Millésime !

THE VINES
Brighton Freebutt

D’accord, allons droit au but. C’est un des premiers concerts les plus sensationnels que votre correspondant n’ait jamais vu. Le show de ce soir – qui fait partie d’une tournée NME 5.0 avec les Libertines – c’est la toute première fois que The Vines jouent en Angleterre et c’est aussi bon, voire meilleur, que lorsque nous avons vu les Strokes jouer au Camden Monarch il y a juste 12 mois.

Venus de Sydney, en passant par six mois insensés à LA, The Vines n’a sorti dans ce pays jusqu’ici qu’un seul 45 tours – Factory – qui sonnait comme une pique punk-reggae sur les Beatles. Désormais signés sur Heavenly, ils sont sur le point de sortir un premier vrai single – Highly Evolved – qui dure seulement 94 secondes et se présente comme du Nirvana période Nevermind. C’est un début prometteur, mais un qui ne raconte rien de ce concert.

Avec leur leader Craig Nicholls, The Vines ont une véritable superstar. Ce soir, des rumeurs courent selon lesquelles sa seule répétition pour ce show consistait en lui qui éclatait sa guitare et quittant la salle. À 22h, il arrive sur scène avec les cheveux de Echo & The Bunnymen et les manières vocales tendues d’un Kurt Cobain venu des antipodes. Pendant les 60 minutes à venir, il se tient avec les yeux révulsés et ses mains lui cachant le visage.

Musicalement, ce qu’il a à offrir est encore plus saisissant. En gros, on classe ses chansons dans deux parties égales. Il y a le garage punk aiguisé de Outta Tha Way, de Highly Evolved et de Get Free et les épopées plus allumées de Mary Jane et 1965. Cette dernière est tout simplement incroyable, avec une fin dans une ruée de feedback durant laquelle Nicholls joue de la guitare au-dessus et derrière la tête.

Le tout ressemble à une révision millénaire de L’album Blanc – et étant donné qu’ils trouvent aussi le temps de dénicher une version cinglante de Ms Jackson de OutKast, on peut voir qu’ils ont réellement quelque chose.

Ils terminent avec une version chaotique d’une des faces B du premier single, Ain’t No Room. Les yeux de Nicholls reprennent leur place originelle et puis le groupe repart.

The Vines seront sans aucun doute les Strokes de cette année. Quelques autres concerts comme celui de ce soir, cependant, et ils pourraient même se révéler être bien plus.

James Oldham

Traduction – 18 août 2002