Treizième bloc de Sturm und Drang émotionnel poussé par les synthés de la part des pas-très-Nouveaux Romantiques de Basildon.

Delta Machine reprend là où l’album qui a côtoyé le sommet des charts en 2009, Sounds Of The Universe s’était arrêté, sa large production offerte par Ben Hillier, chose de lustre similairement deluxe, ses chansons des véhicules volumineux pour un recueil de textures électroniques et le chant vociférant âme tourmentée de Dave Gahan. Les titres de chansons comme Soothe My Soul et The Child Inside suggèrent une conventionnalité téléphonée, mais il y a des moments audacieux ici : les rythmes industriels mous qui introduisent Welcome To My World ; le contre-courant à la Giorgio Moroder de Secret ; les paroles synesthétiques de Angel (“Je peux voir et goûter le son”). Ineroxablement, cependant, on sent que le pilotage automatique est allumé et il est difficile de s’enlever le soupçon qu’une chanson comme la power ballad qui s’envole Heaven, bien que prétendant venir des âmes mêmes de Gahan, Gore and co., ait été effectivement “conçue” principalement pour rassasier le dénominateur commun le plus bas des demandes des publics de stade.

David Sheppard

Traduction – 2 août 2015