Mécontents de leur premier album, les Smiths savaient qu’ils devaient faire une déclaration sur son successeur. Et commentMeat Is Murder a atteint la première place et demeure leur disque le plus impressionnant, s’attaquant à l’injustice thatchérite et la racine carnivore de la violence humaine. Pour marquer son 30ème anniversaire, Barry Nicolson examine son héritage.

À la fin de l’année 1984, le paysage social et politique de la Grande-Bretagne ne reflétait pas complètement le cauchemar dystopique que George Orwell avait prédit 35 ans auparavant, mais nous n’en étions pas loin. L’année précédente, Margaret Thatcher venait d’être élue pour un second mandat ; outre-Atlantique, son homologue idéologue néolibéral, Ronal Reagan, venait de réussir le même exploit. Le 12 octobre, l’IRA a bombardé le Grand Hotel de Brighton durant la conférence du parti conservateur, manquant leur cible – Thatcher elle-même – mais tuant cinq personnes et en blessant 31 autres. Le chômage était à un niveau élevé record, et la grève des mineurs – menée par le syndicaliste en chef agitateur Arthur Scargill – entrait dans le neuvième mois de sa lutte vouée à l’échec. Quelle différence cela a fait ? Pour les Smiths – alors grandement définis dans l’imagination publique par l’ambiguïté sexuelle de leur chanteur, son amour des sous-entendus et leur fétichisation kitsch des icônes du cinéma britannique des années 1960 dévoilée sur leur premier album de 1984 – cela a fait toute la différence au monde.

Comme il a dit au Melody Maker plus tard, Morrissey sentait que le temps était venu “que quelqu’un s’ouvre le cœur et soit brutalement honnête, parce que je ne pense pas que ça n’ait été le cas depuis longtemps. Je voulais que les gens identifient leurs vies avec les Smiths. Regarder des groupes avec des mises en scènes éblouissantes m’ennuie vraiment, ainsi que tous ces merveilleux clips en Égypte ou n’importe. Je voulais que les gens s’identifient.

Sorti en février 1985, Meat Is Murder ferait mieux que cela : c’était une déclaration de rage, de principes et de conviction, une cristallisation de ce qu’étaient les Smiths. Il n’y aurait plus de sous-entendus, plus de zones grises. C’était l’établissements de leurs limites.

“C’était le défi décisif : Êtes-vous avec ou contre nous ?” dit le biographe des Smiths Simon Goddard. “Alors que le premier album était bien plus adulte et sexuel dans ses thèmes, celui-ci a touché dans le mille pour la fin impressionnable de l’adolescence : les professeurs sont des salaud, merde à la Reine, ne mangez pas d’animaux et comportez-vous bien dans les auto-tamponneuses. Il sonnait comme un groupe ayant un bal populaire tout en essayant en même temps de changer le monde, ce qui était ce que les Smiths savaient faire le mieux. Je maintiens toujours que Strangeways, Here We Come, c’est le sommet artistique, mais comme bombardement complet de Smiths joyeux, Meat Is Murder demeure mon préféré sur le plan nostalgique”.

“Il est difficile de le comprendre aujourd’hui, mais la grève des mineurs – qui a duré un an – est entrée dans tout”, se souvient Billy Bragg, qui, au cours de l’été 1984, rejoindra les Smiths à l’affiche du festival Jobs For A Change de la mairie de Londres. “On était soit d’un côté ou de l’autre, et la pop était devenue très politique. C’était la manière dont tu montrais que tu ne faisais pas de la musique pour les charts, que tu faisais quelque chose d’autre – quelque chose de plus vital”.

* * *

Contrairement aux vicissitudes de leur premier album, qu’ils ont enregistré deux fois avec deux producteurs différents, jamais entièrement satisfaits, le deuxième LP des Smiths se révélera être un projet bien plus direct. En tant que partenariat de composition, Morrissey et Marr étaient en synchronisation quasi subatomique, et la décision de produire eux-mêmes au lieu d’employer à nouveau John Porter (collaboration qui avait produit quatre tubes consécutifs dans le Top 40 et un album numéro 2), bien que prise par Morrissey lui-même, convenait parfaitement à Marr, qui entreprendra la majeure partie de la “production”. La seule autre personne qui sera présente en studio était Stephen Street, jeune ingénieur du son ambitieux qui avait travaillé avec le groupe sur leur single Heaven Knows I’m Miserable Now plus tôt cette année-là.

