Pourquoi le 50ème Disney poussera encore et encore…

Raiponce
Film 4/5 Bonus 2/5

Ayant eu un succès mitigé en créant leur propre princesse dans la Princesse et la Grenouille, Disney ranime l’une des princesses les plus traditionnelles dans une version énergique de Raiponce qui ressemble à tout sauf à Grimm. Trouvant un peu de place entre la parodie du style Shrek et la sincérité de la Souris de la maison, les co-réalisateurs Nathan Greno et Byron Howard ont transformé avec surprise la bonne vieille histoire en quelque chose de tendance.

On pourrait vraisemblablement voir un parallèle entre la mentalité isolationniste des États-Unis et la peur de l’inconnu qui contribue à garder Raipponce (Mandy Moore) prisonnière. Ou on pourrait assimiler sa ravisseuse – une vieille bique (Donna Murphy) qui utilise ses cheveux magiques pour rester jeune et belle – aux nombreuses femmes d’un certain âge qui ont eu recours à la chirurgie. Mais encore, c’est l’aura éternel qui distingue le 50ème film d’animation de Disney de la cuvée actuelle de dessins animés oubliables en images de synthèse, le scénariste Dan Fogelman se tenant sagement à l’écart de la sorte de références pop-culturelles qui dateront ces films aussi certainement que les cernes des arbres.

Il est vrai que les chansons de Alan Menken ne sont pas particulièrement mémorables, étant ouvertement tributaires des fioritures linguistiques quand un refrain décent aurait suffi. Mais en général, c’est un film plein d’exubérance appréciable. Avec seulement deux ouvertures alternatives sur le DVD, vous feriez mieux de vous procurer le Blu-ray – plus de chansons, plus de scènes et un making of.

Neil Smith

Bonus

Ouvertures alternatives – Scènes supprimées (BD) – Chansons étendues (BD) – Making of (BD)

Traduction – 13 décembre 2011