Le héro le plus excentrique de Marvel. Un réalisateur associé au mieux avec des adaptations de Shakespeare au cinéma. Le père du Capitaine Kirk. Dans une exclusivité de Midgard, Empire révèle Thor : l’invraisemblable film de super-héro SF nordique qui promet d’être divin.

Le puissant Thor a un rhume. Nous sommes début avril, et Empire attend son arrivée dans une caravane en aluminium située quelque part dans le désert du Nouveau Mexique. Une agent désolée passe la tête par la porte pour nous informer que le dieu du tonnerre ne se sent pas dans son assiette. Oui, le fils d’Odin, chevaucheur de tempêtes qui manie le sacré maillet en uru et fléau de Niflheim a été terrassé par un petit rhume de rien du tout. Et une toux. N’oublions pas la toux. Pire. Dieu. De tous les temps.

Jusqu’à maintenant, nous nous sommes amusés en feuilletant un tas de magazines laissés assez gentiment sur la table. Parmi la pile, nous découvrons un numéro sur papier glacé du comic de Marvel – The Mighty Thor, Volume 2, Numéro 1, pour être précis. Il s’ouvre sur une illustration en couleurs pleine page du héro du livre, poing levé vers le ciel tandis qu’il beugle, “Vous avez appelé le fils de Odin – immortel du grand Asgard ! Dite ce que vous avez à dire et faites savoir à l’assistance ce que vous nécessitez de THOR, Dieu du Tonnerre !”

Soyons honnêtes, ce n’est pas la matière dont est fait le dialogue de grand film. Ce n’est pas le genre de bon mot percutant qui roule sur la langue ; pas quelque chose que vous vous verrez citer dans une conversation décontractée avec des amis. C’est, plutôt, le genre de bêtises en ersatz de vieil anglais qui devraient être restreintes par la loi à de très mauvais romans de fantasy. Néanmoins, ce discours pour le moins rococo a été associé de plus en plus au Thor de Marvel, l’un des héros les plus vieux – et le plus excentrique – du géant de la BD.

Arraché directement des annales du mythe Viking, Thor tel que nous le connaissons aujourd’hui a été imaginé par le grand chef de Marvel, Stan Lee, au début des années 1960. Avec l’auteur Larry Lieber et l’artiste Jack Kirby, Lee a inventé Thor comme réponse à Hulk. Après tout, si vous avez déjà créé la créature la plus forte sur Terre, la seule manière de dépasser cela, c’est regarder vers les cieux. Ainsi, le dieu du tonnerre nordique s’est officiellement vu accordé sa propre carte à collectionner et ajouté au panthéon des super-héros. Viking jusqu’à l’os, il arborait une cape rouge qui voletait, un casque ailé et faisait tourner un marteau magique. Il parlait également comme s’il venait de descendre des planches d’une production de la Nuit des rois.

À ce titre, Thor a toujours semblé être un choix risqué pour l’adaptation sur grand écran. Ce n’est pas juste son discours extravagant ni même son attitude théâtrale, mais plutôt que même au sein de mutants génétiques et d’adolescents mordus par des araignées irradiées, il est difficile de réconcilier le monde du XXième siècle dans lequel nous vivons avec un dieu viking qui manie un marteau.

“C’était définitivement une inquiétude”, confesse un Kenneth Branagh jovial en pleine forme, quelques heures plus tard. “La question du ton était cruciale, parce que dans la version années 1960 des comics, il vire assez maniéré. Alors le truc, c’était de trouver une manière de faire une sorte différente de super-héro – un dieu – captivant et saisissant et ne pas le rendre trop… flamboyant. Thor est un homme d’appétit et il aime ça. Il aime être un dieu et il aime ça. Il aime être un dieu et il aime son côté… Thor. J’avais besoin d’une manière où ça pouvait être marrant, mais pas idiot ou bête”.

