Retour au tout début des X-Men, qui suit la relation entre les jeunes Magneto et le Professeur X

Quelles sont les origines des X-Men, et comment a commencé la relation entre le Professeur X et son pire ennemi Magnéto ? Pour répondre à ces questions, nous avons X-Men : Le Commencement, le prequel de la trilogie des mutants de Marvel, réalisé par Matthew Vaughn, qui a assez impressionné avec son irrévérencieux Kick-Ass, et qui a pris une décision clé de se débarrasser de Wolverine, Tornade, Cyclope et Jean Grey.

Cette fois, les héros sont les jeunes Charles Xavier, riche docteur à la capacité de lire et d’influences les pensées les gens, et Erik Lehnsherr, mutant au pouvoir de contrôler le métal et de créer de puissants champs électromagnétiques, joué par James McAvoy et Michael Fassbender respectivement. Les deux sont les futurs Professeur X, fondateur de l’école pour les jeunes surdoués et l’équipe des X-Men, et Magnéto, leader d’une équipe d’adversaires nommée la Confrérie des mauvais mutants. Le film donne de la lumière sur le passé des héros, laissé dans l’ombre par la précédente saga de films, de l’enfance des deux mutants et le début de leur amitié jusqu’à sa rupture. Durant les années 1960, les deux mutants joignent leurs forces pour apprendre à de jeunes surdoués au gène X comment maîtriser leurs pouvoirs et les utiliser pour le bien : du Fauve (Nicholas Hoult) à la métamorphe Mystique (Jennifer Lawrence), au mortel Havok (Lucas Till) au puissant Hurleur (Caleb Landry Jones). D’autres personnages incluent la miroitante Emma Frost (January Jones), Azazel (Jason Flemyng) et Sabastian Shaw (Kevin Bacon). Le film nous ramène au temps de la crise des missiles de Cuba, point central de la politique internationale d’après-guerre des relations sovieto-américaines. Choix surprenant peut-être, mais évidemment l’histoire s’incline devant la fiction, et en fait ce sont les mutants eux-mêmes qui laissent leur marque sur l’histoire. Le conflit soulève aussi le passé troublé de Erik Lehnsherr, alias Magnéto, marqué par son emprisonnement dans un camp de concentration nazi et la mort injustifiée de ses parents, forçant le mutant à prendre partie.

Sortie le 3 juin aux États-Unis

Réalisateur : Matthew Vaughn Distribution : James McAvoy, Jennifer Lawrence, Rose Byrne, Michael Fassbender
Intrigue : Quand les relations entre le Professeur X et Magnéto tournent au vinaigre, les deux amorcent une guerre qui changera le monde…
En ligne : http://www.x-menfirstclassmovie.com

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James McAvoy lit les pensées

James McAvoy, avec des mèches rebelles typiques et le visage honnête qui l’ont rendu célèbre, nous accueille avec un sourire dans sa suite d’un hôtel 5 étoiles de Londres. Son flot constant de plaisanteries écossaises nous met à l’aise. Il ne s’arrête pas une minute, imitant même les mouvements de main de Charles Xavier, alias Professeur X, quand il utilise ses pouvoirs télépathiques, nous régalant d’anecdotes amusantes du tournage de X-Men : Le Commencement.

Es-tu revenu aux BD pour comprendre le personnage ?
Un peu, oui. Il est différent dans les BD, parce que dans le film original ils ont fait de Patrick Stewart un Anglais, avec un caractère et une mentalité complètement différents. Il est aussi plus jeune et il n’est même pas professeur quand on le rencontre pour la première fois, c’est toujours un docteur, je trouve ça assez marrant, je voulais rester docteur pour toute la durée du film.

Qu’est-ce qui t’a le plus impressionné dans la relation et la rupture avec Magnéto ?
Charles rencontre Erik à un moment de rage et de trouble et Erik est quasiment en train de mourir, et le pouvoir de Charles est tout sur l’empathie. De plus, Erik n’a jamais eu d’amis, et les gens ont essayé de le tuer toute sa vie. Tout à coup, il a ce gars qu’il n’a jamais rencontré qui risque sa vie pour lui.

Aimes-tu être dans des films d’action ?
Oui, du moment que j’ai un personnage idiot. J’ai pas mal d’action avec Michael à la fin, mais sinon c’est sympa et un peu crétin ! [retourne sa main et rit]

As-tu parlé avec Patrick Stewart de la manière de faire le truc des pensées ?
Absolument pas ! J’ai vu les films X-Men il y a des années. Je ne pense pas que Patrick a fait ça [place sa main sur le front] mais le personnage de BD le fait.

Alors qu’est-ce que cela fait de travailler avec le réalisateur de Kick-Ass ?
C’était un film indépendant, c’est un film de la Fox et il n’a pas la même liberté. Cependant, tu as un bon paquet d’argent qui facilite ton imagination, alors les choses grossissent, et tu es libre de cette manière.

Mais parlons du design et de l’équipe artistiques pour obtenir le ton du film. Est-ce important pour toi ?
Oui, un peu, mais je pense que tu dois suivre ton premier instinct et la manière dont tu ressens le scénario tout de suite. À moins d’avoir un réalisateur qui te demande quelque chose de très spécifique que tu veux, et qui veut bien s’asseoir et travailler avec tout le groupe pour un ton, que je trouve excellent.

Quelle sorte de super-pouvoir aimerais-tu avoir ?
J’aimerais bien avoir le super-pouvoir de Patrick Stewart. La capacité de jouer n’importe quel Anglais . [Rit] J’aimerais avoir l’incroyable pouvoir du Professeur X, mais j’avais probablement le pouvoir le plus rasoir de tous les putains d’X-Men !

Alors pas d’invisibilité pour toi ?
Eh bien, en fait, le Professeur X peut te faire penser qu’il n’est pas là, ce qui est assez cool. C’est comme le pouvoir de guérison – il y a un autre personnage nommé Elixir dans le monde des X-Men – et ça serait un pouvoir assez cool de posséder.

Paolo Sinopoli

Best Movie International – juin 2011 – Traduction – 23 juin 2011