“Je veux juste continuer à travailler après la fin de Potter, et je pense que ça se fera. J’espère que les gens savent maintenant que je prends ça au sérieux et que je ne suis pas qu’un simple flemmard intéressé par l’argent !”

Daniel Radcliffe ressemble beaucoup à Mickey Mouse, McDonald’s ou Jésus. non pas, bien sûr, qu’il soit une souris, un repas engraissant ou un saint, mais dans le sens où on peut montrer sa photo à n’importe qui sur le continent et on aura une grande chance d’obtenir la réaction : “Yes ! / Oui ! Ja ! Ndio ! Harry Potter !” Et cela en a été ainsi depuis qu’il est haut comme un frère Jonas.

Radcliffe a grandi à l’écran, ayant été choisi par hasard pour le rôle phare de Harry Potter à l’école des sorciers et tous les films Potter depuis. Un public de milliards de personnes l’ont vu se transformer d’un gamin aux joues rouges en, euh, jeune homme un peu plus grand et aux joues un peu moins rouges durant les huit dernières années.

Bien qu’il ait facilement gagné assez d’argent pour prendre sa retraite à l’âge tendre de 20 ans, Radcliffe a élargi ces dernières années son expérience d’acteur en dehors de Poudlard afin de poser les bases d’une carrière qui continuera à la fin de ses études. Il a joué des rôles sensiblement anti-Potter dans le téléfilm Mon fils Jack (biopic de l’écrivain Rudyard Kipling) et en orphelin adolescent qui rentre d’un pas chancelant dans l’âge adulte dans December Boys. Mais c’était un rôle hors écran qui a poussé les critiques à la prendre au sérieux en tant qu’acteur, plutôt qu’un garçon heureux de correspondre à la description du personnage littéraire le plus populaire du siècle dernier.

Dans le rôle de Alan Strang dans un reprise du sombre psychodrame de Peter Shaffer, Equus, il se dévoile au public et aux critiques, dans tous les sens. Il jouait un jeune homme qui a une obsession d’une violence troublante pour les chevaux, obsession qui le pousse à crever les yeux de six de ces créatures et à se retrouver en hôpital psychiatrique. C’était un rôle qui demandait une rupture émotionnelle, faire tête au demi-dieu théâtral Richard Griffiths et une bonne dose de trémoussage sur scène nu en brandissant un crochet de fer. Cela lui a donné des critiques dithyrambiques dans le West End et Broadway.

Avec le sixième film, Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, qui sort ce mois-ci et le dernier film – ou films, puisque le butoir les Reliques de la Mort est découpé en deux – en plain tournage, Empire a envoyé Olly Richards parler à Radcliffe dans un hôtel de Londres sur ses années passées à jouer le petit sorcier et ce qui va se passer une fois la magie finie.

“C’était la troisième fois que je rencontrais Daniel Radcliffe et il n’a pas vraiment changé depuis notre première interview, il y a pratiquement cinq ans, dit Richards. Bien qu’il ait grandi de quelques centimètres et qu’il ait plus de poils au menton, il a toujours cette même attitude affable et relaxée Ça aurait pu être n’importe qui envers le fait que c’est l’un des visages les plus célèbres de la planète. Il est clairement conscient du phénomène qui l’entoure, mais il le traite comme du boulot, comme quelque chose qui est fini. Il n’y a pas de sentiment de suffisance ou de droit qu’on a souvent d’acteurs qui sont devenus célèbres très jeunes. Il ne pense pas être spécial. Ce qu’il a, cependant, c’est beaucoup d’énergie. On peut commencer une question sur un sujet et sa réponse finira sur quelque chose de complètement différent. C’est quand il est distrait par des choses comme la déco tape-à-l’œil de la chambre d’hôtel qu’on se rend compte que, bien qu’il soit l’un des hommes les plus riches du pays, c’est toujours quelqu’un de son âge : un petit bonhomme à calmer”.

L’interview comprend des spoilers pour les trois pèlerins qui n’auraient pas lu les livres.

* * *

EMPIRE : Si la Coupe de Feu était le film de début de puberté et l’Ordre du Phénix était le film de  découverte des filles, alors où se trouve le Prince de Sang Mêlé d’après toi ?

RADCLIFFE : Eh bien, (le producteur) David (Heyman) a dit que c’est celui sex, drugs and rock’n’roll. Il n’y a évidemment pas de sexe dans le livre ; tout est dans les messages sous-jacents. Il y a une bonne dose d’énergie sexuelle dans le livre et il y a certains parallèles avec la drogue. On a quelques “moment Trainspotting à nous” comme les appelle David… Ce sont deux films dont je n’aurais jamais pensé mentionner dans le même souffle ! Mais il y a un moment, qui sait s’il restera dans le film, où on discute de la potion Felix Felicis, qui vous confère une chance parfaite, et je dis à Dumbledore : “Avez-vous déjà pris de la Felix Felicis ?” et il dit : “Seulement socialement”. Alors il est un peu plus espiègle et reconnaît le fait que ces mômes sont des adolescents. Je pense que pour être quelque peu compétitif, on doit faire quelque chose pour les adultes.