“J’ai été surpris d’être appelé”, se souvient Street, qui pensait que sa fenêtre d’opportunité avait été fermée en claquant quand il n’a pas été réinvité à travailler sur le single suivant, William, It Was Really Nothing. “J’ai trouvé John Porter avait fait un travail magnifique, mais le groupe avait pris sa décision. Ils voulaient faire l’album eux-mêmes, pour voir où ça les mènerait”.

Le premier endroit où cela les a menés, c’était les Amazon Studios de Liverpool, où l’enregistrement a commencé en octobre 1984. “C’était assez sombre, se rappelle Street. Je séjournais dans un hôtel à Manchester à l’époque, et tous les jours cette vieille limousine Mercedes blanche venait nous chercher, avec Kirkby au volant, ça nous prenait une heure environ. On était sur un grand et vieux complexe industriel où il y avait ce studio qui était en fait assez populaire à l’époque – Echo And The Bunnymen venaient d’enregistrer là-bas. Cela va sans dire que je n’étais pas très épris par lui, et je ne pense pas que le groupe non plus. Ce n’était pas un endroit très inspirant pour y venir tous les jours enregistrer un album. Bien sûr, c’était lugubre et gris et représentait le Nord de l’Angleterre, mais ça ne donnait pas l’impression d’être le genre d’endroit qui serait propice à faire quelque chose dont tout le monde serait heureux – certainement, je ne pense pas que Morrissey était très à l’aise là-bas. Le groupe avait un certain degré de succès à l’époque, et ils pensaient – à juste titre – qu’ils méritaient un environnement plus sympa pour y travailler”.

Street préférait travailler de manière organisée, huit à dix heures par jour en studio, ce qui convenait à Morrissey, qui était toujours impatient de rentrer à Manchester avant qu’il ne soit trop tard. Le leader n’avait jamais aimé John Porter et était grandement responsable de son évincement de la chaise de producteur, alors Street savait qu’il devait marcher sur des œufs, “toujours y aller doucement, mettre autant d’effort dans obtenir un son vocal que je le ferai pour un son de guitare ou de batterie. Morrissey n’était pas quelqu’un qui allait faire des prises vocales infinies : tu devais l’amadouer pour ça. Parfois, afin d’obtenir une prise supplémentaire, j’inventais que quelque chose n’allait pas avec la précédente – qu’il y avait eu un problème avec le micro, et que j’avais besoin d’une nouvelle version du couplet. Mais le gars performe en gros – il se met dans l’ambiance, et le fait. Je dirais que trois prises, au pire quatre, et c’était bon”.

Il manquait peut-être à Amazon une certaine ambiance – après quelques semaines, Street et le groupe ont décidé de déménager dans les environs plus agréables de Ridge Farm, studio résidentiel dans le Surrey – mais le travail là-bas progressait à une vitesse régulière. Parmi les premières choses qu’ils aient enregistrées se trouvait l’ouverture de l’album, The Headmaster Ritual, dont le contre-courant de guitares Rickenbacker deviendra la signature durable de Johnny Marr. Un autre morceau, Well I Wonder, a pu être un bénéficiaire direct du manque de charme miteux de Amazon. “J’ai  rencontré un mec qui m’a dit qu’il avait été ingé son là-bas, se souvient Simon Goddard. Apparemment, le studio souffrait d’une fuite dans le toit et à chaque fois qu’il pleuvait, ça gouttait à l’intérieur, tout comme on l’entend dans la chanson. Il soutenait mordicus que c’était de là que Morrissey avait eu l’idée de l’effet sonore”.

Quant à Marr lui-même, l’autonomie de produire le disque lui-même (“sans adulte autour”) s’est avérée plus revigorante qu’intimidante. “Johnny était assez enthousiaste sur tout à l’époque, parce qu’on avait l’impression de trouver des pépites à chaque session, dit Stephen Street. Ils se construisaient en tant que groupe et en tant qu’équipe d’écriture, et une fois qu’on y est arrivé, il était comme un gamin dans un magasin de jouets. Comme on était à peu près livrés à nous-mêmes, on pensait qu’il y avait une certaine liberté dans cette session – pour expérimenter, essayer des trucs”.