Si vous essayiez de vous en tirer avec un patois sous-Shakespearien et le rendre à peu près crédible alors Branagh, vétéran de la Royal Shakespeare Company et considéré par beaucoup comme aficionado du Barde, serait certainement l’homme pour ce job. Pourtant Thor est très éloigné de Beaucoup de bruit pour rien, et l’annonce de Branagh comme l’homme qui emmènerait le dieu nordique des cieux grondants au cinéma a été accueillie par quelques personnes qui ont tiqué.

Depuis que Sam Raimi ait présenté pour la première fois Thor (sans succès) à la Fox en 1990, la propriété a passé les 20 dernières années à rebondir entre les studios, les stars et les réalisateur, aucun capable de le saisir. D’un téléfilm avec Tyler Mane de X-Men dans le rôle titre, à une épopée à 300 millions $ située dans la Scandinavie des Vikings, les nombreuses quasi incarnations de Thor sont passées par de nombreuses mains dont celles du co-auteur de Batman Begins / The Dark Knight, David Goyer et le réalisateur de Kick-Ass, Matthew Vaughn, avant de finir dans les paumes de l’ancien Hamlet. Étant donné son expérience théâtrale impressionnante et ses réussites de réalisation distinguées – dont pas moins de cinq adaptations au cinéma de l’œuvre du Barde – il ne restait qu’une chanson à poser : Pourquoi bon dieu du tonnerre Kenneth  Branagh veut-il faire un film de bande dessinée ?

“Eh bien, c’était Thor lui-même, plutôt qu’une envie irrépressible de s’attaquer aux comics en soi, réfléchit le réalisateur. J’ai un souvenir très clair de voir la BD sur une étagère enfant à Belfast. J’avais cette image de Thor : un grand homme primitif, avec un côté Viking, et un voyage de l’espace qui se déplace entre les mondes. J’ai pensé que ça pourrait être un film assez exaltant et je me demandais si je serais bon à le mettre en scène.

“J’ai lu le scénario et j’ai vu une aventure épique avec, au centre, des dynamiques humaines – ce qui pour moi est ce qui fonctionne vraiment dans les comics. J’ai regardé les relations et j’ai vu des frères, une mère, un père et des films : le cercle royal proche. Quand on s’y intéresse, c’est du pur Shakespeare : c’est un drame sur les problèmes familiaux concernant ceux qui possèdent un grand pouvoir”.

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“Trois minutes avant le boom !” Un haut-parleur crépitant nous avertit tandis que le second assistant réalisateur demande à tout le monde de se tenir prêt. Nous sommes dans le désert à proprement parlé, rien à des kilomètres aux alentours à part des virevoltants, des broussailles et le serpent à sonnette aléatoire. Le “boom” imminent a été reporté pendant les deux jours précédents à cause de tempêtes de poussière gênantes, qui ne se sont pas entièrement calmées. Avec le visage protégé de la poussière volante par des lunettes de soleil et des bandanas, l’équipe ressemble à un gang de banditos mexicains alors qu’ils se pavanent sur le plateau, faisant les vérifications de dernière minute. L’épicentre est constitué de trois SUV Acura noirs brillants. Autour d’eux se tiennent un groupe d’agents du S.H.I.E.L.D. en costumes noirs menés par l’Agent Coulson joué par Clark Gregg. Ils fixent un point dans le ciel qui, quelque part en post-production, deviendra le visage du Destructeur : arme blindée formidable forgée par Odin lui-même. Ils lui demanderont de se rendre. Il déclinera.

“Ne regardez surtout pas au centre de l’explosion”, beugle l’AR tandis que le compte à rebours final commence. “Trois”. Les acteurs et l’équipe technique près du point d’ignition se mettent à l’abri précipitamment. “Deux”. Une agent nerveuse repousse Empire de quelques mètres. “Un”. Le silence descend. “Ça va péter !” La première voiture détonne avec une vague violente, se scindant en deux avec la force de l’explosion. Une demi-seconde plus tard, un autre véhicule est catapulté trois mètres en l’air avant de se retourner et de s’écraser sur le côté. Un souffle d’air nous recouvre plein d’odeur piquante du kérosène. Une boule de fer se forme au dessus du plateau, les débris en flammes causés par le rayon désintégrant de la visière du Destructeur est hâtivement arrosé par un camion de pompiers qui se tenait prêt.

