Le deuxième film de la saga Divergente décolle, Richard Edwards découvre comment

Une chose marrante est arrivée à Divergente sur le chemin vers le grand écran. Alors qu’il était occupé à devenir la chose la plus proche pour rivaliser la couronne des Hunger Games comme reine des franchises SF pour adolescents, ses jeunes stars sont brusquement devenues très prisées à Hollywood. Ce n’est pas mauvais quand vous avez une suite, Divergente 2 : l’Insurrection, en cours de route.

Non seulement la demoiselle meneuse Shailene Woodley a donné suite à son rôle vedette d’héroïne Tris Prior avec un rôle mémorable dans le mélo adolescent à succès Nos étoiles contraires, mais Ansel Elgort était sa co-star dans Nos étoiles contraires ; Miles Teller a piqué le rôle de Mister Fantastique dans le reboot à venir des Quatre Fantastiques et a également attiré une sensation de saison des récompenses dans le rôle d’un jeune batteur dans Whiplash ; Zoe Kravitz va mettre le pied sur la pédale dans Mad Max: Fury Road ; et Jai Courney sera le nouveau Kyle Reese dans Terminator Genisys. Ce n’est pas mauvais pour un groupe de jeunes de 20 ans qui – bien que loin d’être des inconnus – étaient loin du box office à la mode quand ils ont signé pour l’adaptation sur grand écran de la saga de best-sellers littéraires de Victoria Roth.

“C’est exaltant”, dit la productrice Lucy Fisher à SFX. “On a maintenant fait deux films ensemble et on les connait vraiment bien. C’est palpitant de choisir des personnes qui s’avèrent être aussi talentueuses pour son propre film, et puis de les voir voler dans leur avenir avec le genre de travail qu’ils ont fait chacun. C’est la bonne partie. La mauvaise, c’est d’essayer maintenant de leur trouver un créneau horaire commun !”

AVENIR LUGUBRE
Rapide résumé pour tous ceux qui doivent encore choisir une faction. La trilogie de romans de Roth au succès phénoménal (DivergenteDivergente 2Divergente 3) est située dans un avenir post-apocalyptique où les autorités conservent l’ordre en séparant la populace en cinq factions basées sur leurs personnalités : Altruiste (les désintéressés – ils aiment un peu la fonction publique) ; Érudit (l’élite intellectuelle – ils aiment la technologie) ; Audacieux (les courageux – ils aiment les tatouages) ; Fraternel (les paisibles – tout pour une vie au calme) ; et Sincère (les honnêtes – ils vous le disent comme cela vient).

Dans le premier film, les tests d’aptitude obligatoires et approuvés par l’États de Beatrice Prior, “Tris”, ont révélé qu’elle était Divergente, possédant des attributs de toutes les cinq Factions – un non avec un N majuscule. Alors elle a quitté sa maison chez les Altruistes pour rejoindre le groupe des Audacieux, passant le film à apprendre les ficelles, formant une relation avec son instructeur Quatre (Theo James) et gardant son statut de Divergente secret du grand méchant loup du film, la leader des Érudits, Jeanine (Kate Wislet).

“Ils ont vécu 40 ans de vie en un an”, dit Douglas Wick en riant, co-producteur de Fisher et son mari dans la vie. “Alors Tris a commencé dans le rite normal de passage à essayer de découvrir qui elle est, où elle excelle, avec les problèmes d’identité conventionnels du rite de passage. Puis les choses commencent à se compliquer bien plus alors qu’elle découvre qu’elle est différente. Mais quand elle commence à découvrir qui elle est, voit ses deux parents mourir, doit tuer un ami proche, et voit le monde qu’elle connait se déchirer – c’est un événement aussi traumatisant qu’on puisse donner à une jeune femme”.

“Ouais, je pense que tout le monde est érodé par ce qu’ils ont vécu dans le premier film, ajoute Fisher. Les personnages sont tous bien plus compliqués. Le premier traitait en gros de se trouver et d’essayer de trouver sa propre identité, se séparer des parents et tout ça. Dans celui-ci, c’est, D’accord, j’ai mon identité. Maintenant, j’en fais quoi avec ? Quel genre de personne je vais être avec ? C’est le niveau suivant d’évolution en tant qu’être humain, et les choses ne sont pas si noires et blanches que ça”.

Divergente 2 : l’Insurrection s’ouvre avec Tris, Quatre (désormais révélé également comme Divergent) et un petit groupe d’alliés (dont le frère Érudit de Tris, Caleb – Elgort) en cavale des autorités. La figure de proue des Audacieux, Eric (Courtney), est maintenant le chien de garde de Jeanine et les pourchasse, tandis que leur statut de fugitifs les emmène dans des endroits que nous n’avions pas vu auparavant, étendant le monde de Divergente dans la tradition des toutes les bonnes suites.

“On n’a pas besoin de passer 10 minutes à expliquer toute l’organisation, et c’est un grand soulagement, raconte Fisher en riant. Dans le premier film, Tris est née et a grandi chez les Altruistes et puis elle passe chez les Audacieux alors on a en quelque sorte vu tout le truc, mais cette fois, on va chez les Fraternels, les Sincères et les Érudits. Alors on vit une toute autre manière de vivre et de penser”.

