3/5 – Sortie maintenant

Coup de foudre et éclair, souvent assez excitants…

“Vous n’êtes pas de taille contre le puissant…” crie le Thor de Chris Hemsworth dans le dernier opus de Marvel. La phrase n’est ps finie grâce à une seringue plongée dans le derrière du Dieu de la Foudre, injection qui met court à la solennité qui résume l’approche de Kenneth Branagh de l’un des héros les plus grotesques du panthéon des comics.

L’étonnement s’est fait ressentir quand l’amoureux britannique du théâtre derrière Henri V et Frankenstein a été mis à la tête de ce monstre de 150 millions de $, surtout après certains de ses efforts récents derrière la caméra (le Limier, la Flûte enchantée) et devant (Good Morning England). Les possibilités sont, cependant, que même l’acolyte le plus ardent aimera un film qui réussit à pousser de l’humour génial à celui qui manie un marteau en portant un casque, qu’il mène la grande vie sur sa planète ou qu’il soit coincé sur la nôtre. D’accord, donc les premières scènes à Asgard rappellent bien les fioritures maniérées de Flash Gordon, surtout quand Anthony Hopkins se traîne en Odin en armure dorée et bandeau de pirate. Mais une fois que l’action se déplace sur l’aride et rocheuse Jötunheim, où Hemsworth et sa suite (Jaimie Alexander, Tadanobu Asano et Josh Dallas) s’engagent dans des coups de poing spectaculaires avec ses résidents les Géants de Givre, le film monte d’un cran. Pourtant ce n’est que lorsque Thor est banni sur Terre pour sa propagande belliciste irresponsable que le film commence réellement, son arrivée dans le Nouveau Mexique d’aujourd’hui permet beaucoup d’humour de poisson en dehors de l’eau de la variété de Crocodile Dunde. S’associant à la sceptique astrophysicienne de Natalie Portman, son patron scandinave (Stellan Skarsgard) et son amie pince-sans-rire hilarante (Kat Dennings), Hemsworth, au début raide comme un bâton de bois, montre un véritable talent comique que ce soit en brisant des tasses à café dans un diner de bord de route ou en rentrant dans une animalerie en demandant un cheval. Nous nous amusons tellement que c’est presque dommage de revenir périodiquement à Asgard pour révéler la scélératesse du frère de Thor, Loki (Tom Hiddleston), et ses projets de domination des neuf royaumes liés par le “Pont Arc-en-ciel” que surveille le Heimdall de Idris Elba comme un portier intergalactique.

Les clins d’œil aux Avengers sont fournis par l’apparition après le générique du Nicky Fury de Samuel L. Jackson et un sympathique cameo non crédité de Jeremy Renny en archer Œil-de-Faucon. Et même si la fin est un peu faible, elle vient au moins après une splendide séquence qui voit une ville entière décimée par le jouet robot de Loki. Eh bien, ils ne l’appellent pas le Destructeur pour rien.

Neil Smith

LE VERDICT L’obstacle le plus problématique sur le chemin des Avengers est dégagé facilement par un film qui fait de sa stupidité vertu. À ton tour, Captain America…

Certificat Déconseillé aux moins de 12 ans Réalisateur Kenneth Branagh Avec Chris Hemsworth, Anthony Hopkins, Natalie Portman, Tom Hiddleston Scénario Ashley Edward Miller, Zack Stentz, Don Payne Distributeur Paramount Durée 114 min

Traduction – 13 novembre 2011