EMPIRE : Alors penses-tu que les films deviennent plus matures avec le public ?

RADCLIFFE : En fait, il y a plus de comédie et de romance dedans, un peu de trucs de films de lycée. Il n’y a que des amourettes et qui s’est entiché de qui. En fait, ça sonne un peu cucul, mais ce n’est pas le cas.

EMPIRE : Le livre contient ce qui semble être le moment le plus émotionnel de toute la sage : la mort de Dumbledore. Était-ce la chose la plus difficile à tourner ?

RADCLIFFE : J’ai toujours vu la mort de Sirius comme plus grande. Je suppose que la plupart des gens penseront que la mort de Dumbledore est plus grande, mais j’ai toujours cru que la perte de Sirius avait plus de signification pour Harry. Aussi, le problème était que les quatrième, cinquième et sixième films finissent tous avec la mort d’un personnage assez majeur, alors ça fait partie de mon boulot de m’assurer qu’elles sont différentes. Alors là où la mort de Sirius, c’était beaucoup de pleurs et de cris, je voulais que celle-ci soit juste un choc engourdi, quelque chose qu’on ne peut saisir. Je veux dire un calme, mais c’est un mot trop péteux. Je ne voulais pas que ce soit répétitif et que la dernière scène de chaque fil soit juste un plan de moi qui crie – c’est désagréable pour tout le monde. Bien sûr, ça sera sympa dans le dernier film quand ce sera au tour de tous les autres de pleurer quand moi, je mourrai. En tant qu’acteur, la fin des livres ne pourrait être plus parfaite. Je vais avoir une grande scène de mort – et puis apparaître encore plus longtemps à l’écran ! C’est la gloire.

EMPIRE : Quels sont tes sentiments face à la fin imminente de la saga ?

RADCLIFFE : Ce sont des émotions mitigées. Ce sera très, très bizarre de ne pas revenir à Potter. C’est une sorte de filet de sécurité vers quoi revenir quand on part faire un Equus ou un My Boy Jack. Savoir qu’il n’est pas là sera triste. L’aspect le plus triste sera de laisser le personnage derrière et ne pas voir les amis que je me suis faits quotidiennement. Ça m’a seulement frappé quand on a fini le sixième. Je me suis tellement focalisé sur le sixième et puis tout à coup, j’ai pensé : “Oh mon Dieu, il n’en reste qu’un, qu’est-ce que je vais faire ?” Je veux juste continuer à travailler après, et je pense que ce sera le cas. Heureusement, je commence à créer assez de… J’espère que les gens savent maintenant que je prends ça au sérieux et que je ne suis pas qu’un glandeur attiré par l’argent ! Ça va être très difficile de tout abandonner, surtout à cause des gens. Tout le monde assume toujours que mes meilleurs amis se trouvent chez les acteurs, mais même si je m’entends vraiment bien avec eux, en particulier Matthew Lewis (Neville) et Tom Felton (Drago Malefoy), mes meilleurs amis sont dans l’équipe technique.

EMPIRE : Will, ton coiffeur, n’est-il pas ton meilleur ami ?

RADCLIFFE : Oui, bonne mémoire. On est mariés depuis huit ans maintenant et il y a des jours où on est proches du divorce. Mais c’est mon meilleur ami et je l’aime. C’est pourquoi ce boulot est si incroyable – je vais au boulot pour traîner avec mon meilleur ami. C’est un excellent boulot. Peu importe ce que les gens disent combien il est difficile et toute la douleur émotionnelle par laquelle tu passes. Ouais, okay, fais tout ça, mais, au bout du compte, si tu n’aimais pas faire ça, alors tu ne le ferais pas. C’est très rare que quelqu’un ne soit que bon à jouer la comédie, je pense. La plupart des acteurs ont probablement quelque chose d’autre à quoi ils sont bien meilleurs. Comme Michael Gambon. Il restaure des armes.

EMPIRE : Vraiment ?

RADCLIFFE : Pardon, il va me tuer pour avoir dit ça. Il restaure des pistolets – il y a une différence, apparemment. Il restaure des pistolets du XVIIème et XVIIIème siècles. Il a été ingénieur et construisait des armes. Alors, tout le monde a ces autres choses qu’ils aiment et excellent à. Si tu n’aimais pas jouer la comédie, tu ne le ferais pas, tu trouverais un autre moyen d’être créatif. Je pense que les gens qui font tout le truc de la Méthode et s’infligent toutes sortes de douleur, c’est génial, et s’ils obtiennent une interprétation géniale de ça, alors c’est fantastique. Mais je n’aime pas quand ils deviennent tout moralisateurs à ce propos et disent que tout le monde doit le faire. Ce n’est pas le cas. Attends, je suis parti dans une digression ici – en gros, j’adore Potter et ça va me manquer, mais je veux continuer à travailler aussi souvent que possible. J’aimerais continuer à travailler avec Will, mais au bout du compte, on a deux boulots différents et il a deux mômes, alors, ça ne va sûrement pas arriver. L’autre chose qui sera bizarre, c’est ne pas avoir cette zone de confort. Je peux partir faire Equus ou My Boy Jak, mais j’ai toujours su que je pouvais revenir en terrain familier.

