Le livre de Peter Hook sur l’Haçienda ravive de vieilles émotions

Peter Hook est d’humeur joviale, même s’il admet qu’être interviewé par des journalistes n’est pas la chose qu’il préfère par dessus tout.

Se relaxant chez lui à Manchester, il est plein midi, ou midi du moins, et il travaille comme un forcené sur un livre qui pourrait soulever le couvercle sur la véritable histoire du légendaire club de Manchester, l’Haçienda, qui a fermé ses portes en 1997.

“Je suis juste en train de faire le livre sur l’Haçienda alors je suis reconnaissant pour la diversion”, a-t-il dit en gloussant.

“C’est comme un croisement vraiment bizarre entre faire un cauchemar et tout revivre. C’est assez divertissant”.

Le livre pourrait clore une trilogie non officielle qui a commencé avec le film de 2002 24 Hour Party People, qui se concentrait sur la direction du regretté Anthony Wilson de Factory Records, le label qui a lancé les carrières de groupes tels que Joy Division et les Happy Mondays.

Le film Control du réalisateur Anton Corbijn traitait de manière experte de la vie et la mort du légendaire leader de Joy Division, Ian Curtis, et Peter croit désormais qu’il peut ajouter une troisième dimension à l’histoire de comment Manchester est devenue trop petite pour le club et la salle de concert qui a ouvert ses portes en 1982 et qui survivait grâce aux ventes de disques de son groupe New Order.

Connu sous le nom de Fac51 pour les disciples du légendaire label indé, l’Haçienda a été associé à la montée de l’Acid House et la rave et est représenté dans 24 Hour Party People comme un endroit où les dealers de la drogue Ecstasy erraient avec impunité.

Mais Hook sait qu’il y a bien plus à raconter et qu’un film tiré de cela en cours s’il arrive à se rappeler de la moitié des choses qu’ont inventé les gens durant cette décennie et demie brumeuse.

“Une fois qu’on a une structure, on commence à se rappeler de tous ces petits trucs qu’on avait oubliés, a-t-il admis. Mais c’est assez épuisant.

“Je me souviens de toutes les parties business parce que pour la plupart j’étais sobre. Le problème, c’est se souvenir des nuits. Je me souviens des mauvais moments mais les bons sont flous, ce qui est assez triste.

“Tu traverses le monde et tant de personnes mentionnent 24 Hour Party People. Ça a fait plus pour nous que tout autre chose. On n’a jamais pensé un moment que ça serait le cas. Je ne pense même pas quand il l’a fait que Michael Winterbottom pensait faire un document social. C’est incroyable.

Control était bien plus vrai que 24 Hour Party People, qui était purement sur le divertissement. Control est bien plus factuel et dramatique”.

Ces jours-ci, ayant dissou New Order, Peter se fait un nom comme DJ et apporte ses nuits d’Haçienda en Écosse avec un événement unique au Tunnels d’Aberdeen le 14 mars.

“On a fait ces nuits Haçienda à Manchester et elles sont vraiment populaires. Peut-être que je suis trop proches d’elles mais c’est étonnant qu’il y ait toujours un intérêt pour elles.

“Peut-être que c’est la mythologie, la musique et les gens rassemblés que les gens veulent voir de leurs propres yeux. C’est vraiment un compliment.

“Il y a des gens toujours très intéressés par la musique, surtout que c’est son 25ème anniversaire cette année.

“Beaucoup des DJ que l’Haçienda a présenté au monde, comme Sasha, Digweed et Laurent Garnier, sont toujours énormes.

“Il a eu un effet parce que c’était un endroit génial pour dénicher des talents. Ces gens, que vous l’aimez ou pas, règnent toujours sur le monde”.

Pendant ce temps, Peter a pronostiqué le groupe qui monte The Displacements comme un à regarder.

Avec le single de l’année dernière Lazy Bones s’étant vendu en 24 heures, le groupe de Leicester favorisé avec passion joue le dernier concert d’une série de JD Set ce soir au Cathouse de Glasgow tandis que Peter co-anime les enregistrements hebdomadaires des concerts sur Channel 4.

“Les gens de JD Set m’ont demandé d’être porte-parole, a-t-il expliqué. Quand je me suis impliqué dans le JD Set et que j’ai regardé son histoire, je me suis enredu compte qu’il avait introduit des groupes fantastiques”.

Le leader Andy Stone espère que l’appui de Peter pourrait être un autre signe que le groupe va percer.

Andy a dit : “Comme on fait un JD Set, je regardais le site web et la quantité de groupes qui y avaient été dans le passé est incroyable. Il y a tant de grands groupes.

“Ils semblent avoir eu tous ces groupes comme CSS et Editors avant qu’ils n’aient été signés. C’est bien de faire partie de ça. Ils savent manifestement comment les choisir”.

Il a ajouté : “On est dans l’ascendant. On a eu quelques singles qui se sont épuisés. On a tourné toute l’année dernière et on est prêts à laisser les gens voir de quoi on est capables”.

Le groupe a récemment fait des concerts avec des groupes comme The Enemy, Pigeon Detectives et Holloways et ont même joint Kasabian sur scène lors d’un concert.

“Les gars de Leicester doivent se serrer les coudes, a dit Andy. On a joué puis ils sont montés sur scène et puis on a joué ensemble.

“On était enivrés à jouer Shoot The Runner avec eux ce qui était assez marrant. C’était un jam de 15 minutes de groupes de Leicester à Leicester”.

Tandis que Peter comprend pourquoi il est considéré comme une idôle par des gorupes comme The Displacements, il espère que leur visite à Glasgow sera un peu moins folle que le concert de 1983 de New Order au Tiffany’s de Glasgow, qui reste l’un des souvenirs les plus vifs d’Écosse.

“C’était une émeute, dit-il. Les roadies nous offraient ça et ça. Je me souviens toujours de ce punk qui causait tant de problèmes à jeter des bouteilles.

“C’était sauvage, un concert vraiment lourd mais une atmosphère géniale”, explique-t-il en riant.

“Je me souviens de sortir sur Sauchiehall Street et de regarder tout le monde se battre dans la rue.

“Y’avait des flics partout. C’était l’endroit où être. Je ne pense pas que ce soit aussi lourd aujourd’hui”.

Et il admet que la séparation de New Order a payé dans l’effort d’avoir Joy Division, le groupe dont New Order a émergé après la mort de Ian Curtis, être en tête d’affiche de T In The Park.

S’attaquant à une longue rumeur dans les cerces de l’industrie que le patron de T In The Park Geoff Ellis y tenait, Peter a dit : “Avant que tout ne devienne amer entre nous, on avait fait le truc Joy Division pour une œuvre contre le cancer et on parlait de faire un vrai concert.

“Mais ça n’est pas arrivé. On s’est disputés bien avant et c’est grandement dommage parce qu’on aimait vraiment cette idée”.

Alors est-ce la fin de New Order ? “Oh oui”, dit-il avec conviction – bien qu’il réagit vite quand je mentionne qu’ils ne seraient pas les premiers à être persuadés de se reformer si le prix était bon.

“C’est ce que j’ai dit à Bernard, rugit Peter. Si on ne splitte pas rapidement, on ne va pas pouvoir se reformer pour des sommes astronomiques”.

John Dingwall

Traduction – 15 juin 2008