Branagh n’a jamais certainement dû faire cela dans la Flûte enchantée.

À plusieurs kilomètres de là, là où le désert vallonné rencontre le sommet Sud des Rocheuses, la team Thor s’est occupée avec des activités moins destructrices. La production a assemblé une tranche artificielle d’Amérique provinciale, construite à partir de rien spécialement pour le film. S’élevant du désert aride tel un oasis d’acier scintillant, la ville fraîchement construite de Puente Antiguo est fière de posséder une station de radio, un terrain de caravaning et une grand-rue remplie d’un supermarché, une animalerie et une laverie automatique. Plus loin, un château d’eau est décoré de la mascotte de l’équipe de football locale : un visage qui grogne avec une barbe à tresses et un casque à cornes. Dessous, on peut lire le slogan : “Bienvenue, maison des Vikings”. C’est dans ce trou paumé reculé que Thor passera la majeure partie du film, ayant été bânni de Asgard par son père furieux et largué, sans pouvoir et seul, dans Ploucland USA.

“Quand je suis arrivé, il y avait plusieurs éléments de développements, dit Branagh. Un qui gardait le film entièrement dans l’ère viking, et un qui était plus fantastique. Je voulais faire quelque chose qui touchait possiblement les deux. Ce qui m’attirait des mythes et de la BD était une sorte d’histoire du fils Prodigue – d’exil et de retour. Ça et le plaisir de voir un poisson hors de l’eau. La notion d’Asgardiens venant sur Terre aujourd’hui m’était particulièrement importante. En fait, c’est moi, qui vient de la réalisation de drames historiques, qui résistait le plus à le situer entièrement dans un contexte historique”.

Ce qui explique pourquoi, quand nous apercevons Thor lui-même sur le tournage, il n’y a pas vraiment de trace de casque ailé ou d’armure polie. Au lieu de cela, l’Odinson est vêtu d’une chemise écossaise bleue, de jeans et d’un simple t-shirt blanc. La scène qui est filmée se passe bien dans le troisième acte, quand Thor court dans la grand-rue, mettant les civils qui crient à l’abri tandis que le Destructeur – clairement à court de véhicules gouvernementaux à vandaliser – commence à déchirer la ville. Tandis que Thor crie son défi au géant pesant, nous remarquons un accent anglais emprunté sur ses lèvres mais, heureusement, pas une trace de pentamètre iambique.

“À vous, je sis non ! On n’est pas allés jusque là”, dit Chris Hemsworth avec son gros accent australien traînant, s’étant désormais remis de sa cris de rhume de mec. “Le truc de l’accent m’a inquiété un peu au début, mais Ken m’a assuré qu’on n’allait pas allés jusqu’au vieil anglois. On n’allait jamais essayé de le faire comme dans les comics. Il voulait en préserver une touche cependant, alors il a choisi un accent anglais standard pour les Asgardiens. Une sorte de terrain d’entente – très formel mais définitivement pas Shakespeariens”.

1m90 avec des bras collossaux, une perruque flottante et une barbe blonde, Hemsworth est une armoire qui ressemble de la tête aux pieds au dieu parmi les hommes. C’est assez contrastant de l’officier loyal de la Starfleet qui a tout donné pour sauver son fils, le petit Capitaine Kirk, dans le Star Trek de J.J. Abrams. L’histoire de comment Hemsworth a été choisi est, de manière assez appropriée étant donné l’intrigue du film, une de rivalité entre frères. Lui et son frère cadet Liam ont tous les deux auditionné pour le rôle et seul l’un d’entre eux a été rappelé. Ce n’était pas Chris.