EMPIRE : Est-ce qu’il y a une personne que tu choisirais comme la personne la plus importante que tu aies rencontrée grâce aux films ?

RADCLIFFE : Gary Oldman. Définitivement Gary Oldman, il est génial. D’autres seraient Imelda Staunton et David Yates. Ils ont tous été une grande inspiration pour moi. Mais je dois choisir Gary à cause de sa concentration et son désir et tout simplement la facilité avec laquelle il joue. Il peut simplement le faire. Je pense que ça l’ennuie un peu la facilité avec laquelle ça lui vient. Je pense que lui et Daniel Day-Lewis sont les meilleurs acteurs de leur génération.

EMPIRE : Ces dernières années, toi, Rupert Grint et Emma Watson, vous avez tous essayé des choses différents : Emma a fait l’École de tous les talents, Rupert a fait Plein gaz et Leçons de conduite et tu as été sur scène avec Equus et à la télé avec My Boy Jack. Combien d’importance penses-tu que cela a pour les films ?

RADCLIFFE : Je pense que ça a vraiment aidé. C’est un chose de confiance, et avoir la paix intérieure qu’on peut faire quelque chose d’autre et que ce soit bien reçu. Ça veut juste dire que les gens commencent à nous voir comme acteurs, pas juste ces personnages. Je pense que si on n’avait rien fit d’autre que Potter, on s’en aurait voulu. On ne veut pas être un de ces acteurs qui restent coincés dans un personnage durant toute leur carrière, ce qui serait entièrement possible. Je pense qu’on veut tous faire une vraie tentative d’acteur et on veut travailler pour ça – je sais que moi oui. Si on avait attendu la fin de Potter pour faire d’autres choses, je pense que les gens auraient eu plus de mal.

EMPIRE : Equus a été très important à cet égard. Combien cette décision de faire quelque chose de si différent a été calculée ? Essayais-tu délibérément de faire quelque chose de risqué pour que les gens te voient en adulte ?

RADCLIFFE : En ait, je n’avais pas du tout l’impression que c’était un risque. Comme je ne le lis pas les journaux, je n’ai vu le scandale que six mois plus tard. J’ai vu ce glorieux gros titre dans le Mirror : “Crash ! Quel est ce son ? C’est une carrière en point mort”. C’était un de leurs titres généreux d’esprit. C’était une de ces choses qui… Tu sais quand la Vie de Brian est sorti et qu’il était énormément controversé ? J’ai vu Terry Jones en parler à la télé et il disait que ce n’était controversé que pour les gens qui ne l’avaient pas vu. c’est pareil pour Equus. Avec Equus, Ken Brannagh a toujours été très bon envers moi depuis le deuxième Harry Potter. Il m’a toujours demandé si je cherchais d’autres choses. C’est lui qui m’a suggéré en premier de faire Equus. Il m’a fait rencontrer l’auteur Peter Shaffer et le producteur David Pugh et on a fait deux jours de répétition dans un petit endroit délabré pour voir si Peter allait nous donner les droits. Et il l’a fait. Puis, c’était environ deux ans plus tard que j’ai effectivement commencement les répétitions. Je n’ai jamais eu l’impression que c’était un risque. Ça a toujours été une bonne pièce de théâtre, pas une pensée de “Oh, je dois faire quelque chose de différent et de choquant”. De bons rôles pour les ados de 17 ans sur scène sont rares – particulièrement ceux aussi bons. Évidemment, c’est très différent de Harry et je voulais vraiment faire quelque chose qui aurait pousser les gens à me voir différemment, mais je ne cherchais pas à faire quelque chose de choquant. Naïvement, je ne m’attendais pas que les gens soient outrés par ça.

EMPIRE : Vraiment ? Même avec la nudité, sur quoi la plupart des journaux ont fait des remarques et qui apparaissait dans toutes les publicités ?

