Après 10 ans, huit films et 6 369 345 142$ au box office mondial, le voyage de Harry Potter touche à sa fin. Total Film lève son chapeau pointu à la plus grosse franchise de tous les temps.

Par Emma Dibbin, Jamie Graham, Kevin Harley, Rod Hilton, Rob James, Richard Jordan, Matthew Levland, Daniel Montesinos-Donaghy, Jayne Nelson, Neil Smith & Josh Winning

LES RELIQUES DE LA MORT

C’EST LA GUERRE

Des duels. De la destruction. La mort. Tout commence à Poudlard. Total Film se rend sur le tournage du dernier épisode de la saga, les Reliques de la Mort : 2ème partie, pour évaluer la dévastation…

Par Richard Jordan

Poudlard est attaqué. Nous sommes en janvier 2010, et Total Film entre dans l’École de Magie et de Sorcellerie pour la dernière fois. La Grande Salle, autrefois fière – décor érigé aux Leavesden Studios depuis l’École des Sorciers en 2001 et scène de nombreux banquets de fin d’année scolaire – est en ruines, décimée par la bataille qui fait rage dehors. La poussière et les débris sont éparpillés partout. Des sorciers agités soignent les défenseurs de l’école qui sont blessés. Des corps encore chauds – dont plusieurs visages familiers – recouvrent les dalles. C’est une vision choquante, mais il est réconfortant de voir que après10 ans, 7 films et plus de 6 billions de bénéfices au box office, la saga Harry Potter part au moins en fanfare.

“En fait, il y a sacrément beaucoup de morts !” s’exclame le réalisateur David Yates tandis qu’il calcule rapidement le nombre de corps dans Harry Potter et les Reliques de la Mort : 2ème partie – sa quatrième et dernière œuvre de la franchise. Il n’a pas tort. Tandis que nous rattrapons l’affable cinéaste durant une rapide pause dans le tournage, nous sommes tout à coup et de manière tout à fait déconcertant entourés de hordes de zombies – des acteurs affamés recouverts d’une couche épaisse de maquillage blafard et sans vie – alors qu’ils se servent de petits choux sur les chariots.

“C’est beaucoup plus adulte que tout ce qu’on a fait avant, dit Yates en souriant. Je veux dire, on a toujours dit ça. J’en ai marre de le dire, parce que je me souviens d’avoir dit que le cinquième [l’Ordre du Phénix en 2007, la première fois de Yates dans la chaise de réalisateur] était un peu plus adulte ! Mais celui-là est particulièrement violent par moment”. Avec le décor qui tient plus d’une scène d’un film de siège médiéval qu’un Harry Potter, est-ce que Yates s’inquiète de soumettre sa version aux cadres des studios qui craignent les classifications ? “Ce sera intéressant quand on arrivera à l’étape du montage et qu’on leur présentera, concède-t-il, mais travailler avec eux est assez raisonnable, je pense parce que les films ont eu tant de succès pour eux. Si l’histoire le demande, ils le soutiendront”.

Alors, qu’est-ce qui a mené à tout ce grabuge ? Le cliffhanger des Reliques de la Mort : 1ère partie de l’année dernière voyait nos héros Harry (Daniel Radcliffe), Ron (Rupert Grint) et Hermione (Emma Watson) échappant de peu à un horrible sort dans le Manoir des Malfoy et se retrouvant dans le désert, à la recherche de la clé de la défaite contre l’archi-Némésis Lord Voldemort (Ralph Fiennes). Pendant ce temps, le méchant perfide a finalement mis ses pattes squameuse sur la puissante Baguette de Sureau – l’une des Reliques titulaires qui donne à celui qui la possède le don l’immortalité. Ces deux fils d’intrigue deviennent critiques dans la 2ème partie, préparant le terrain de l’épreuve de force épique qui ravage Poudlard et coûte la vie de nombreux favoris de la série.

“Je suis vraiment pressé de voir tous les trucs de bataille”, s’extase Grint, qui est tout aussi excité de voir la finale sur grand écran que les millions de fans de Harry Potter impatients de part le monde. “Ça va être quelque chose de voir tous ces décors détruits, comme la Grande Salle – cette boule enflammée de gravats avec des cadavres éparpillés partout. La voir effondrée a eu un effet bizarre sur moi, parce que c’est un lieu assez important pour nous – c’est là où on a grandit. Ça va vraiment paraître cool, cependant !”

Radcliffe, pendant ce temps, promet que l’action dans la 2ème partie est “assez extraordinaire”, avec Yates encourageant les acteurs et l’équipe à intensifier leur travail quand ils en sont venus à tourner les séquences spectaculaires. “Hier, je tombais des escaliers encore et encore, dit l’acteur jovial, ce qui était marrant, mais on en arrive au point où on sort J’ai fait ça beaucoup maintenant”. Pourtant, malgré son apparence ensanglantée, au moins les cicatrices et les bleus (“variété de blessures de diverses chose qui m’arrivent dans la bataille”) peuvent s’enlever à la fin de la journée… enfin, la plupart des jours. “J’ai quitté le tournage en les portant avant”, il sourit derrière son maquillage de guerre. “Parfois c’est par fainéantise, parfois ils partent pas alors je dis simplement Laisse les – on dirait que je travaille plus dur que la vérité !”.