“J’ai fait une audition et je n’ai rien entendu. Liam était en Australie et a envoyé une cassette. Tout juste après, j’ai entendu qu’ils le faisaient venir pour rencontrer Ken et on en était aux quatre derniers mecs. J’étais là, Quoi ? Il y est allé et a fait un excellent boulot, mais ce n’est pas arrivé. Puis j’ai eu un autre appel et j’ai demandé à Liam, Merde, qu’est-ce qui a marché, et qu’est-ce qui n’a pas marché ? Dis-moi ce qu’il (Branagh) a dit ! Mon audition, c’était moi dans une cuisine avec ma mère qui filmait sur cette petite caméra – on l’a littéralement faite en deux minutes. C’est marrant, tu peux passer des heures à te préparer pour un rôle et tu te crèves le cul pour ne pas obtenir le rôle, et puis tu fais une vidéo de deux minutes filmée par ta mère et tout à coup, tu obtiens un énorme rôle. Je ne suis pas sûr de quoi est la morale de cette histoire”.

Hemsworth est dans la curieuse position d’être bien plus célèbre qu’on ne le sache vraiment. Bien que principalement connu pour son bref rôle dans Star Trek, il a joué dans la satire de film d’horreur écrite par Joss Whedon, la Cabane dans les bois, ainsi que le remake de l’Aube rouge de l’ancien réalisateur de la seconde équipe de la série des Jason Bourne, Dan Bradley. Cependant, les deux films se sont retrouvés embourbés dans les malheurs financiers de la MGM et ne s’approchent qu’aujourd’hui de la lumière du jour, prévus pour une sortie en 2011. Si le profil de Hemsworth est déjà dans un ascenseur express vers le ciel, c’est Thor qui va indubitablement lui faire crever tous les plafonds. Signé pour deux autres films et le crossover Avengers imminent, l’ancienne star de Home And Away devra se mettre très à l’aise dans la peau du dieu du tonnerre.

“Quand ce film est arrivé, je frappais à toutes les portes à essayer de trouver du boulot. Mais même sans ça, qui ne voudrait pas jouer un dieu ? Thor est ce jeune guerrier effronté et présomptueux qui est sur le point d’hériter des clés du royaume et il doit apprendre l »humilité en route. Quand on a commencé, Ken m’a donné un exemplaire de Henri V et m’en a fait faire un monologue, en partie pour jouer avec la langue, mais aussi pour me montrer que les Asgardiens sont essentiellement la famille royale de cette pièce – Thor, c’est Henri V dans l’espace”.

L’espace, plutôt que l’équivalent scandinave du paradis, parce que le Thor de Branagh n’est pas un dieu dans le sens Ancien Testament. Faisant partie d’un univers Marvel partagé avec des personnages tels que Iron Man, Captain America et Hulk, Thor a besoin d’avoir un sens dans ce contexte. À cette fin, Branagh l’a dépeint comme un alien à longue vie, un qui a été vénéré sur Terre dans le passé. C’est cet élément de science fiction qui a le plus influencé l’esthétique du design. Asgard est tout en couloirs caverneux d’or et d’argent mats, tandis que les dieux aspirants eux-mêmes portent des armures qui sont mi-Seigneur des Anneaux, mi-Flash Gordon. Collez-y un morceau dance dessus et rien de paraîtrait déplacé dans un clip de Lady Gaga.

“Il y a eu des représentations gothiques de Thor, des versions psychédéliques et Dieu ne sait quoi, dit Branagh. Je cherchais une fusion entre l’ancien monde de pierre et granite et la massivité de l’espace”.

Ce qu’il a choisi, c’était un look qui reflétait de près la BD, tout en maintenant un niveau de crédibilité. La créatrice de costumes oscarisée, Alexandra Byrne, a plongé dans toute l’histoire du personnage, prenant des éléments de nombreuses itérations différentes de Thor et est arrivée sur une qui gardait les éléments principaux (les six disques sur la poitrine, le casque, le marteau et la cape) sans ressembler à quelque chose qui sortait d’un spectacle de Noël.