RADCLIFFE : Mais comme je l’ai lu, ce n’était pas choquant. La chose qui m’a choqué, c’était qu’il aveugle six chevaux. Personne n’a jamais mentionné ça en parlant de la pièce. Ce n’était que “Il est nu sur scène, c’est terrible”, “Il fume sur scène, comme c’est horrible”. La SPA n’a jamais appelé en disant que j’étais un mauvais exemple pour les garçons d’étable ! Les doubles standards étaient obscènes. Je n’ai certainement pas imaginé commençant de cette manière. Mais tu sais quoi ? Je suis vraiment content. Ce sont juste des idiots, ceux-là. Les choses dans le Daily Mail où ils prétendent que quelqu’un a écrit – peut-être que c’est vrai, je ne peux prouver le contraire – mais ils disent : “Je suis une mère soucieuse…” Eh bien, laissez votre nom alors. Ils sont toujours anonymes, ces gens, ce que je trouve quelque peu suspect, toutes ces mères qui ne veulent pas révéler leur nom. C’est une chambre bizarre, non ?

EMPIRE : Oui, on dirait une branche de Laura Ashley au Moyen-Âge.

RADCLIFFE : Oui ! Mais c’est quoi tous ces tableaux bizarres de fruits et ces bibelots africains ? On dirait de l’ergothérapie. Je déteste quand les gens ont des statues ethniques et d’autres trucs chez eux. C’est si prétentieux. Oui, d’accord, tu as voyagé et tu es multiculturel. C’est quoi cette obsession que certaines personnes les plus riches du pays ont de vouloir montrer un lien avec les zones les plus pauvres du monde ?

EMPIRE : Je ne suis pas sûre… Alors, as-tu été surpris d’obtenir de bonnes critiques pour Equus ?

RADCLIFFE : J’étais stupéfait. Je ne lis pas les critiques, alors je suis certain qu’il y en a eu des négatives et cruelles. Mais c’était surprenant de savoir qu’il y en avait des bonnes. Les mauvaises, pour Equus et les films, je sais qu’il y en aura. Les gens doivent faire leur boulot. Empire, à ma connaissance, a toujours été très gentil envers moi depuis toutes ces années. Mais c’est facile d’attaquer les films parce qu’ils ont tant de succès et qu’ils se passent dans ce monde magiques et sont dirigés vers un public jeune. Je pense que lorsqu’un critique sait qu’il ne peut affecter le succès de quelque chose, c’est plus tentant et marrant de s’en pendre à ça. Ce n’est pas comme si on éreinte un petit film indépendant que vous allez condamner à l’échec. Tout le monde va le voir de toute manière, alors peut-être que cela les ennuie un peu. Mais je pense que le théâtre a tendance à légitimer les gens. Les gens étaient généralement sympa à propos du cinquième Potter, ce que je trouve une avancée, mais le théâtre vous rend légitime. Les acteurs me traitent effectivement de manière différente maintenant.

EMPIRE : Sur les films ?

RADCLIFFE : Pas nécessairement sur les films, mais quand je suis à une avant-première, les gens qui ne m’aurait pas adressé la parole il y a quelques années viennent maintenant. Beaucoup d’acteurs de films font cette chose très ennuyante et arrogante : ils montent sur scène et s’attendent à être capables de le faire mais il n’y arrivent pas. C’est une discipline totalement différente et certains n’apprécient pas cela. Mes parents sont tous les deux acteurs, alors ils m’ont toujours dit que je devais y travailler proprement. Je pense que certains critiques ont noté que j’avais effectivement fait un effort et que je m’étais réellement entraîné 18 mois pour me préparer à monter sur scène et m’assurer qu’on pouvait m’entendre au fond de la salle sans hurler. Ce qui m’a fait beaucoup de plaisir avec Equus, c’est que 10% du public étaient des fans de Potter et puis le reste était des gens qui venaient voir la pièce, pas moi.

EMPIRE : Tu ne sembles pas t’intéresser à tout l’aspect célébrité de Potter, même si tu es l’un des visages les plus reconnaissables au monde.

RADCLIFFE : Mais si tu en ris simplement alors c’est marrant. Certains de mes amis sont ennuyés par les gens qui m’abordent, mais il n’y a pas de problème et c’est parfaitement normal. On s’habitue simplement à la célébrité. Honnêtement, si c’était ce qui m’intéressait alors la célébrité pourrait me donner plus de soucis, parce que parfois ça a des conséquences négatives. Mais la partie que j’aime, c’est faire des films et rencontrer des gens fantastiques et faire parte de l’atmosphère, alors la célébrité, c’est juste… Alors, la chose dont tu dois te rappeler, c’est que cela prend dix mois de l’année pour faire un film Potter. Alors c’est dix mois où je suis en studio à Leavesden, près de Wotford, passant des heures à faire un film et puis je rentre chez moi. Alors je n’ai pas le temps de sortir et d’être vu quelque part parce que je travaille puis je rentre à la maison.

EMPIRE : Mais es-tu embêté quand tu as la chance de sortir ?