Tout en relevant la barre des cascades, l’abondance de confrontations magiques brutales face à face de la 2ème partie dévoile un nouveau style de duels. “Avec les mouvements de baguettes, ils ont en quelque sorte changé tout le concept, explique Grint. Avant, on avait ce chorégraphe de ballet qui nous apprenait à faire ces petits mouvements sifflants. C’était un peu maniéré. Mais maintenant, ça ressemble bien plus à un combat d’épées – c’est bien plus agressif et puissant”.

La pause étant finie, c’est de retour direct aux affaires pour les jeunes acteurs principaux, tandis que Total Film et une foule d’autres spectateurs se blottissent autour du moniteur de la salle de tournage pour voir la scène se dérouler. C’est une grosse raclée émotionnelle avec Harry qui s’arrête pour voir les conséquences violentes de la vendetta de Voldemort contre lui et Grint devant faire appel (de manière impressionnante) à de fortes réserves d’émotion avec la découverte d’une victime de guerre particulière. Derrière le moniteur, il y a beaucoup de gorges serrées et beaucoup de personnes pratiquent leur meilleur “j’ai une poussière dans l’œil”…

“C’est une scène assez chargée sur le plan émotionnelle, explique Yates. Les gars sont arrivés ce matin avec beaucoup d’ambition. Ils veulent bien le faire. Mon boulot, c’est de les faire se sentir à l’aise et de leur souffler dans l’oreille si je pense qu’ils en font trop ou s’il passe à côté de quelque chose”. Grint, qui sourit toujours après plusieurs prises de scènes dramatiques épuisantes, attribue à Yates le pouvoir d’avoir sorti sa performance la plus intense de la série. “Je pense qu’il y a un peu de pression sous-jacente parce que tout le monde veut que ce soit le meilleur, admet-il. Mais David est génial, surtout avec les grosses scènes. Il est si relax – il te prend à part et te donne un bon laïus d’encouragement qui te met vraiment à l’aise”.

Bien que la scène d’aujourd’hui les essore, il y a une abondance saine d’humour macabre au sein des acteurs. Tandis que l’équipe se prépare pour une autre prise, un soudain tapage aviaire retentit des chevrons au-dessus de nous. “Vous pensez que c’est un vautour ? demande Watson, pince-sans-rire. Il y a beaucoup de cadavres ici…”

Les jeunes acteurs sont aussi soutenus par l’armée habituelle de comédiens britanniques expérimentés – rien que la scène d’aujourd’hui comprend des gens comme Maggie Smith, Jim Broadbent, David Thewlis et Julie Walters. Et, même si c’est le 195ème jour d’un tournage déprimant qui en comptent 250, l’énergie des acteurs ne montre aucune signe de déclin. “Ça a été vraiment dur de faire deux films à la suite, dit Watson. Mais il y a définitivement une conscience que voilà, c’est le final, et tout le monde est juste désespéré de donner sa meilleure performance. Tout le monde donne tout ce qu’il a”.

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LE VOYAGE CONTINUE…

Total Film arrive dans le parc à thème Potter

Il fait 35 degrés à Orlando pourtant il y a de la neige sur les toits. Où d’autre pouvons-nous être mais au Wizarding World Of Harry Potter, coin des Îles d’Aventure du parc à thème Universal qui est dédié à toutes les choses Rowling. Les queues sont décourageantes, mais il vaut la peine de les tolérer pour l’attraction principale dernier cri : un Forbidden Journey au travers les couloirs de Poudlard qui nous voit fuir les dragons, affronter des Détraqueurs et jouer au Quidditch. Le tire-bouchon Dragon Challenge et les montagnes russes junior Flight Of The Hippogriff offrent des frissons traditionnels, tandis qu’une maquette élaborée de Pré-au-Lard offre aux Moldus beaucoup d’opportunités à dépenser leur argent. Cinq ans de construction, c’est Disneyland pour les Potterphiles. Mais bon Dieu, les queues sont longues… NS

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MORCEAUX DE RÉALITÉ

Comment le monde des Moldus a changé depuis que Potter est arrivé sur les écrans.

2002 La Résolution de la Guerre en Iraq passe au Congrès et la Guerre en Iraq commence en mars 2003.

2003 Saddam Hussein est capturé par les forces américaines le 13 décembre près de Tikrit en Irak.

2004 Les voleurs à main armée dérobent le tableau de Edvard Munch Le Cri dans un musée de Oslo.

2005 Le Pape Jean-Paul II meurt le 2 avril. La Messe de Requiem est reconnue comme le plus grand rassemblement d’États de l’histoire.

2006 Zinédine Zidane donne un coup de boule au défenseur italien Marco Materazzi lors de la finale de la Coupe du Monde. La France a perdu.

2007 Le dernier livre de Harry Potter par J.K. Rowling est publié. Il ne se finit pas par le mot cicatrice comme l’avait promis Rowling. Quel outrage !

2007 L’interdiction de fumer dans les lieux publics rentrent en application au Pays de Galles le 2 avril et en Angleterre le 1er juillet.

2008 Grâce à Twilight, les vampires deviennent les nouveaux sorciers. L’hystérie R-Pattz démarre.

2008 Barack Obama est élu président des États-Unis, le premier afro-américain à assumer le titre.

2009 Kanye West énerve Taylor Swift lors d’une cérémonie des MTV Awards et “I’mma let you finish” entre dans  le lexique.

