Leur plus grand concert en intérieur est un triomphe – mais où vont-ils aller maintenant ?

Brett Anderson a récemment dit au NME qu’il voulait continuer avec la réunion de Suede “jusqu’à temps que ça soit spécial”. La crainte était que ce soir serait ce moment. Suede même à leur apogée n’ont jamais été un groupe de stade, et l’O2 est un hangar que même Bruce Springsteen a dû faire marcher à force de sueur.

Les tout premiers couplets de This Hollywood Life ne déclenchent pas une émeute, mais au moment où ils entendent les délicieux “oooohs” et cette guitare frémissant, c’est le décollage. She continue dans les énergies démoniaques, Brett faisant battre ses cheveux au rythme de l’intro qui se pavane de manière implacable, braillant “nowhere places/no fucker wants to be”, toujours la brute sur scène, appelant à “Allez, dansons !” avant un pugnace Trash. C’est chanson excellente après chanson excellente. The Drowners, Animal Nitrate… Et puis, pour la première fois sur le sol britannique depuis que les concerts de réunion ont commencé, un audacieux We Are The Pigs. C’est un testament à la puissance de toutes leurs anciennes chansons cependant, qu’ils savent jouer un maussade Pantomime Horse et la mélancolique By The Sea à la suite et personne ne semble demander un tube. Brett est dans la foule, semblant 400 fois plus à l’aise en se faisant tripoter que Win Butler la semaine précédente dans la même salle. De retour sur scène, il tombe à quatre pattes, haletant, baissant les yeux avant de se mettre à genoux comme le suricate le plus sexy à n’avoir jamais senti le danger. Filmstar, c’est Suede au énième degré, se pavanant, de manière superficiellement superficielle et vifs comme l’enfer. Après que le dernier gros tube est déployé sous la forme de Beautiful Ones, un excellent rappel brave de faces B The Living Dead et For The Birds est légèrement planté par la fermeture décevante de Saturday Night, grande chanson, mais pas une qui met fin à ce soir de la manière qui convient.

“C’est toujours si spécial de venir jouer à Londres… on espère vous revoir”, dit Brett en au-revoir. C’est une fin ouverte, et on ne peut s’empêcher de s’en inquiéter. Comment vont-ils maintenir la vitesse après ce soir ? Eh bien, nous avons eu tort une fois…

Emily Mackay

NME – 1er janvier 2011 – Traduction – 31 mai 2011