Pas grand chose de quoi se vanter…

2/5. Sortie le 9 août.

Ce qui est fondamentalement faux chez Lone Ranger, c’est précisément cela : les fondamentaux. Par où commencer ? Un héro éponyme (Armie Hammer) dont le voyage d’origine d’avocat à vengeur est aussi mal conçu qu’il est peu intéressant ? Puis il y a le gros de l’histoire, centré sur la construction d’une voie de chemin de fer sur le territoire Comanche. Même la bande de pirates (Jerry Bruckheimer, Gore Verbinski), avec leur penchant pour le boursouflage, auraient dû reconnaître qu’un tel arc criait l’approche difficile et méchante.

Le ton de ce reboot d’une série radio/télé fait des zig-zags entre le sadique et le grotesque, avec le génocide indien et un méchant qui mange les cœurs (William Fichtner) qui partagent l’écran avec des gaffes et le Tonto de Depp, qui s’associe à contre-cœur avec Hammer. Avec les peintures de guerre noires et blanches et la coiffe de corbeau mort, Depp a les bons habits, mais le gouffre entre le sarcastique qui fait des grimaces et le guerrier spirituel à l’histoire tragique est trop maladroit à percer.

Les deux séquences gargantuesques qui commencent et clôturent le film sont des spectacles amusants qui défient les lois de la physique dans lesquels Bip-Bip et le Coyotte seraient chez eux. Mais c’est la timonerie de Verbinski : nous serons choqués si elles étaient ratées. Moins efficaces sont les interludes gratuites, comme l’annonce fréquente de Tonto que “Quelque chose ne va pas chez les animaux” pour que des lapins comiques puissent surgir avec aucune pertinence avec l’intrigue.

Le système de mise en scène (le vieux Tonto qui raconte son histoire à un petit garçon en 1933) semble être une douce idée de livre de contes mais cela ne contribue qu’à pousser la durée à 149 minutes non nécessaires. Ce que vous pensez donnerait assez de temps pour développer des personnages comme la propriétaire de saloon jouée par Helena Bonham Carter, un secret à déchiffrer du début à la fin (il faut le reconnaître explosive).

D’accord, alors les scènes d’horizon rendraient John Ford fier. Il y a de beaux clins d’œil tout le long à tout de Mécano de la “General” de Buster Keaton à Little Big Man. Et au bout du compte, ce n’est pas aussi horrible que Wild Wild West. Mais nous nous risquerons à une estimation que Pirates 5 ne peut arriver trop tôt pour Bruckheimer ou Depp.

Matt Mueller

LE VERDICT Il a un look formidable et quand l’action est au galop complet, il offre une chevauchée sauvage. Mais la bouffonnerie et le carnage sinistre prend aussi forme que Custer et la Bighorn.

Déconseillé aux moins de 12 ans Réalisateur Gore Verbinksi Avec Johnny Depp, Armie Hammer, Tom Wilkinson, Ruth Wilson, Helena Bonham Carter Scénario Justin Haythe, Ted Elliott, Terry Rossio Distributeur Walt Disney Durée 149 min.

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ALLEZ-Y SI VOUS AVEZ AIMÉ…

Pirates des Caraïbes : la Malédiction du Black Pearl (2003)
Bruckheimer, Verbinski et Depp plus en sécurité en hautes mers.

Rango (2011)
Plus de fantaisie Verbinski dans un cadre Western, rempli d’animaux sauvages.

BLANCHE NEIGE (2012)
Pour ceux qui en veulent encore plus du jeu mauvais de Hammer, celui-ci pompe autant que Ranger.

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SUJET DE DISCUSSION

Non seulement le logo Disney d’ouverture et de fermeture semble plus sombre que d’habitude, mais le logo des Jerry Bruckheimer Films a une piste de chemin de fer au lieu de son habituelle route ouverte.

Traduction – 31 août 2013