“Il doit y avoir trois dizaines de versions du costumes de Thor, explique Branagh. Quel était le poids de la cape ? Le tissu ? Le motif ? C’était pratiquement la première année de notre travail, appliquant ce niveau de détail à tout d’un mur à Asgard à une décoration sur le trône d’Odin, de tous les casques. On a essayé de combiner l’ancien et le moderne, le traditionnel et le contemporain, le classique et l’absolument d’aujourd’hui. Aussi – et j’essaie d’utiliser ce mot aussi peu que possible – on a essayé de trouver quelque chose qui aurait l’air cool”.

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Nous retrouvons Branagh une fois encore un jeudi après-midi à la fin du mois d’août. Ce jour-là, nommé le jour de Thor en anglais, voit le réalisateur travailler sur le mixage sonore du film aux Fox Studios, tripotant des boutons sur une console de la Howard Hawks Mixing Stage, là où, il y a moins d’un ans, James Cameron mettait les dernières touches à Avatar. Cela a été un voyage curieux pour Branagh, qui a sauté dans le monde des films événements chargés en effets spéciaux les pieds joints. Aujourd’hui, avec huit mois restants avant le lever de rideau, l’enthousiasme du réalisateur n’a pas du tout diminué. Tout indique que l’acteur et réalisateur nommé aux Oscars se soit en quelque sorte encanaillé avec un film de comics est banni par la pure joie sur le visage de Branagh tandis qu’il discute du progrès du film.

“Ce matin, ils m’ont passé une bobine – une grosse séquence d’action qui se passe au milieu du film – et je criais comme un putain de gamin de 6 ans ! Tellement que j’ai fait peur aux gars du mixage devant moi. J’étais là avec mon carnet à prendre des notes et à faire, Aaah ! Oh mon Dieu ! et franchement, j’ai pensé, Bordel, j’aimerais du popcorn et une boisson à bulles”.

Les images que Empire a vues, que Branagh a emmené au Comic-Con, et au nôtre, montraient des images attrayantes des flèches dorées d’Asgard, Thor mettant la pâtée aux agents du S.H.I.E.L.D. et essayant de récupérer le marteau mystique Mjolnir. Cela a fait fureur. Mais ce qui a fait se dresser le public du Comic-Con en standing ovation, ce n’est pas que ces images – bien que le dernier plan sur le Destructeur a bien failli – mais ce qui a suivi. Hemsworth a pris le centre de la scène et s’est tenu devant les fans en tant que Thor, pour être rejoint par Nick Fury (Samuel L. Jackson), Iron Man (Robert Downey Jr.), la Veuve Noire (Scarlett Johansson), Captain America (Chris Evans), Œil-de-Faucon (Jeremy Renner) et Hulk (Mark Ruffalo). Les Avengers assemblés pour la première fois, et les 6000 personnes du public sont devenues complètement folles. La méga-équipe de Marvel est sur le point de mener une nouvelle ère de films de superhéros, avec Thor et Captain America en dernières pièces du puzzle.

Pour Branagh, bien sûr, c’est le problème de Wheldon. Tout ce qui lui reste, c’est de superviser six mois de travail sur les effets spéciaux, le montage, la bande originale, le mixage sonore et puis se lancer à la merci des fans sous-médicamentés de la BD. Il n’en peut absolument plus.

“Tu sais, les gens ont dit combien ça doit être difficile de faire un film comme ça, mais pour moi, on dirait qu’il n’y a pas de pression du tout. Il y a des défis logistiques et créatifs, oui, mais réaliser un film – peu importe combien les journées peuvent parfois être éprouvantes –, c’est un plaisir complet du début à la fin. Il est dur de faire passer le sentiment profond de satisfaction qui vient quand quelque chose se présente dans un film juste comme tu l’avais imaginé. Même si c’est juste une scène, une réplique ou un moment qui semble aussi parfait que tu le croyais que ça pouvait et devait être, ce sentiment de profonde satisfaction, c’est quelque chose qui n’est pas disponible de la même manière en tant qu’acteur.