2010 Un volcan islandais rentre en éruption, envoyant un nuage de cendres au-dessus de l’Europe et forçant les présentateurs des journaux à prononcer Eyjafjallajökull. DMD

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LE TOUR MYSTÉRIEUX ET MAGIQUE

Le gourou des effets de maquillage Nick Dudman emmène Total Film dans un voyage au pays de l’atelier des créatures de Harry Potter et nous montre ses préférées de la franchise…

Fumseck

Le super oiseau aux plumes de feu, défenseur de Dumbledore.

Le phénix immortel apprivoisé du directeur de Poudlard – vu aider Harry dans son combat contre le Basilic dans la Chambre des Secrets – était si vrai, que même l’original Dumbledore Richard Harris s’est fait avoir. “Richard a fait toute cett scène avec Fumseck, dit Dudman en gloussant. Il y avait cet énorme câble d’animatronique qui traversait le sol, avec 12 personnes derrière qui poussaient les leviers avec frénésie. À la fin, il est allé voir un de mes gars, qu’il pensait être le maître, et il a dit C’est étonnant comment ils entraînent ces oiseaux. Et Chris [Columbus] a dit Euh, c’est juste une marionnette. Il a juste sorti Vas te faire foutre ! J’ai pris ça comme un compliment”.

Buck

Cohorte hybride équin/aviaire de Harry et compagnie.

L’Hippogriffe (mi-cheval, mi-aigle) loyal de Hagrid , sauvé de la hache d’un bourreau dans le Prisonnier d’Azkaban, est l’une des réussites dont Dudman est le plus fier sur la franchise Potter.

“Le meilleur côté du boulot pour moi, c’est quand les gens croient à l’illusion, s’extase-t-il. Quand on a construit l’Hippogriffe et qu’il était dans les bois avec rien de visible qui le faisait bouger – tout était enterré sous des feuilles – j’ai trouvé ça fantastique, parce que tout le monde y réagissait. Si tu t’approchais, il te pinçait. J’ai mettre devant les gens les choses qu’ils ont toujours voulu voir mais ils savent qu’elles n’existent pas. C’était là. C’était réel. Et pour moi, c’est la magie”.

Gobelins

Mini magiciens aux oreilles pointues et à l’esprit vif.

L’un des plus gros défis pour Dudman et son équipe a été la séquence d’ouverture des Reliques de la Mort : 2ème partie, qui voit Harry et sa troupe entrer par effraction dans la banque gouvernée par les gobelins, Gringotts. “Dans celui-là, on a fait 38 prothèses majeures de gobelins, avec 20 autres pour le fond, explique Dudman. Chaque maquillage de gobelin est constitué de trois à six morceaux, alors c’était un énorme travail de production de masse. On a pris une centaine d’apprentis supplémentaire et on leur appris à planter les cheveux et les poils, peindre le silicone, coller les morceaux et préserver la peau. Obtenir ce nombre de gobelins de manière simultanée sur le tournage a été un cauchemar logistique, mais on s’en est bien sorti à la fin…”

Le Basilic

Roi des serpents, serviteur monstrueux de Voldemort.

L’une des créations de J.K. Rowling qui font le plus peur, on peut toujours trouver la colossale bête au sang froid qui a combattu Harry dans la Chambre des Secrets qui se cache dans les entrailles des Leavesden Studios. Enfin, une partie… le Basilic a été mi au monde à l’écran via un mélange d’effets spéciaux et physiques. “On a construit une tête et 6 mètres du corps, ce qui vous donnait l’interaction en gros plan, explique le pilier de la série Dudman, mais en aucun cas on pouvait faire un serpent ondulant de 21 mètres de long à la circonférence d’une Mini. Ça n’allait pas arriver. Peu importe combien j’aimerais essayer, les lois de la physique sont contre moi !”.

Le Troll

Balourd qui balance un gourdin qui est tout dans les muscles et rien dans la tête.

L’ogre lourd auquel Harry, Hermione et Ron s’attaquent dans l’École des Sorciers est principalement constitué de pixels, mais Dudman a commissionné un modèle taille réelle pour les scènes d’après-combat qui voit la créature sur les dalles. Sa caboche laide a toujours une place de choix dans l’atelier de Dudman, mais il a vu des jours meilleurs. “Il se désintègre, révèle l’artisan. Le Troll a été fait par la Henson Organisation il y a dix ans et le silicone était si épais et huileux qu’il s’effondrait sous son propre poids. La tête est tout ce qu’on a sauvé. Ce truc n’est pas infini. Mais il est dans le film, qui est l’endroit où il appartient”.

Fenrir Greyback

Homme-loup meurtrier, Mangemort à temps partiel.

L’acolyte hirsute de Voldemort (joué par le boxeur Dave Legano) étalera sa brutalité lupine dans les Reliques de la Mort : 2ème partie, dans lequel il mène ses comparses loup-garous dans la Bataille de Poudlard. “On doit regarder chaque loup-garou de l’histoire du cinéma pour éliminer des choses, alors il ne ressemble à rien d’autre”, dit Dudman.

“Et puis on voit le Loup-garou de Londres et pense Comment faire mieux que ça ? Et en fait, je ne pense pas que je peux. Mais on recherche toujours quelque chose de frais et nouveau… On essaie juste de se surpasser”. RJ

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L’ULTIME MONSTRE

Le Némésis de Harry surgit sous de nombreuses apparences…

L’École des Sorciers

La seule solution quand un mage noir revenu des morts plante sa tronche sur le derrière de votre tête : couvrir avec un turban.