RADCLIFFE : Quelqu’un m’a demandé l’autre jour comme je réussis à ne pas être reconnu. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas comment les gens sont reconnus et terminent dans le magazine heat aussi souvent. Ils doivent les appeler pour leur dire, sinon je ne vois pas. J’ai eu si peu de problèmes avec les paparazzis. J’ai eu probablement quatre incidents tout ce temps. Une fois, j’étais sur la King’s Road et quelqu’un a sauté d’une voiture et a commencé à prendre des photos de moi ; une fois, j’étais avec un pote sur Fulham Road et il y avait un gars dans une voiture ; puis il y a eu quelques fois où j’ai été suivi à des répétitions de Equus et ce film. Sinon, rien. S’ils ne savent pas où tu es alors ils n’y sont pas… Tu sais quoi ? J’ai ce nouveau téléphone, que je déteste. Sur mon vieux téléphone, personne ne pouvait me laisser de message parce que le répondeur était toujours plein. J’ai eu le même numéro si longtemps et tôt je l’ai donné aux gens et il s’est étendu, comme une sorte de carte heuristique. alors c’était plein de tordus – juste des gens qui criaient. Aussi, beaucoup de faux numéros. Quelque chose qui semble arriver, c’est que des gens hilarants mettaient mon numéro dans le téléphone de quelqu’un sous un faux nom et j’avais après des messages qui disaient “Salut John, je suis à une fête” ou n’importe.

EMPIRE : Qu’est-ce que tu fais quand tu as du temps libre ? Vas-tu au cinéma ?

RADCLIFFE : Oui. J’essaie toujours d’y aller soit très tôt ou après que tout le monde soit parti et qu’il fait noir. Si j’y vais tôt et que j’enfonce bien ma casquette sur la tête, ce n’est pas vraiment un problème. La seule fois où j’ai été assez ennuyé, c’était quand je suis allé voir un film et Johnny Vaughn était passé cinq minutes avant moi. Le gars qui vendaient les tickets s’est alors sur-excité, ou il faisait le crétin, je ne sais pas, et il disait à tout le monde “Johnny Vaughn est en salle dix ! Johnny Vaugh est en salle dis !” Je pensais juste “Si tu me reconnais, ça va vraiment mal aller”. Une autre fois, je suis allé dans ce cinéma sur Fulham Broadway et je suis resté immobile debout quelques minutes. Puis un garçon m’a remarqué et a crié “Oh, c’est Harry Potter !” Et puis environ 20 ou 30 personnes se sont rassemblées autour de moi. Heureusement, j’allais voir Hôtel Rwanda et ils allaient voir Rush Hour 3. Mais je ne suis pas ennuyé par les gens qui viennent m’aborder. C’est sympa. C’est en fait assez rafraîchissant de vivre à Londres et d’avoir un contact avec des étrangers.

EMPIRE : Ça fait maintenant neuf, pratiquement dix ans que tu es impliqué dans Potter. Te rappelles-tu beaucoup de choses des premiers jours ?

RADCLIFFE : Je me souviens de mon premier jour. J’ai une assez bonne mémoire, alors je peux me souvenir de la majeure partie de ce qui s’est passé… Sais-tu quand les films Harry Potter sont situés, en théorie, dans le monde Moldu ? J’ai un arbre généalogique de Jo Rowling qui dit quand tout le monde est né. Harry Potter et Drago Malefoy sont nés tous les deux en 1980, alors tout se passe au début des années 1990. Maintenant, on serait vers le milieu du débâcle Oasis/Blur !

EMPIRE : Alors est-ce que ça veut dire que tu vas revenir aux cheveux hirsutes du cinquième film ?

RADCLIFFE : Je ne referai plus jamais ça. J’ai détesté ça. Cette coupe de cheveux de la Coupe de Feu est en quelque sorte venue par accident. On nous a tous dit de ne pas nous couper les cheveux durant l’été et puis Mike Newell est arrivé et a dit “Oh, c’est bien”. Est-ce que les cheveux de Rupert étaient longs à l’époque ?

EMPIRE : Très longs.

RADCLIFFE : Oui, on avait tous les deux de très longs cheveux. Mais Mike Newell a juste dit : “Oh oui, c’est magnifique”. Alors on a gardé ça. Horrible.

EMPIRE : Alors quels sont tes tous premiers souvenirs de Potter ? Savais-tu combien c’était énorme ?

RADLCIFFE : Eh bien, j’ai commencé à signer des autographes sur le tournage – clairement, c’était des gens intelligents qui savaient qu’elles vaudraient de l’or si les films décollent ! Alors je signais Daniel Radcliffe, et je me souviens que David Heyman m’a dit “Tu vas peut-être préférer raccourcir ça en DJR”, c’est mes initiales. Je maintenais que je signerais toujours mon nom complet. Avec le recul, je souhaite avoir suivi son conseil. Ça prend trois plombes de signer tout mon nom encore et encore. Mais, de toute manière, je pense qu’on a commencé à Goathland, qui est au milieu de nulle part et où ils tournent Heartbeat ou quelque chose comme ça. Alors on était là-bas et moi, Rupert et Emma, on était dans un van à prétendre être des présentateurs radio à faire cette petite émission de comédie pour nous tenir amusés. sinon, je me souviens de Richard Harris qui s’est pointé une fois n’ayant rien pigé du tout de la scène et il était convaincu qu’on lui avait dit d’en apprendre une autre. Je me souviens d’être ce petit môme, mais en monde diplomatique, allant vers lui en disant “Richard, voudriez-vous répéter mes répliques avec moi ?” de manière à ce qu’il les apprenne. Mais il était excellent, Richard. Les premiers films étaient vraiment marrants. Chris columbus était si bon à nous garder enjoués et dynamiques. As-tu déjà rencontré Chris ?