“Je ne casse de revenir à des moment comme ce matin, assis dans une salle obscure, à mixer là où ils ont fait Avatar. Les lumières s’éteignent et toute la musique et les effet sonores sont là pour la première fois et tu es frappé par cette merveille. Tu es réduit à, dans mon cas, un gamin à Belfast, qui regarde la télé un samedi après-midi et qui regarde derrière en se demandant comme ça s’ouvre pour trouver toutes les petites gens qui y sont dedans.

“Et voilà que je me donne la réponse à 49 ans : il n’y a personne derrière la télé – ils sont tous dans une salle obscure sur la scène Howard Hawks du lot Fox, mettant les dernières touches à une énorme aventure”.

Thor sort le 5 mai 2011.

James Dyer

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Thor – Informations

Sortie : 5 mai 2011
Budget : 150 millions $ (estimation)
Réalisateur : Kenneth Branagh
Distribution : Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston, Anthony Hopkins
Résumé : Héritier au trône d’Asgard, le dieu du tonnerre Thor (Hemsworth) est banni de chez lui par son père Odin (Hopkins). Forcé à vivre sans pouvoir parmi les humains est une leçon d’humilité et il trouve de l’aide chez Jane Foster (Portman), tandis que son frère Loki (Hiddleston) projette de prendre Asgard pour lui.

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Code scandinave

Comment reconnaître votre Yggdrasil de votre Ragnarök

Les Ases Race de grands dieux barbus (et de déesses légèrement moins barbues) qui règne sur les Vikings.

Ásgard L’un des neuf royaumes de la mythologie scandinave, où résident les Ases. Situé au niveau le plus haut de l’univers, au bout de la rue de Beaconsfield.

Gladsheim Temple où tous les dieux se rassemblent pour prendre d’importantes décisions sur l’univers et les trucs comme cela. Une tombola est tenue un mardi sur deux.

Loki Alias le Sournois, le Fripon et le Changeur de Forme. Mais il est sympa quand on le connait.

Midgard Où nous vivons – au même niveau de l’univers que Nidavellir (monde des nains), Svartalfheim (monde des Alfes noirs) et Jötunheim (monde des géants).

Mjöllnir Marteau de Thor qui revient dans sa main une fois lancé. Signifie littéralement “le concasseur”, ce qui, si vous demandez à un géant de glace, est douloureusement correct.

Odin Le grand Papa des Ases. Il n’a qu’un œil, manie une lance qui ne manque jamais son but, et possède deux corbeaux apprivoisés nommés Hugin et Munin. Ses enfants comprennent Baldr, Höd, Hermód, Thor et Vidar. Sa femme s’appelle Frigg. (Ricanement).

Ragnarök Pas un festival annuel de musique viking – bien que cela pourrait l’être. Plutôt l’Armageddon scandinave. Les loups mangeront le soleil et la lune, les coqs chanteront, un serpent géant massacrera le monde et il y aura une bagarre de dieux toute puissante. Ce sera suivi par une éternité de belles choses.

Thor Eh bien, le dieu du tonnerre, bien sûr. Traditionnellement à la barbe rousse, pas blond comme une gamine. Nous a donné le jeudi en anglais (“Thursday”). Ses parents sont Odin et la déesse de la Terre Jörd, sa femme est la déesse de la fertilité Sif, sa maîtresse est la géante Járnsaxa, ses fils sont Magni et Modi et sa fille Thrúd. Qui était clairement au bout de la fille quand ils ont donné les noms de dieux.

Valhalla La Halles des Massacrés. C’est la vaste chambre verte où les Vikings morts au combat finissent avant de passer au Ragnarök. Aucune légende ne mentionne si des canapés sont servis.

Yggdrasil L’Arbre du Monde qui connecte tous les royaumes de l’univers.

Dan Jolin

Traduction – 4 juin 2016