La Chambre des Secrets

Paraissant tout de suite plus attirant sous la forme du jeune Christian Coulson vêtu d’un uniforme d’école.

La Coupe de Feu

Un pas en arrière cette fois. Voldy revient en tant que Ralph Fiennes chauve et flippant, sans son pif.

L’Ordre du Phénix

Gagnant du pouvoir, des disciples, empilant les morts, mais ne semble toujours pas savoir se faire pousser un vrai blair.

Le Prince de Sang-Mêlé

Hero Fiennes-Tiffin au nom unique rentre dans les pas de Voldy jeune. Il a un nez.

Les Reliques de la Mort : 1ÈRE PARTIE

À quoi bon être tout puissant si tu n’as pas un chirurgien esthétique décent en numérotation abrégée ? ED

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L’HÉRITAGE DE HARRY

Total Film jette un œil nouveau sur les épisodes de Potter

MOLDUS ATTENTION : ALERTE AUX SPOILERS

Harry Potter à l’École des Sorciers

3/5 – En voiture ! Le Poudlard Express vous attend…

Arrivant à la suite du 11 septembre, l’adaptation par Chris Columbus du phénomène littéraire de JK Rowling était un remontant bienvenu à un moment où le monde en avait besoin. Bien qu’à peine ensorcelant, le résultat bien réalisé à fait ce qu’on lui demandait : fournir une base solide à une franchise qui avait besoin de marcher avant de voler. Étant donné la quantité d’attente qui entourait ce premier film, on ne peut qu’être reconnaissant qu’il ait livré une partie de, voire toute, sa promesse.

De la promesse, c’était tout ce que Daniel Radcliffe pouvait offrir à ce moment-là, le garçon de 11 ans seulement capable de présenter une approximation du personnage qui deviendra son alter-ego au fil des dix années à venir. On pourrait dire la même chose de Emma Watson et de Rupert Grint. Non, le vrai plaisir dans l’École des Sorciers était les acteurs britanniques secondaire recrutés pour incarner les personnes que Harry rencontre alors qu’il commence sa première année à Poudlard – du Rogue sarcastique de Alan Rickman à la convenable Professeur McGonagall de Maggie Smith en passant par le Dumbledore à la voix rauque de Richard Harris et l’enjoué Hagrid de Robbie Coltrane.

D’accord, il y a des problèmes. Columbus passe trop de temps à établir le monde d’Harry qu’il en oublie presque de raconter une histoire. Et même en durant 2h30, le film semble bâclé, avec des personnages clé mis de côté et la surprise finale (ne faites jamais confiance à un blanc portant un turban !) qui vient de nulle part. Cela nous a laissé avec un film qui était loin du classique instantané que certains avaient espéré. Pourtant, il a fait ce qui était marqué sur la boîte. NS

LE VERDICT Aujourd’hui classique des programmes télé de Noël, Potter numéro 1 remplissait sa fonction de lever de rideau de la franchise. Mais, avec le recul, il manquait plutôt de magie.

Harry Potter et la Chambre des Secrets

3/5 – Des voitures volantes, des journaux intimes maudits et des araignées géantes.

À un moment donné, la Chambre des Secrets semble avoir gagné une réputation du film Potter le plus faible. La période de Columbus en tant que réalisateur est facilement la moins inspirante de toute la saga, et il manque à la deuxième aventure la poussée narrative et le côté nouveauté de la première. Ce qu’elle offre, c’est plus d’action, plus de caractère, et les premiers vrais pas de la franchise dans la riche mythologie du monde de Rowling.

Le premier acte est incontestablement lent, avec son adhérence servile au livre laissant aucun incident mineur de côté. Mais une fois qu’il trouve son rythme, il trouve vraiment son rythme. L’intrigue principale – la Chambre titulaire est ouverte, du sang déconseillé au moins de 12 ans et du grabuge s’ensuit – est plus irrésistible que l’École des Sorciers, et exploite l’histoire tentaculaire de Poudlard qui devient cruciale plus tard dans la série.

Avec Radcliffe, Grint et Watson s’adaptant encore à leurs métiers d’acteurs, la charge repose sur les adultes : Gilderoy Lockharrt, l’imbécile pomponné joué par Kenneth Branagh est un clou de la série. Plus solennellement, la Chambre des Secrets est le chant du cygne du Dumbledore de Richard Harris, qui a toujours été plus proche du directeur bienveillant de Rowling que la version sombre de Michael Gambon.

La grande partie de l’action se ressent comme un canevas posé pour plus tard – le journal de Tom Jedusor, l’histoire de Serpentard – mais les scènes cruciales possède un véritable sens du péril qui marque un changement de ton pour la franchise. ED

LE VERDICT Bien trop long et trop respectueux, la Chambre des Secrets n’est pas une adaptation géniale. Mais en tant qu’exploration plus profonde du monde de la sorcellerie, il est bien meilleur qu’on ne se rappelle.

Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban

4/5 – Quelque chose de méchant s’approche dans la troisième partie de Cuarón.

“Éteignez cette lumière !” C’est ainsi qu’un tableau fait avec brusquerie à Monsieur Potter tandis que le garçon prodige règne sur les couloirs de Poudlard après le couvre-feu. C’est un ordre pris par Alfonso Cuarón, le réalisateur mexicain du film coquin et artistique à succès Y Tu Mamá También, remplaçant Chris Columbus en tant que réalisateur et donnant des nuances plus sombres et plus profondes à Harry. Sa contribution est comme un baiser de Détraqueur à l’envers : ajoutant de l’âme plutôt que l’aspirer, comme le fait l’avantage unique des gardiens de prison qui ressemblent à des spectres qui sont présentés ici.