EMPIRE : Non.

RADCLIFFE : Son meilleur talent, c’est qu’il a l’énergie la plus communicative au monde. On a vraiment besoin de ça quand on dirige des mômes. Je ne m’ennuyais pas, mais les 360 figurants si, et il a réussi à les préparer pour la scène. On lui doit beaucoup sur ces deux premiers films. Je ne pense véritablement pas que quelqu’un d’autre aurait fait un meilleur boulot pour commencer la saga. Si on était passé directement à Alfonson Cuarón, les gens auraient piqué une crise et je ne pense pas que les gosses auraient aimé. Aussi, je ne pense pas que les deux premiers livres auraient convenu à la réalisation de quelqu’un comme Alfonso ou Mike Newell ou David (Yates). Ce qui a été génial, c’est qu’on a réussi à faire convenir le réalisateur ou film. David est très versatile, ce qui est pourquoi on est très chanceux de l’avoir jusqu’à la fin. J’adore David. J’adore travailler avec lui, j’adore être dirigé par lui, et je l’adore comme personne. Ça va être intéressant de travailler sur le septième, parce que c’est celui que je veux vraiment qu’on réussisse.

EMPIRE : Que ressens-tu par rapport au fait que Potter sera sensiblement la plus grosse chose que tu ne feras jamais et tu viendras à peine de rentrer dans la vingtaine au moment où ce sera fini ?

RADCLIFFE : Je suis sûr que ce sera le cas. Je suis certain que je ne serai jamais à nouveau dans un film qui marche mieux que Bond.

EMPIRE : Alors tu prends le chemin opposé à la plupart des acteurs. Tu commences avec l’énorme blockbuster qui t’apporte célébrité et richesse et puis tu te forges une carrière dans des films plus petits…

RADCLIFFE : Mais je ne veux pas faire des trucs qui seront nécessairement gros ; je veux juste faire des trucs qui seront bons. Peu importe si… d’une manière, je pense que peut-être certains acteurs ont une fixation à être dans des blockbusters. Mais, ayant fait ça, c’est sympa de penser que je peux maintenant être un peu sélectif. Divers journaux ont deviné le nombre de dizaines de mes salaires durant toutes ces années, mais la vraie grande fortune que j’ai rencontrée, c’est que l’argent me donne de la place pour bouger. Je n’ai pas à faire quelque chose à moins que ce soit bon, e qui est un privilège étonnant pour un acteur et un que j’espère capitaliser.

EMPIRE : Sais-tu combien tu vaux ?

RADCLIFFE : En fait, non. Je ne suis pas… Je… Je suis très reconnaissant, mais je ne veux pas trop m’impliquer dedans. Je ne suis pas une personne particulièrement attirée par l’argent – parce que je l’ai, probablement. Mais je ne fais pas de grosses dépenses et de trucs comme ça. Je veux juste acheter une belle voiture.

EMPIRE : N’est-ce pas la première chose qu’on fait avec la première grosse paie ?

RADCLIFFE : En fait, je ne sais pas conduire. Je n’ai jamais pris de cours. Je veux une Golf GTI. Je pense que ce sont de bonnes voitures. Tu conduis ? T’as quel âge ?

EMPIRE : J’ai 29 ans et je n’ai pas pris de cours non plus.

RADCLIFFE : Oh, d’accord, ça me rassure. Je croyais que j’étais la seule personne de plus de 17 ans qui ne savait pas conduire. Mais si j fais ce film de Dan Eldon The Journey i the Destnation, à propos d’un photo-journaliste qui a été tué en Somalie), il faudra que j’apprenne. Il y a beaucoup d’action en jeep dedans, alors je ne peux pas vraiment ne pas conduire.

EMPIRE : Cela vaut aussi en zone profonde.

RADCLIFFE : Oui, il y a beaucoup de conduite sur terrain cahoteux en Afrique. À un moment, on devait tourner au Kenya, mais la guerre civile a éclaté, alors je ne sais pas ce qui va arriver. Je ne veux pas faire ce truc horrible à la Chute du Faucon noir de filmer dans une partie de l’Afrique et puis caster des acteurs d’une zone complètement différente et dire Oh, ils se ressemblent tous, personne ne remarquera la différence. C’est cette forme de racisme très subtil qui semble arriver parfois et c’est horrible. Alors, j’espère qu’on pourra avoir des figurants qui soient somaliens, plutôt que d’Afrique du Sud ou du Zimbabwe, par exemple.