* * *

Quand il est sorti en février 1985, Meat Is Murder est devenu la réussite commerciale des Smiths, se plaçant au sommet des charts albums (la seule de leurs sorties à réaliser cela), déplaçant Born In The USA de Springsteen en cours de route. Sa pochette, pendant ce temps – capture du Marine américain Michael Wynn prise du documentaire de 1968 sur la guerre du Vietnam par le réalisateur Emile de Antonio Vietnam, année du cochon (le graffiti sur le casque était à l’origine “Make War Not Love”) – deviendra l’image la plus iconique de la carrière des Smiths. Tout était approprié : il y a un centre d’intérêt et une cohésion chez Meat Is Murder qui manquait au premier album du groupe. Si les autres albums des Smiths – et on peut même y inclure son successeur vénérable de 1986, The Queen Is Dead – donnaient l’impression d’être plus des compilations de chansons (certes magnifiques), Meat Is Murder était leur déclaration, manifeste en neuf points déclarant que le personnel et le politique n’étaient pas des concepts réciproquement exclusifs, mais symbiotiques.

La nature cyclique de la violence sert de thème conducteur de l’album. Qu’elle soit administrée par les “pervers bélligérents” des mortiers (The Headmaster Ritual), des voyous locaux équipés (Rusholme Ruffians) ou des parents autoritaires (Barbarism Begins At Home), la racine de la cause et le résultat final – du moins selon la Doctrine de Morrissey – sont toujours les mêmes. “Tout est complètement lié”, a-t-il expliqué à un panel de propriétaires de fanzines en mars 1985. “Tout se tisse et c’est en quelque sorte brodé pour ne faire qu’une seule image pourrie. Du moment que vous vous faites frapper enfant, comme cela est couvert dans Barbarism Begins At Home, la violence est la seule réponse… Je pense que tant que les êtres humains seront si violents envers les animaux, il y aura la guerre. Là où il y aura ce manque absolu de sensibilité en ce qui concerne la vie, il y aura toujours la guerre”.

Si la violence engendre la violence, ce n’est sûrement pas une coïncidence si l’album se finit par le son d’animaux de la ferme qui braient envoyés à l’abattoir tandis qu’une foule en adoration crie de joie et applaudit. C’est, semble dire Morrissey, le meurtre industrialisé de l’échelle d’Auschwitz ou de Dachau, commis avec la bénédiction et pour le bénéfice de vous – des bouchées de cruauté transformée, emballée et livrée sur la table de la cuisine, où tout le cycle pourri recommence. “Les paroles de Morrissey ne m’ont pas surpris, pas le moins du monde”, a dit Johnny Marr à Spin en 2012. “Certaines chansons du tout tout début étaient en fait plus radicales. Alors le titre phare, Meat Is Murder, par exemple, j’ai pensé, Est-ce que j’ai la totalité d’un album pour égaler ce genre de titre ? Mais tu y penses pendant 40 secondes, et puis tu passes à Ça va être vraiment intéressant !”.

L’esprit aiguisé de Morrissey et sa manière de trouver les citations vedettes avaient fait qu’il faisait partie des meubles de la presse musicale en 1984, presqu’au point de la surexposition, mais ses interviews – comme ses paroles – devenaient de plus en plus provocantes et politiques. Du bombardement de l’IRA à Brighton, il a remarqué – avec un mépris quasi insensible des morts de cinq personnes – que “le seul chagrin, c’est que Thatcher s’en soit sortie saine et sauve. Le chagrin, c’est qu’elle soit toujours vivante”. Quand on lui a demandé quelques mois plus tard s’il regrettait cette déclaration, il était absolument impénitent : “Non ! Je le dirai maintenant, je le dirai plus fort et je le dirai quand vous voudrez que je le dise”. Bob Geldof, le nouveau saint, pendant ce temps, était ridiculisé comme un “personnage nauséabond”, dont le single Band Aid, sorti en décembre 1984, était une forme de “torture quotidienne du peuple anglais” et “la plateforme la plus suffisante qu’il n’y ait jamais eu dans l’histoire de la musique populaire”. Comme il l’a dit peu après la sortie de Meat Is Murder, “Nous sommes très, très en colère. On est en colère contre l’industrie musicale. On est très en colère contre la pop. Et je pense qu’il est grand temps que quelqu’un dise quelque chose et que quelqu’un fasse quelque chose”.