Tout commence d’un ton enjoué, quoique chargé d’hormones, avec Harry grondé pour avoir tripoté sa baguette dans sa chambre puis pour avoir gonfler sa tante par rage. Un Harry fou ? C’est valser dans la bonne direction. L’intrigue suit ensuite le même chemin en présentant l’évadé de prison Sirius Black – sorcier fou qui aurait tué les parents de Harry, qui serait après Potter et qui est définitivement joué par Gary Oldman.

Sirius n’est pas le méchant que nous attendons, bien que Cuarón baisse toujours la lumière ici. Le Prisonnier d’Azkaban se déroule sous des cieux maussades et dans la nature sauvage ; même le Quidditch est frappé par la foudre. Un Hippogriffe fait face à l’exécution sous la lame de la taille d’une vielle. Une transformation en loup-garou écrase agréablement les os. Et l’obscurité est judicieusement abandonnée, mettant l’enjouement de la séquence de l’armoire en relief vif avec un contraste clair et ombre.

Luttant contre le confort statique de la supervision de Columbus, Cuarón ajoute un élan directorial et des éclairs de noir qui transforment la franchise. Avec des noirs menaçants et des verts empiétants, lui et son directeur de la photographie Michael Seresin approfondissent les couloirs et plongent les escaliers avec des angles obliques et des caméras rampantes. Pas encore du grand expressionnisme mais on s’y rapproche. Encore mieux, Cuarón apporte un sentiment de la dure route de la puberté, traitement requis étant donné le chagrin de Harry lié à ses parents et la première vision de Hermione d’elle-même d’une perspective extérieure.

Mais quid de Oldman en flot total ? Ou une fin satisfaisante ? Le Prisonnier d’Azkaban n’est pas parfait et au pire, il est prisonnier des complots de Rowling. L’entrée de Black vient trop tard. Les séquences de voyage dans le temps dans le dernier tiers enlève le punch du point culminant. Et tandis que Cuarón essaie admirablement d’éviter l’adhérence servile de Columbus à la page, un peu trop de détails se perdent. Du genre, d’où vient la carte ?

La plupart du temps, cependant, Cuarón nous largue dans les ténèbres de la bonne manière. “Des temps sombres et difficiles sont à venir” est devenu un mantra pour les prochains Potter, mais c’était Cuarón qui a été le premier à baisser la lumière, apportant le style cinglant d’une descente en piquée d’un Détraqueur à la  saga juste quand on en avait besoin. KH

LE VERDICT Les acteurs sont toujours raides et les intrigues restent maladroites, mais le panache directorial de Cuarón apporte une touche de mal terriblement tentante à la saga.

Harry Potter et la Coupe de Feu

4/5

Le réalisateur de Quatre mariages et un enterrement Mike Newell semblait improbable au début, mais il a apporté une envergure cinématique et du flair (plus RPattz) au quatrième chapitre. La Coupe de Feu est l’un des meilleurs livres de la série alors il avait beaucoup de matériel avec quoi travailler ; plus notamment, la structure répétitive agréable des Tâches du Tournoi des Trois Sorciers endurées par Harry, comprenant tout de dragons aux labyrinthes en passant par les Êtres de l’eau. Newell ne se rate pas non plus sur la dernière épreuve de force, non plus, tandis que Harry rencontre enfin le Voldemort de Ralph Fiennes – et il est aussi glacial que nous l’espérions. JN

Harry Potter et l’Ordre du Phénix

3/5

David Yates augmente le tome de 766 pages de Rowling qui casse les poignets avec des éclairs et des explosions filmiques vitaux tandis que Harry tente de convaincre le monde des sorciers que la vipère sans nez Voldemort est de retour. Une lutte acharnée élémentaire Dumbledore contre Voldemort grésille, tandis que le réalisateur débutant Yates enracine la fantasy dans un Londres d’aujourd’hui scintillant. Bien qu’essentiellement c’est juste 150 milliards $ dépensés à établir le lien dangereux entre Harry et Voldie (avec des quantités d’eau qui s’écrasent bruyamment), des grands moments comme l’Ombrage très Thatcher de Staunton gardent la magie vivante. JW

Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé

4/5 – Harry et compagnie attrapent le virus de l’amour.

David Yates n’est certainement pas du genre à se reposer sur ses lauriers. Avec ce sixième épisode, le réalisateur de l’Ordre du Phénix qui revient a paré l’obscurité montante de la série en servant le Potter le plus chaleureux et plein d’esprit – les romances niaises des mômes et leurs hormones rageantes ayant autant le pas que la montée au pouvoir de Lord Voldemort. C’est une approche qui donne un répit bienvenu avant le gravier et l’agitation des Reliques de la Mort, même si Yates esquive le point culminant du livre chargé d’émotion (Dumbledore fait sa révérence plus avec un chuchotement qu’un cri).