EMPIRE : Revenons à la fin de Potter, quels ont été tes sentiments quand tu as appris que le dernier livre sera séparé en deux films ?

RADCLIFFE : Fou de joie. Absolument ravi. On le tourne toujours comme un seul film, alors ça ne fait aucune différence pour moi sur ce plan. C’est 12 mois de tournage, mais si tu en as fait 11, tu peux aussi bien en faire 12. Il y a eu beaucoup de discussion à propos d’en faire un ou deux. On n’aurait pas pu en faire un seul, on aurait eu trop de choses à couper. Dans tous les autres, on a dû couper des trucs, mais dans le septième film, il n’y a pas d’intrigue secondaire, ce n’est que l’histoire principale. Alors qu’aurions-nous pu couper ? On aurait dû perdre de grands moment et personne ne veut ça. Aussi, on a en quelque sorte cafouillé un peu. On n’a pas eu Dobby dans les films depuis, je pense, le deuxième. Alors, on doit maintenant ré-établir un personnage et puis que ça veuille dire quelque chose quand il meurt. Alors on a besoin de temps pour faire ça. Peut-être que je devrais avoir une réplique quand il apparaît : “Dobby ! On ne t’a pas vu depuis 2003 !”

EMPIRE : As-tu réfléchi à ce que tu aimerais faire sur le long terme, sur le plan d’être acteur ?

RADCLIFFE : Je veux définitivement remonter sur scène et refaire quelque chose de différent, parce qu’à ce moment, il y aura plus de rôles, quand j’aurai 21, 22 ans. La grande chance qui me soit arrivé jusqu’à maintenant, c’est que j’ai toujours l’âge des gens que je joue. J’avais 17 ans quand j’ai joué Alan (Strang, dans Equus). J’avais le même âge que Jack Kipling, quasiment jour pour jour. Avec un peu de chance, quand je jouerai Dan Eldon, je serai proche de son âge (il a été tué à 22 ans) – avec un peu de chance. La personne que je déteste vraiment, parce que c’est vraiment un bon acteur et il a volé le rôle même que j’aurais voulu jouer, mais j’étais trop jeune pour ça et il aurait fallu attendre mes 25 s, c’est Ben Whishaw. Il a joué John Keats (dans Bright Star de Jane Campion, sortie fin 2009), que j’aurais adoré jouer. Je suis obsédé par la poésie et par Keats depuis des années. Mais je pense vraiment qu’il n’y a personne de mieux que Ben Whishaw pour le jouer, parce qu’il est magnifique. Encore, il y a toujours Shelley. Matthew Rhys a fait Dylan Thoms. Quelques personnes ont joué Byron. Wordsworth et Coleridge : pas si intéressé. Ils ont vieilli, on tourné à droite et ont écrit des choses comme un sonnet sur la défense de la peine de mort. J’aime les romantiques de deuxième génération – ils ressemblent à des rock stars. Ils sont morts jeunes et cools.

EMPIRE : Tu feras un joli Pam Ayres.

RADCLIFFE : Oui, Pam Ayres. C’es un que je choisirais.

EMPIRE : Est-ce qu’il y a eu un moment durant les films où tu as pensé que tu ne pourrais pas finir la saga ?

RADCLIFFE : Probablement après le troisième où il y a e un moment où on a tous pensé “Peut-être, put-être pas”. Mais ensuite tu te rends compte qu’il n’y a pas de bons rôles pour des gamins de 15 ans dans les films – c’est très rare. Alors j’aurais été très stupide d’abandonner ça. Ça te donne une énorme quantité d’opportunité dans d’autres projets plus tard, mais tu dois être patient. Et Dieu merci je suis resté. Ça aurait été stupide, en fait, de ne pas continuer. On l’a pris deux films à la fois. On a signé pour les deux premiers, puis on les prenait un par un. On a signé pour chacun, excepté le dernier, qui comptait comme un seul. Alors je pense qu’après le troisième, ça a été la seule fois où on y a pensé. Après le quatrième, on a simplement pensé que si on est là, on doit continuer.

EMPIRE : À qui doit-on le fait qu’aucun des gamins Potter n’a mal tourné ?

