dont l’étonnant talent réside plus dans le management du groupe, tout en jouant occasionnellement du clavier sur scène, sont les visages et les sons de Depeche Mode.

Depeche Mode était une matière première de ma discothèque depuis les années 1980. J’ai écouté leur son pop alternatif créativement synthétisé dont celui qu’on trouve sur Music For The Masses, Black Celebration, Songs Of Faith And Devotion, Ultra et Exciter – jusqu’à ce que je crois être leur son le plus accompli et contribution personnelle avec leur classique de 1990, Violator.

Le nouvel album de Depeche Mode, Playing The Angel, est indiscutablement du Depeche Mode – fidèle à leurs célèbres racines, pourtant, en même temps, expérimental avec d’autres sons artistiques. Dave Gahan a également écrit trois morceaux (3, 7 & 8) et la musique de Depeche Mode n’est pas seulement contagieuse, elle est envoûtante, sombre, intelligente, touchante, et ce sont purement et simplement des visionnaires de leur art !

Precious est, sans aucun doute, l’un des morceaux les plus obsédants et les plus beaux de l’album. Si vous n’avez jamais entendu parler de Depeche Mode, c’est la chanson qui vous présentera leur style étonnant. Et pour tous les fans de Depeche Mode déjà sous le charme, vous le savez dès le premier rythme, le premier mot, que Precious est l’une des meilleures chansons de Depeche Mode – de tous les temps.

A Pain That I’m Used To vient juste après… vraiment près, et elle vous bombardera de sa pure énergie électronique – et de sa guitare et de ses rythmes qui s’intensifient ! Je doute déjà de sa position dans ma liste.

John The Revelator en deux mots… Amen et alléluia ! Cette chanson regorge d’énergie et d’attitude du tonnerre ! Elle décolle comme une chauve-souris de l’enfer – et continue à brûler, jusqu’à ce que la chanson se termine – à moins, bien sûr, que vous ne l’aiez mise sur repeat ! La chanson a été inspirée par l’œuvre traditionnelle du même nom.

I Want It All est une chanson d’amour qui se porte elle-même par les sons étranges mais jolis, de mélodies spatiales hypnotiques et d’autres bizzaretés merveilleuses, qui entourent les paroles sincères et le côté passionné et romantique de la voix de Dave Gahan. C’est une belle chanson impressionnante.

Lillian est l’une des meilleures chansons que je n’ai entendues depuis longtemps sur une femme sans cœur qui répand ses mauvaises manières sur les hommes – en aimant cela ! La chanson va vous accrocher… rapidement… et vous emmenera dans un voyage ultra-cool et stylé.

Nothing’s Impossible, j’ai trouvé cette chanson fascinante et inspirante, et j’ai aimé la manière dont la voix de Dave y sonnait – elle est plus basse, plus que d’habitude, et les sentiments qu’il chante étaient fortement entendus et ressentis.

The Sinner In Me est d’un sombre et maussade succulent ; avec un son tueur que seul Depeche Mode peut créer.

Macro est très séduisante dans ses paroles, sa musique et surtout durant le refrain.

Suffer Well, j’aime beaucoup cette chanson à cause de son rythme entraînant, et si on tend bien l’oreille – on entend un petit bout de Behind The Wheel. Mais c’est bien plus que ce petit fantôme qui traverse cette chanson ; elle possède une bonne atmosphère, de bonnes paroles et la voix de Dave est si étonnante.

The Darkest Star est une chanson très sombre, lente et touchante, dégageant tout le long des sons sinistres et des grandes mélopées. C’est également la plus longue chanson pointant à 6min55.

Damaged People, chanson particulière – avec de la musique bizarre et des paroles provocantes.

Introspectre est une courte instrumentale, penchant plus vers un son plus terrifiant et spatial. Intéressant cependant.

Playing The Angel – œuvre la plus profonde, sombre, artistique et mature de Depeche Mode en date. (9)

Lynda Dale MacLean

Traduction – 1er avril 2007