États-Unis, 2011, 118 min, SF

Le dernier épisode de la saga contente les fans avec une atmosphère romantique et sensuelle, mais il satisfait aussi ceux qui n’aiment pas l’extase de l’amour, avec des scène d’horreur gore que Twilight n’a jamais vu auparavant

Marita Toniolo

Les films ont toujours été connus pour prendre d’énormes libertés par rapport aux histoires de leurs livres respectifs ; mais en ce qui concerne les sagas dont les fans sont légions, nous parlons d’objets cultes qui devraient être traités avec le plus grand des respects, à moins que vous soyez préparés à vous faire frapper par leurs acolytes. Révélation, réalisé par Bill Condon (Ni dieux ni démons), s’articule sur le fatal “Je le veux” de Edward et Bella. L’atmosphère de toute la première partie est ampoulée et hyper-romantique, mais un cauchemar grand-guignolesque fait déjà une apparition entre les scènes les plus pittoresques du film, dans une représentation freudienne des peurs non déraisonnables d’un festin de mariage dans lequel la plupart des invités et le marié lui-même sont des vampires.

Le scénario satisfait les besoins de ceux qui pensaient que l’auteure Stephenie Meyer s’était un peu emportée dans la description de la nuit de noces, créant une lune de miel qui est peut-être un peu verbeuse avant d’arriver à l’apogée. Quant au point culminant, il n’offense pas le bon goût, mais offre une série de baisers et de câlins et un peu de préliminaires qui rendent justice à un moment qui a été attendu avec impatience depuis pas moins de quatre films. Le tournant arrive au milieu du film, avec la grossesse inattendue de Bella – pensée auparavant impossible par les deux amants, puisqu’ils appartiennent à différentes espèces. Mais comme dans toute série qui se respecte, le sort attend toujours en embuscade pour changer les projets des gens, et le changement vers l’horreur/le sang arrive à la joie de tous ceux (les petits-amis “traînés” au cinéma) que le ton à l’eau de rose de la première partie rendait malades.

Condon, qui travaille pour la première fois sur le phénomène Twilight, réussit à bien s’intégrer avec une adaptation fidèle, une sensibilité et une attention envers les personnages, dont les éléments les plus intéressants sont les personnages principaux qui grandissent. D’un côté il y a Bella qui arrête de se tordre d’amour et qui finit par prendre sa vie en main, fait face au mariage à 18 ans et décide de garder un bébé qui pourrait être sa mort. D’un autre, nous avons Edward, qui doit choisir entre la vie de sa conjointe et de son fils. Finalement, Jacob, toujours le personnage le plus tourmenté et rebelle de tous (et pour cette raison également le plus intéressant) qui assure le rôle de mâle alpha de la meute. Il n’était pas facile de porter le plus controversé des quatre romans de Meyer sur grand écran (la plus controversé parce que les critiques le considéraient à l’unanimité comme trop long et ennuyant pour sa majeure partie), mais Condon a réussi à le rendre plus stimulant en mettant en avant le thème de la croissance et les changements qui s’ensuivent.

Réalisateur : Bill Condon
Distribution : Kristen Stewart, Robert Pattinson et Taylor Lautner
Intrigue : Les Quileute et les Volturi se rapprochent des futurs parents Edward et Bella, dont l’enfant qui doit naître représente différentes menaces pour la meute de loups et le clan de vampires

LE VERDICT :
Adaptation fidèle du roman. Ultra-romantique, mais avec des pointes d’horreur. C’est fait sur mesure pour les fans

3/5

Traduction – 31 décembre 2011