Pourtant, le Prince de Sang-Mêlé fait appel à pleins de trucs pour combattre la fatigue de la franchise, dont le jeu parfait de Jim Broadbent en tant que professeur de potions empoté Horace Slughorn et la somptueuse cinématographie nommée aux Oscars – le directeur de la photographie Bruno Delbonell (le fabuleux destin d’Amélie Poulain) peignant Poudlard dans toute sa gloire majestueuse avant son imminente destruction cinématographique. Comme Harry le dit à la fin du film : “Je n’ai jamais remarqué combien cet endroit est beau”. Vous nous plus. RJ

Harry Potter et les Reliques de la Mort : 1ère Partie

3/5 – Nos héros partent sur la route et deviennent des hors-la-loi.

Rester en 2D au lieu de faire une 3D bâclée ? Bonne décision. Donner à la bien-aimée Hedwige une si petite sortie ? Mauvaise décision. Fouetter un gros morceau d’exposition (l’histoire des Reliques) en une magnifique interlude animée ? Bonne décision. Diviser le livre en deux films ? Euh…

Que ce soit un bien ou un mal, les Reliques de la Mort : 1ère partie n’est pas un film, c’est une gâterie, un temps mort, un échauffement… C’est la bande annonce longue de la 2ème partie – sauf que les bandes annonces bougent généralement plus vite que cela. Heureusement, il y a quelques plaisirs là-dedans. nos héros infiltrant le Ministère de la Magie, par exemple – séquence chargée de danger, tachetée d’humour et assez Orwellienne. Ou la rencontre avec le serpent de Voldemort (ce n’est pas un euphémisme) – un choc qui sort de l’écran, même en petite 2D humble. Ou juste la pure somptuosité de la production. Les films Potter ont toujours su comment jeter de l’argent à l’écran et le faire tenir. Celui-ci le jette sur les décors (le Ministère) mais aussi sur les lieux de tournage, donnant à Harry et compagnie une série de belles toiles de fond rocailleuse sur lesquelles faire leur rumination.

De cela, il y en a beaucoup. La quête des Horcruxes passe à l’arrière-plan tandis que Harry, Ron et Hermione comprennent leurs sentiments pour chacun. Désormais, la question de savoir si les acteurs principaux savent jouer est presque discutable – ce sont les personnages, et nous les aimons. Ce qui est une bonne nouvelle dans un film qui n’a pas de début, pas de fin, mais beaucoup de choses au milieu. ML

LE VERDICT Les Reliques de la Mort 1 est un long avant-goût souvent pesant. Mais il est difficile de trouver des défauts à l’art, étant donné que le réalisateur Yates compense le manque d’histoire avec la richesse de l’humeur.

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LES SEPT MERVEILLES

Total Film fait le décompte les meilleurs moments de la série jusqu’à maintenant.

MOLDUS ATTENTION : ALERTE AUX SPOILERS

7 L’épée dans le lac

Les Reliques de la Mort : 1ère partie (2010)

L’un des avantages les moins cynique de séparer le dernier épisode est le temps qu’il accorde au développement des personnages qui tombait auparavant à l’eau. La désertion coléreuse de Ron donne au trois acteurs principaux de la place de réellement jouer, et son retour triomphant pour sauver Harry d’un sort glacial se transforme en séquence d’action à mi-chemin avec un vrai poids émotionnel. Le mystérieux Patronus biche qui mène Harry au lac établit aussi l’une des récompenses les plus satisfaisantes du dernier acte.

6 Le Choixpeau magique

L’École des Sorciers (2001)

Établissant le lieu iconique de la Grande Salle, la scène du Choixpeau magique est également notre première vue dans le monde de Poudlard et ses maisons. La politique de ces divisions par maison n’est jamais passée à l’écran, mais cette scène établit la division entre Gryffondor et Serpentard, tandis que le moment où le Choixpeau considère de mettre Harry chez Serpentard a des répercussions jusqu’à la fin. C’est l’un des moments page à l’écran les plus réussis du réalisateur Chris Columbus.

5 Le bal

La Coupe de Feu (2005)

Oubliez le Quidditch, tenez vos loups-garous, laissez le retour de Voldemort. C’est le moment que certains fans attendaient de voir à l’écran : Potter arrive à la puberté et ce n’est pas beau à voir. La romance Ron/Hermione chauffe avec la jalousie de lui de son rancard à elle, et tandis que les mômes ne sont pas super dans le drame (Grint au moins joue avec beaucoup de retenue, tandis que Watson a recours à des airs dramatiques), l’air de maladresse parfaitement rangé et la douce terreur descend l’expérience de bal d’école.

4 La bataille du Ministère

L’Ordre du Phénix (2007)

Réconfortant même si les jeunes se groupent contre Voldemort, cette séquence climatique est centrée sur les adultes. Helena Bonham Carter pète un câble en tant que Bellatrix pour la première fois, tandis que Jason Isaacs donne calmement froid dans le dos en tant que Lucius aux nouveaux pouvoirs. Mais comme la plupart le saura, c’est le Sirius de Gary Oldman qui vole la vedette. Sa mort relève les enjeux de la série à venir, tandis que la brève possession de Harry par Voldemort évoque une véritable menace.

3 Le combat contre le Basilic

La Chambre des Secrets (2002)

Probablement la séquence d’action la plus mémorable des deux films de Columbus, le combat d’Harry contre un serpent mythique dans les entrailles de Poudlard est un acte final satisfaisant de son propre droit. Mais ce qui fait qu’elle se démarque est la signification plus grande et plus sombre qu’elle prend plus tard. Harry utilise le crochet du Basilic mort pour détruire un journal intime appartenant à Tom Jedusor (alias le jeune Voldemort), moment qui s’avère être clé dans sa destruction suivante dans le dernier épisode.

