Benedict Cumberbatch, acteur nommé aux Oscars et notre Sherlock Holmes préféré parle d’amour, de vivre ses rêves, et comment il n’arrive pas à comprendre pourquoi on le trouve effectivement attirant…

2015 est probablement une année qui sera toujours célébrée au sein du foyer Cumberbatch. D’épouser sa femme, Sophie Hunter, metteur en scène de théâtre, à avoir son premier enfant, Christopher, en juin, gagnant également une nomination aux Oscars pour son portrait du génie perturbé Alan Turing dans Imitation Game, plus de grandes éloges pour son rôle dans Strictly Criminal, ce sera une année qui sera difficile à battre pour Benedict Cumberbatch. Sans oublier de mentionner rallier le monde du théâtre avec sa version du plus grand anti-héro de Shakespeare, Hamlet, au Barbican de Londres.

Mais tandis que 2016 naît, nous voyons notre geek préféré revenir sur nos écrans en tant que Mr Holmes bien-aimé dans l’épisode victorien spécial exceptionnel de Sherlock, et le tournage doit commencer pour la quatrième saison tant attendue de la série dramatique de la BBC, aussi. Cette année verra aussi l’homme de 38 ans rentrer dans l’univers Marvel dans Doctor Strange. Alors, il semble que 2016 sera une année dont on se souviendra. Et voici Benedict Cumberbatch qui parle de son voyage jusqu’ici.

Y-a-t-il un sens d’exaltation d’avoir atteint le genre de stature que vous avez désormais ?

C’est excitant d’avoir l’opportunité de jouer tant de bons rôles. J’ai eu beaucoup, beaucoup de chance et je suis très reconnaissant d’avoir pu travailler avec tellement de grands acteurs et réalisateurs. J’essaie de ne pas trop penser à tout ça parce que ça peut être effrayant de regarder ce que tu as fait, et tu commences à t’inquiéter si tu peux maintenant ça et continuer à trouver ce niveau de travail.

Parfois tu te sens tellement fou de joie quand tu apprends que tu vas jouer un personnage extraordinaire comme Alan Turing, ou se préparer à jouer Hamlet dans l’une des plus grandes pièces shakespeariennes de tous les temps. Mais ensuite, tu dois faire face à la réalité de se préparer à véritablement jouer ces rôles et donne vie aux personnages, et de traiter avec toutes les attentes qui viennent avec. C’est là où ta peur et tes doutes débarquent, et tu te donnes encore plus pour que tu puisses faire ton meilleur boulot.

Avez-vous toujours voulu être acteur ?

J’ai en fait suivi des études pour devenir avocat, mais ensuite, j’ai rencontré des tas de personnes à la fac qui disaient que [le succès] est grandement dû à la chance. Et j’ai pensé, “Eh bien, pourquoi suis-je en train d’abandonner mon premier rêve d’être acteur pour travailler doublement à quelque chose qui est une alternative de ce que je veux toujours vraiment faire ?”.

Mes parents ont travaillé incroyablement dur pour me payer mes études. J’ai eu le privilège de pouvoir choisir, ou du moins d’avoir l’opportunité de travailler à, d’être tout sauf acteur. Mais au bout du compte, être acteur était quelque chose que je savais je devais poursuivre.

Vous avez souvent exprimé votre amour et appréciation profonds pour vos parents et comment ils ont contribué à former votre vie.

Mon père a soutenu ma décision de devenir acteur, et je n’oublierai jamais cela. Mes parents ont toujours voulu le meilleur pour moi, et m’envoyer à Harrow a été très difficile pour eux parce qu’ils ont dû travailler très dur pour pouvoir se permettre de telles études pour moi. Je suis très reconnaissant et fier de cela.

Je me rappelle qu’après que mon père ait vu une pièce dans laquelle je jouais à l’université de Manchester, il a dit : “Tu es aujourd’hui meilleur que je ne l’ai été et ne le sera jamais”, ce qui est une chose énorme pour un père à dire à son fils. Il a dit : “Tu vas faire une grande carrière, et je suis impatient de te regarder et de te soutenir”. Mon œuvre est un voyage continu pour honorer cette foi en moi.

Ma première motivation dans la vie, c’est rendre mes parents fiers. Je les aime énormément tous les deux… J’ai été entouré d’amour depuis tout petit et il est plus facile de mettre de la valeur en ta propre existence si tu reçois de l’amour pour la première fois enfant.