* * *

Inévitablement, le plus grand sujet de discussion de l’album serait son intérêt pour les droits des animaux, que Morrissey a insisté dans Smash Hits que “ce n’est pas le slogan accrocheur du mois. Je suis follement sérieux à ce propos”. Il est devenu végétarien à l’âge de 11 ou 12 ans, inspiré par sa mère, et n’était pas le seul en Grande-Bretagne qui était très sérieux à propos de ce sujet. Durant l’enregistrement de l’album, le Front de libération des animaux a annoncé qu’ils avaient empoisonné les bars Mars de la nation pour protester contre Mars Inc. conduisant des expérimentations sur les carie sur des singes, donnant à la société des millions de bénéfices. L’affirmation s’est avérée être au bout du compte un canular, mais même si cela n’avait pas été le cas, il était temps de prendre de telles mesures, selon Morrissey, “parce que la manifestation polie, c’est inutile. Tu dois t’énerver, tu dois être violent, sinon quel est l’intérêt ? Il n’y a pas d’intérêt à manifester si la presse nationale, à la télé ou à la radio, ne t’écoute, ou si tu te fais battre par la police. Alors je crois en ces groupes pour les animaux, mais je pense qu’ils devraient être plus vigoureux et je pense que ce dont ils ont besoin aujourd’hui, c’est une personnalité nationale… Je pense qu’ils ont besoin d’une figure de proue très franche”.

Morrissey peut ou pas avoir été enclin à remplir le poste, mais le destin conspirera bientôt pour qu’il s’y mette. En juin de cette année-là, les Smiths ont tourné aux États-Unis, avec Billy Bragg et la drag-queen occasionnelle en première partie. Après un concert à Washington, le téléphone de la chambre d’hôtel du chanteur a sonné au milieu de la nuit ; au bout du fil se trouvait Dan Matthews, fan des Smiths du coin qui avait été au concert et qui cherchait à soutirer une interview pour Peta, groupe naissant de défense des droits des animaux qu’il venait de rejoindre. Bien qu’il avait refusé toutes les interviews sur la tournée, Morrissey a exaucé le vœu de Matthews, lui disant que “puisque c’est pour les animaux, je suis évidemment dans l’obligation de faire ça”.

Matthews est désormais le vice président de Peta et crédite Meat Is Murder d’avoir “mené une nouvelle ère” pour la sensibilisation des droits des animaux. “Avant l’arrivée des Smiths, explique-t-il, c’était principalement les femmes âgées, quelques hippies et quelques punks qui participaient aux manifestations pour le droit des animaux à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Quand on a fait l’interview avec Morrissey pour le magazine Student Action Corps For Animals, tout à coup, tout le monde était intéressé – tout le monde devait en avoir un exemplaire”.

* * *

Soutenue par l’ascension des radios campus américaines – où les Smiths passaient très souvent – la tournée américaine a été un succès retentissant, mais le manège d’encadrement du groupe, qui avait commencé avec la démission de leur manager original Joe Moss en décembre 1983, commençait à laisser des traces. Au cours de la majeure partie des années 1984 et 1985, diverses factions – tout d’abord la promoteur basé à New York, Ruth Polsky, puis l’animateur radio de Rough Trade Scott Piering, ensuite le manager de Madness Matthew Sztumpf – se bousculaient en coulisses pour pourvoir le poste, aucun en permanence, encore mois avec du succès.

“Scott Piering n’avait aucune histoire en tant que manager et je ne pense pas qu’il aurait été assez puissant ou expérimenté en tant que négociateur pour avoir du succès dans cette voie”, dit Johnny Rogan, auteur de Morrissey & Marr: The Severed Alliance. “Probablement, Matthew Sztumpf était un candidat plus prometteur et a travaillé avec les Smiths avec succès à quelques occasions, mais ses pouvoirs  étaient considérablement limités. Le terme manager intérimaire a été utilisé à l’époque, ce qui résume assez bien leur réticence à abandonner le contrôle. Je ne pense pas que Morrissey n’ait jamais été heureux avec le concept d’un manager dans le sens traditionnel”.