2 Les Détraqueurs dans le train

Le Prisonnier d’Azkaban (2004)

L’une des créations les plus inspirées de J.K. Rowling, les Détraqueurs sont des silhouettes qui volent l’âme dont l’approche est ressentie par une chute de température et d’humeur. Quand un groupe de Détraqueurs monte à bord du Poudlard Express et l’un s’avance vers Harry, c’est la première de nombreuses scène du Prisonnier d’Azkaban où on ressent la touche sans filet de sécurité de Alfonso Cuarón. À part les parallèles avec les Nazgûl du Seigneur des Anneaux, ceci établit les Détraqueurs comme menace récurrente dans la série.

1 L’attaque du Pont du Millenium

Le Prince de Sang-Mêlé (2009)

Il y a une qualité éternelle dans la majeure partie de la franchise Potter. La banlieue grise des Dursley pourrait être n’importe quel lieu post années 1970, tandis que le monde ensorcelant est si vigoureusement établi dans son propre droit qu’il y a peu de matière pour l’accrocher à une époque en particulier. Mais le sixième épisode s’ouvre avec une séquence d’action impressionnante qui ancre les évènements, pour la première fois, dans la Grande Bretagne contemporaine.

Un plan fondateur sinistre de nuages d’orage fond dans la ville et dans la Charing Cross Road.

Tandis que des piétons traversent d’un pas affairé le Pont du Millenium, les câbles de suspension cassent net à cause de tunnels de fumée noire – les minions de Voldemort sous forme gazeuse qui donne le frisson. Le pont tremble, se tourne et éclate en débris dans la Tamise sur les cordes insistantes de la musique de Nicholas Hooper. C’est un moment rendu sans défaut par les effets spéciaux dans lequel le monde des sorciers rentre enfin en collision avec la réalité.

Emma Dibdin

* * *

QUELQUE CHOSE DE MÉCHANT S’APPROCHE

Daniel Radcliffe attend avec impatience les Reliques de la Mort : 2ème partie et sa carrière après Potter…

MOLDUS ATTENTION : ALERTE AUX SPOILERS

Nous avons une autre tranche de gâteau avec les Reliques de la Mort : 2ème partie. Ce n’est pas le livre le plus long – pourquoi a-t-il été séparé en deux ?

On n’aurait jamais pu l’adapter en un film. Si tu me trouves une adaptation satisfaisante du septième livre en un film, alors là on aurait pu avoir ce débat ! Tous les livres à partir de la Coupe de Feu étaient gros, mais dans chacun, on pouvait couper de gros bouts sans porter atteinte à l’histoire principale. Dans les Reliques de la Mort, il n’y a pas d’intrigues secondaires. C’est la même histoire tout le long et il est difficile de perdre une page. Si on l’avait fait en un film, on aurait dû reconfigurer toute l’histoire et ce n’aurait pas été une adaptation du livre.

Est-ce que Michael Gambon t’a manqué après la mort de Dumbledore dans le numéro six ?

Oui – ces scènes avec nous deux [dans le Prince de Sang-Mêlé] étaient les scènes les plus marrantes. On les a tournées en deux mois tout au début du film. On travaillait ensemble presque tous les jours et c’était génial. Mais c’était difficile parce qu’il y a tant d’information à faire passer, et ces scènes durent tout le film. On les a condensées en deux scènes, en gros. Mais le Prince de Sang-Mêlé n’a pas été mon épisode préféré…

Pourquoi cela ?

J’ai juste détesté mon jeu. Le film était bon, mais c’est une énorme quantité d’exposition. Je pense que c’est le plus beau de tous les chapitres ; Bruno [Delbonnel], notre directeur de la photo, était juste un génie absolu. Mais le numéro six, en gros, c’est la mise en place du numéro sept. Je pense que les Reliques de la Mort est beaucoup plus émotionnel que l’était le Prince de Sang-Mêlé, mais le Prince de Sang-Mêlé avait un boulot similaire à faire en donnant toutes les informations nécessaires de manière à ce que lorsque tu es jeté dans la folie des Reliques de la Mort, tu peux l’apprécier directement  sans devoir s’arrêter et se faire expliquer des trucs. Je n’étais juste pas content de mon jeu dans le numéro six.

Est-ce que les Reliques de la Mort : 2ème partie donnera plus de place à l’action ?

La 2ème partie va à 100 km/heure dès le départ. On y va simplement la tête la première ; il devrait être très excitant. Les Reliques de la Mort parle de tout ce qui se passe dans la tête de Harry. Il a le déclin de l’Empire Romain qui se passe dans la tête. Ses amitiés partent en vrille ; tout part en vrille. Il devient beaucoup plus distant des gens qui l’entourent. C’était le plus intéressant je pense qu’il ait été en tant que personnage.

Encore un autre rôle enjoué pour toi arrive après, en tant que Arthur Kipps dans The Woman in Black

J’ai effectivement tendance à jouer des personnages tristes. Je ne sais pas pourquoi – je suis assez heureux ! Quand j’avais 11 ans, Chris Columbus a dit qu’il trouvait que j’avais des yeux tristes. Je pense que c’est grandement la raison pour laquelle j’ai tendance à jouer des personnages si tristes et solitaires ! Arthur est affligé, engourdi et épuisé et je pense que c’est une lutte pour lui de sortir du lit le matin. c’était définitivement quelque chose sur quoi je me suis concentré – ce sentiment d’épuisement et d’engourdissement – et c’est très utile parce que ça te donne un physique légèrement différent.