Vous venez récemment de vous marier avec la metteur en scène Sophie Hunter. Est-ce qu’avoir quelqu’un qui partage votre vie rend tout plus simple ?

Cela rend plus simple de fuir l’obsession de soi. Si tu as quelqu’un que tu aimes et que tu lui es dévoué et que c’est un amour proprement dévotionnel – comme celui dont je suis heureux d’avoir dans ma vie – il n’y a rien de mieux que ce tonifiant.

Tout d’abord, tu as ton monde entre toi et cette personne. Mais également, être dévoué à cette personne t’éloigne de toi-même étant donné qu’il y a quelqu’un de plus important. Non pas que ce soit une raison d’être dans une relation, mais c’est un produit dérivé assez sain quand tu as un travail aussi obsessionnel que peut être le métier d’acteur.

À part tous vos autres œuvres, votre portrait de Sherlock Holmes continue à attirer tellement d’attention et de pure dévotion. Et il vous a transformé en sex symbol. Que pensez-vous de cela ?

Personne ne me considérait “sexy” avant Sherlock, alors je le comprends plus comme une réflexion et l’appréciation de l’œuvre que mon propre magnétisme naturel. Je me souviens certainement qu’adolescent, je désespérais que les filles ne soient pas intéressées par moi !

J’ai toujours maintenu que Sherlock est sexy et les gens projettent simplement sa personnalité froide, brillante, charmante et imparfaite sur moi. C’est un homme extraordinaire dont le charme réside dans le fait qu’il soit si différent et difficile, et quelqu’un que les gens trouvent remarquablement attirant et captivant. C’est le héro outsider ultime.

Combien est-ce satisfaisant pour vous de savoir que d’aussi nombreuses personnes vous aiment dans le rôle de Sherlock ?

Je suis très heureux que le public ait répondu de manière si forte et enthousiaste au personnage… quand les gens t’arrêtent dans la rue et veulent te féliciter pour ton œuvre te expriment leur joie de t’avoir vu dans le rôle, c’est une telle affirmation de cela. Tu te sens très bien. C’est bon.

Sherlock revient sur BBC1 avec un épisode spécial du jour de l’an le 1er janvier 2016

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Benedict aime

La méditation

“Je médite beaucoup. C’est un outil énorme pour essayer de me calmer, m’éloigner du cirque de fous de tout cela et arriver à un esprit focalisé, ainsi que pour devenir une personne plus gentille et plus prévenante dans le monde. J’ai tiré beaucoup de choses de mon expérience à Darjeeling [il a passé son année de césure à enseigner l’anglais à des moins bouddhistes au Bengale-Occidental à la frontière népalaise]. C’était une expérience profondément formatrice à un très jeune âge. C’est quelque chose que j’ai essayé de garder dans ma vie”.

La mer

“J’aime me perdre dans la nature. Je ne suis jamais plus heureux que lorsque je regarde la mer – être absorbé dans un moment, regarder ce point où l’horizon rencontre la mer. J’aime être marginal et juste avoir les expériences primaes de ce à quoi nous avons le droit en tant qu’êtres humains sur cette terre – que ce soit l’amour de quelqu’un qui nous est cher, les enfants, la nature. Ça paraît cucul la praline, mais c’est énormément important de nourrir ce qui est humain en nous”.

Benedict déteste

Les cheveux de Sherlock Holmes

“Je n’arrive pas à trouver de comparaison plus drôle ni même plus exacte, mais je pense simplement que [les cheveux de Sherlock] me font un peu ressembler à une femme”.

L’intolérance et la discrimination

“Des gens se font décapités en ce moment à cause de leurs croyances et de leurs orientations sexuelles. C’est terrifiant et médiéval. Je prendrais les armes contre quiconque qui me dira que je devrais croire ce en quoi il croit ou il me tuerait. Je me battrais contre lui. Je me battrais à mort. Et, je crois, que plus tu vieillis, plus tu as une idée de ce qui est bien ou mal. Tu ne peux avoir cette tolérance unilatérale. Tu arrives à un point où tu dis, Eh bien, le fondamentalisme religieux, c’est mal”.

Le terme “Cumberbitches”

“[Il ramène] le féminisme quelques années en arrière…”

Karen Anne Overton

Traduction – 10 avril 2016