Trop de “black”, pas assez de “rebel motorcycle”.

Bénéficaires au bon endroit et au bon moment de la réactivation garage Strokes-White Stripes de 2001, BRMC ont cherché de manière louable à aller plus loin de leurs racines dans les riffs de leurs aînés à l’acronyme similaire, JAMC. Les albums plus récents sont partis sur la route unplugged (Howl de 2005), ou sinon se diversifiaient dans le freak-blues à la Tom Waits (Beat The Devil’s Tattoo de 2010), tout en nourrissant seulement une démographie culte qui se rétrécissait. Ce sixième effort ne présage rien de bon dès le début, ses premiers morceaux évoquant l’humeur tombante du milieu de la deuxième face, plutôt qu’un début déterminé. On ne peut s’en détourner : Fire Walker sonne comme The Mission ; Returning vise la grandeur des Cure période Disintegration, mais finit comme du Snow Patrol ; Lullaby est l’Unforgettable Fire du pauvre. Oubliez les mornes ballades gothiques de stade, mais qu’est-il arrivé à leur rock’n’roll ? Un bout se matérialise en cours de route (Rival dépote), mais le LP pique rapidement du nez dans du pseudo Spiritualized. En bref, un disque déplaisant séquencé de manière déroutante.

Andrew Perry

Traduction – 8 juin 2014