Et tu es dans une comédie musicale sur Broadway, How To Succeed In Business Without Really Trying. Ressens-tu besoin de prendre quelques risques maintenant que Potter est fini ?

Absolument. Je suis très fier de Harry Potter, mais je dois maintenant prendre quelques risques pour prouver aux gens que je suis sérieux. Je ne considère pas The Woman In Black particulièrement comme un risque, mais Equus l’était certainement, et How To Succeed In Business Without Really Trying pourrait être considéré comme un petit risque parce que c’est quelque chose que je n’ai jamais fait avant. Je pense que c’est comme ça qu’on prouve aux gens qu’on est prêt à faire des pas légèrement plus extrêmes que la plupart des acteurs devraient normalement.

Aimes-tu t’occuper ridiculement autant ?

Oui ! C’est le moment de ma vie où j’ai à la fois l’énergie et le désir d’être occupé, alors je bats le fer pendant qu’il est encore chaud. Je m’ennuie beaucoup très rapidement quand je ne fais rien, et je suis très heureux au travail, alors je ne sais pas pourquoi j’arrêterais ! RJa

* * *

Le scénario abrégé

MOLDUS ATTENTION : ALERTE AUX SPOILERS

Fondu en ouverture
Intérieur Poudlard – Année 1
Daniel Radcliffe rencontre ses partenaires

Daniel Radcliffe
Je vais être sorcier ! Vivez indirectement par moi, enfants dont l’imagination est actuellement piétiné !

Rupert Grint
Je suis une poule mouillée insupportable. Je ressemble toujours à de la lave chaude dégoulinante !

Emma Watson
Je suis snob, mais la série a besoin d’une fille, alors habituez-vous à moi !

Un professeur essaie de tuer Daniel

Daniel Radcliffe
Waou, je croyais que Alan Rickman était le méchant ! L’habit ne fait pas le moine, les mômes !

Tout à coup, Daniel est secouru par un sortilège jeté par sa mère décédée.

Intérieur Poudlard – Année 2
Scènes infinies d’enfants qui apprennent, mais ce n’est pas ennuyeux parce que les escaliers bougent.

Emma Watson
L’un des fondateurs de Poudlard a créé un monstre qui mange les enfants.

Daniel Radcliffe
Mais pourquoi donc ont-ils nommé l’une des maisons de l’école d’après un tel abruti ?

Christian Coulson essaie de lâcher le monstre pour tuer Daniel, mais il est secouru par un phénix magique.

Intérieur Poudlard – Année 3

Daniel Radcliffe
Gary Oldman s’est échappé de prison et veut me tuer. (pause) Non attendez, il s’avère que le rat de Rupert veut me tuer. Attendez, quoi ?

Daniel est secouru par Daniel Radcliffe du futur.

Emma Watson
C’est bien que j’ai un “retourneur de temps” pour aller à deux cours en même temps.

Daniel Radcliffe
Quoi ? J’ai failli me faire tuer et TOI, tu as une machine à remonter le temps pour pouvoir cirer deux fois plus de pompes ?

Ils l’utilisent pour sauver un Hippogriffe mais pas les parents morts de Daniel.

Intérieur Poudlard – Année 4
Daniel Radcliffe est forcé à participer à un tournoi de sorciers.

Daniel Radcliffe
Ça craint, je déclare forfait.

Michael Gambon
Pour une raison ou une autre, tu ne peux pas. Comme d’habitude, essaie de ne pas mourir !

Tout le monde aide Daniel le Tricheur et il gagne presque et puis se fait attaquer par Ralph Fiennes.

Ralph Fiennes
Je peux sentir ta peur, Daniel ! Pas de blague sur mon nez !

Tout à coup, Daniel est secouru par les fantômes de ses parents.

Intérieur Poudlard – Année 5
Daniel est attaqué par tous les acteurs britanniques que les Américains connaissent qu’il reste.

Daniel Radcliffe
C’est bon, s’il y a une chose que je connais de ces films, c’est que quelque chose me sauvera.

Gary Oldman sauve Daniel.

Daniel Radcliffe
Vous voyez ?

Gary meurt. Ralph apparaît.

Daniel Radcliffe
Putain de merde !

Michael sauve Daniel.

Daniel Radcliffe
Vous voyez ?

Intérieur Poudlard – Année 6
Emma tombe amoureuse de Rupert qui sort avec Jessie Cave mais ensuite il n’est plus amoureux d’elle mais d’Emma. Daniel n’est plus amoureux de Katie Leung mais de Bonnie Wright qui n’est plus amoureuse de Alfie Enoch mais de Daniel. Ils s’embrassent !

Alan Rickman (tue Michael Gambon)
J’étais le méchant après tout !

Intérieur Pas Poudlard – Année 7Après s’être promenés dans les bois pendant deux heures, Daniel est capturé par Helena Bonham Carter.

Helena Bonham Carter
Je ne suis pas dans un film de Tim Burton !

Tout à coup, Daniel est sauvé par un fœtus en effets spéciaux nommé Dobby. Dobby meurt.

Daniel Radcliffe
D’accord, allons tuer Ralph Fiennes.

Rupert Grint
La prochaine fois. Le film est fini.

Emma Watson
En fait, je pense que tout ce film est juste les scènes supprimées du prochain.

À suivre…

Traduction – 4 décembre 2011