La relation du groupe avec Rough Trade se tendait de plus en plus également après la soi-disant mauvaise gestion du label des singles How Soon Is Now? et Shakespeare’s Sister, qui ont tous les deux déçu dans les charts. Le sort du deuxième a été un moment frappant (“Rough Trade a sorti le disque avec une quantité monstrueuse de défaitisme”, fulminait Morrissey). Au moment de la sortie de The Queen Is Dead en juin 1986, la situation se sera intensifiée en guerre froide totale.

Leurs plus grandes réussites artistiques étaient encore à venir, mais dans le monde expédié des Smiths, Meat Is Murder a marqué à la fois le début de leur phase impériale et le début de la fin. À partir de ce moment, les hauts seront puissants, mais les bas se révéleront désastreux.

*

DANS LEURS PROPRES TERMES

Morrissey “Je trouve que si les chanteurs populaires ne disent pas ces chose, qui alors ? On ne peut plus avoir foi dans les dramaturges, on ne peut plus avoir foi dans les stars de cinéma. Les jeunes ne s’intéressent plus à ces choses, ce sont des arts mourants. Si tu dis, Quel droit avez-vous ?, l’implication ici, pour moi, c’est que la pop est un art assez bas, qu’elle devrait être cachée, elle peut être là, mais ne disons rien de terriblement important”.
Johnny Marr “Est-ce que c’est le disque des Smiths de Johnny Marr ? Peut-être… J’explorais ce que je pouvais. Je me sentais vraiment libéré sur ce deuxième disque. La première période était finie – se faire connaître, apprendre à jouer sur scène, obtenir un label, une relation avec le public et puis ça a fonctionné. Et puis je me suis juste relevé les manches en pensant, Voyons ce qu’on peut faire !

*

LES DÉTAILS

Enregistré Hiver 1984 Date de sortie 11 février 1985 Label Rough Trade Producteurs Les Smiths Durée 39:46 Liste des titres The Headmaster Ritual ♦ Rusholme Ruffians ♦ I Want The One I Can’t Have ♦ What She Said ♦ That Joke Isn’t Funny Anymore ♦ Nowhere Fast ♦ Well I Wonder ♦ Barbarism Begins At Home ♦ Meat Is Murder Le saviez-vous ? Meat Is Murder a été l’un des facteurs de la décision de Thom Yorke de devenir végétarien au début des années 1990.

*

FAN CÉLÈBRE

Ian Brown “Mon morceau préféré des Smiths, c’est Barbarism Begins At Home parce que cette ligne de basse, c’est ce que Andy [Rourke] aurait joué à 14 ans. Le fait que Morrissey ait chanté avec son propre accent, c’est quelque chose. Évidemment, les paroles sont géniales. La manière dont il arrange ses chansons… personne d’autre n’arrange ses chansons comme ça. Il répète des lignes, mais chacune a une mélodie différente”.

*

UN EXPLOIT CONSISTANT

Comment Meat Is Murder a changé les protestations pour les protestations pour les droits des animaux

Dan Matthews, vive-président, Peta : “Après Meat Is Murder, Morrissey s’est tout à coup impliqué dans Peta de différentes manières. Quand on a fait le premier album Peta dans les années 1980, il y avait une chanson intitulée Don’t Kill The Animals, et dès que j’en ai eu une cassette, je l’ai donnée à Morrissey quand les Smiths étaient sur leur tournée The Queen Is Dead, et il a commencé à la passer avant de monter sur scène chaque soir pour susciter du soutien pour le disque – c’était quasiment comme faire leur première partie sur cette tournée. Il s’implique de manière très basique et il fait des choses, non pas pour la publicité, mais pour sensibiliser les gens – par exemple, on a participé à chacune de ses tournées, tenant des stands d’information dans les salles, ou passant des vidéos sur scène. Morrissey a fait de Peta quelque chose dans quoi d’autres groupes voulaient être impliqués, et cette première interview avec lui a été définitivement le début de Peta utilisant le pouvoir de la célébrité. Le fait que Morrissey se portait garant de nous aussitôt nous a vraiment fait percer”.

Traduction – 18 août 2016