Bleuuuuuur ! Graham Coxon est malade, annonce le big boss de T In The Park, Geoff Ellis, sur la Main Stage en début de soirée sous une avalanche prévisible de huées. Le guitariste serait en train de vomir ses tripes dans un hôpital proche. C’est une mauvaise nouvelle – et c’est de mal en pis. Snow Patrol ont vu leur set de “co-tête d’affiche” (ah !) repoussé pour donner du temps pour le rétablissement du guitariste. Si Coxon ne vient pas, Gary Lightbody and co pourraient finir par faire la tête d’affiche de ce truc.

Clairement, cele ne peut être autorisé. Alors à 21h15 – une demi-heure avant l’heure où aurait dû démarrer Blur – l’annonce arrive. Il va bien. Il est en route. Blur va faire la tête d’affiche de T In The Park. Une heure passe…

Quand Blur finalement montent nonchalement à 22h15 pour leur dernier concert prévu, Graham lève le bras pour montrer sa force avant de mettre sa guitare, paraissant en bien meilleure santé que la plupart des groupes qui ont joué à T durant le weekend. Ce qui ne veut pas dire grand chose étant donné que The View and Pete sont venus et partis durant les dernières 24 heures, mais toujours.

Cela n’a jamais été en suspens su oui ou non Blur pourraient réussir en tête d’affiche à T. De Glastonbury à Hyde Park, ils n’ont fait aucun faux pas. D’une manière, avec le set coupé court à cause des torsions de tripes de Graham, cela a été encore plus simple pour eux – tout ce soir peut s’appeler un “tube énorme”. Le public de T peut pisser sur les murs plus que certains, mais il pogote aussi plus que d’autres – au moins 30 cm plus haut que certains précédemment sur Girls & Boys et Country House. “On a failli ne pas y arriver, dit Damon. Graham est littéralement sorti d’un hôpital pour venir ici”. Puis la demi-bombe. “C’est notre dernier concert”.

Eh bien, nous savions qu’il n’y avait plus de dates sur MySpace. Et avec le groupe qui repousse continuellement les questions sur de nouvelles chansons, il n’y a rien qui reste à répéter. Le set est merveilleusement épique : Tender est un chagrin qui déchire le diaphragme, le final du rappel, The Universal, envoie de l’adrénaline dans les veines écossaises. Albarn dit un simple “Au revoir” et sourit. Quand les seaux à vomi seront vidés, il devra décider si cela en vaut le coup de rester – comme toujours, tout dépendra de ses caprices. Mais vraiment, il faudrait être malade dans sa tête – à défaut du ventre – de ne pas le vouloir.

Jamie Fullerton

Traduction – 10 septembre 2014