RADCLIFFE : C’est en partie parce que les films semblent être une famille et en partie qu’on a tous des parents géniaux. C’est aussi parce que Leavesden est un environnement sain où on passe la majeure partie de notre temps. L’autre chose, c’est qu’on n’est pas américains. Si tu grandis comme un enfant star aux États-Unis, c’est trèèèès différent. Là-bas, tu es une star d’abord et un enfant après, alors qu’en Angleterre, c’est le contraire. Si tu prends la grosse tête en Angleterre, alors quelqu’un viendra te parler. Ce n’est pas le cas aux États-Unis – ou c’est l’impression que j’ai eu à parler aux gens qui travaillent sur ces choses.Je pense que c’est la principale différence. Si on te dit combien tu es important dès un jeune âge alors tu deviens arrogant et grossier. Aussi, on a Vanessa (Davies, agent de terrain sur tous les films Harry Potter) qui s’occupe de nous. Elle est géniale et elle arrive à me faire comprendre des choses comme ça tout seul et de continuer avec. Je ne veux pas que les gens écrivent ces choses – et je suis sûr que tu ne le voudrais pas – qui commentent sur “Daniel Radcliffe avec son agent dans la pièce”. J’apprécie assez les interviews. J’aime faire des choses comme ça où on peut s’asseoir et causer un peu et s’asseoir dans une chambre pleine de pot-pourri et de tableaux qui semblent avoir été peints par des gens qui viennent de se remettre d’une dépression.

EMPIRE : Te méfies-tu de la presse maintenant ?

RADCLIFFE : Oh, je ne baisse jamais ma garde. Tu apprends à remarquer les mots déclencheurs qui indiquent que quelqu’un va quelque part avec quelque chose et c’est quelque part que tu n’aimeras pas. Des choses comme… En gros, ça vient d’essayer de remuer la merde sur les autres acteurs. Alors les gens diront “Comment vous entendez-vous ?” plutôt que “Vous, Rupert et Emma, vous semblez tous bien vous entendre, alors quelle est la relation ?” Il y avait une journaliste télé américaine bien connue qui est venue faire des interviews et ce qu’elle faisait, parce qu’elle cherchait évidemment des fissures dans les relations, c’était poser une question, à laquelle on répond, et puis poser la même question un peu plus tard. Tu penses simplement “Je n’aime pas ça. Tu fouilles de trop”. Mais encore, c’est leur boulot. Alors si c’est ce que leur producteur leur a demandé d’obtenir alors c’est ce qu’ils vont faire. Heureusement, il n’y a pas beaucoup de fissures dans le groupe et on s’entend tous bien. Emma et moi, on s’est disputés, ce que tu ferais avec n’importe qui avec qui tu passes tellement de temps. La seule raison pour laquelle Rupert et moi, on ne s’est jamais disputés, c’est parce que c’est probablement la personne la plus cool que je connaisse. On pourrait probablement lui mettre le feu et il s’en ficherait. On est heureux de s’entendre aussi bien depuis ces nombreuses années. Ça sera très triste quand ce sera la fin.

Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé sort le 17 juillet et sera chroniqué dans le prochain numéro.

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Le top cinq des moments Harry Potter

Sélectionnés par Helen O’Hara

5 – Le match de Quidditch (l’École des Sorciers, 2001)

Les premiers indices que le binoclard à quat’zyeux Harry Potter pourrait passer de zéro à héros se trouvent tous ici dans sa première fois au Quidditch. Esquivant des Souaffles et exhibant des talents de vol à rivaliser avec Maverick dans Top Gun, Radcliffe ne nous laisse aucun doute que le sorcier est un génie du vol sur balai.

4 – Spero Patronum (le Prisonnier d’Azkaban, 2004)

Après avoir essayé de maîtriser le Sortilège du Patronus qui lutte contre les détraqueurs, Harry y arrive finalement quand les enjeux sont les plus élevés. Ce n’est pas une surprise pour le petit sorcier : ce qui est différent dans e moment, c’est que le Patronus qu’il produit vient sous la forme d’un cerf – lien avec ses parents qui lui manquent tellement.

3 – La mort de Cedric (la Coupe de Feu, 2005)

Voici le moment qui prouvait ce pour quoi Harry confrontait Voldemort : un jeune sorcier prometteur et ami abattu à la commande désinvolte de Voldemort de “Tue l’autre”. Peu importe la lutte pour rester vivant qui suit – c’est la mort de Cédric et la responsabilité qu’il ressent pour cela qui hante Harry plus tard.

2 – Occlumancie avec Rogue (l’Ordre du Phénix, 2007)

Les livres et films Potr peuvent ête simplistes, mais alors que Harry grandit, un sentiment bienvenu de complexité est introduit. Et s’il y a un seul moment où Harry affronte l’âge adulte de front, c’est durant sa leçon de défense de l’esprit avec Rogue où une pensée égarée de Rogue révèle que le père adoré d’Harry – et son parrain – étaient de petites brutes à l’école.

1 – Pessession (l’Ordre du Phénix, 2007)

Phénix est plein à craquer de grands moments de personnage, mais le plus important vient quand Voldemort tente de posséder Harry. Pourtant, comme le chuchote Dumbledore à son élève en souffrance, c’est leurs différences qui sont capitales, et le fait que Harry n’est pas seul dans sa lutte : il a des amis qui l’aiment. Ce simple fait lui donne la force de s’en tirer.

Traduction – 2 octobre 2012