Nous rencontrons également tout un nouveau groupe – ou plus exactement, un groupe que nous ne savions pas en fait qu’ils en étaient un. Les Sans-Faction étaient partout dans le premier film, mais nous pensions que c’était juste des vagabonds qui erraient dans le Chicago du futur parce qu’ils n’avaient pas d’endroit où aller. Dans Divergente 2 : l’Insurrection, il s’avérera que c’est en fait un groupe plutôt bien organisé, mené par la petite nouvelle de la franchise, Naomi Watts dans le rôle de Evelyn – qui se révèle être la mère de Quatre. “C’est notre nouvelle méchante et un super ajout, déclare Fisher. C’est la source de nombreux problèmes pour Quatre, et quelqu’un à qui on ne peut pas vraiment tâter le pouls. Quelle est-elle vraiment… ?”

“De notre interaction avec les fans, on a découvert qu’il y avait vraiment une fascination pour les Sans-Faction, intervient Wick. Parce que les Sans-Faction, dans un monde encombré de règles, sont plus ou moins sans règle. Une partie du fantasme des Sans-Faction, c’est la liberté, la subversion, ne pas avoir de devoirs à faire. On a pris cela très au sérieux, même dans la construction du monde des Sans-Faction. De loin, ils semblent sans-abris, puis tu vois qu’ils ont dissimulé le fait qu’ils sont très bien organisés. On a dit en gros, comment montres-tu un monde caché derrière la ville, qui soit grandement fonctionnel ? Alors il y a beaucoup de dédales et chaque dédale que l’on voit est fabriqué à partie de bric-à-brac reconditionné des autres factions”.

NOUVEAU DÉPART
Avec le réalisateur de Divergente, Neil Burger, qui s’est écarté, Divergente 2 : l’Insurrection a un nouvel homme à la barre sous la forme de Robert Schwentke (Flight PanRedRIPD : Brigade Fantôme). “Robert avait deux qualités très fortes, explique Wick. D’abord, il est complètement fasciné par la psychologie. Quand il est arrivé, il était tellement fasciné par les problèmes auxquels Tris fait face, comment une personne qui avait eu autant de chagrin et de culpabilité réussit à continuer à vivre. Il est arrivé avec juste une pure fascination de comment quelqu’un survit à ce genre de traumatisme.

La seconde chose qu’il a apportée, c’était un instinct extraordinairement visuel. Il était vraiment intrigué par l’outil que Veronica crée pour voir en quelque sorte de manière dramatique la vie intérieure de quelqu’un. Quand tu parles de choses comme les paysages de la peur ou ces simulations pour voir quelle est ta nature – combien tu es Érudit, combien tu es Fraternel – pour les faire en tant que scènes d’action vives, il est arrivé avec des idées visuelles éblouissantes. Mais ce qui était génial, c’est que c’était toujours lié à la psychologie. On a eu trop de réalisateurs qui arrivaient et qui étaient soit trop dans la psychologie ou trop dans les effets spéciaux qui ne trouvaient pas racine dans le caractère. Il est vraiment arrivé avec un très grand nombre d’idées et de vision sur les deux fronts”.

Ces voyages dans l’esprit des personnages – qui formaient un rôle clé dans Divergente avec les défis d’initiation que les Audacieux en herbe devaient affronter – fera à nouveau partie du mélange, même s’il y aura de nouveaux rebondissements. “C’est bien plus viscéral, bien plus visuel, dit Wick. Une des choses qu’on a pu faire, juste pour être fidèle à l’histoire, c’était que les anciennes simulations sont faites en dehors des Audacieux, alors tout était de la technologie basse appropriée. Maintenant qu’on va dans les laboratoires chez les Érudits, on peut se permettre bien plus de choses – et on en profite pleinement”.

On dirait également que les éléments SF du film vont être poussés cette fois-ci. Tout d’abord, il y aura un nouveau MacGuffin qui n’apparaît pas dans les livres, étant donné que Jeanine est obsédée par une boîte qui pourrait contenir le secret de la naissance de la société fondée sur les factions à partir des ruines de l’ancien monde…

“Dans le point culminant du livre, Tris et Quatre trouvent un message, explique Wick. Ce qu’on a fait, en gros, c’est prendre l’idée de Veronica et essayer de l’adapter dans quelque chose qui fonctionnerait mieux pour un film. La permission qu’on a prise, c’était d’entrer dans la pièce à la fin du livre, alors Tris doit affronter ses démons. On a fait de l’ouverture de la boîte non pas une scène, mais plusieurs”.

“C’est un principe d’organisation qui n’était pas dans le livre, que Veronica aime, dit Fisher. Jusqu’ici, les fans ont dit, Ouais, j’ai plus compris comme ça. Mais on verra”.

Garder les fans heureux, c’est l’un des plus gros défis du film. Ils aiment les livres, débattant sur de menus détails à un tel degré que tout faux pas pourrait être écrasé par la blogosphère.

“On essaie de rester fidèles à l’essence, dit Fisher. On traite les fans comme nos partenaires à bien des égards, on les respecte et on les invite dans le processus un petit peu – parce qu’on ne veut pas les décevoir. Ils comprennent la matière aussi bien que n’importe qui. Mais il y a toujours un groupe de fans qui ne veut rien du tout changer. Ils écriront des pages sur comment la couleur des cheveux de Tris n’était pas comme ils l’avaient imaginée. C’est un monde intéressant !”

“L’autre chose à laquelle on est très attentifs, c’est – et c’est une chose très peu cynique – quand on dit 33 millions de livres vendus, à moins d’être crétin, on dit que Veronica a puisé dans quelque chose, ajoute Wick. Elle articule quelque chose de puissant dans la culture. Fréquemment, on revient en arrière et on se demande pourquoi tous ces gens veulent acheter les livres ? Ils diront peut-être que c’est parce que la couleur des cheveux de Tris est rousse, mais alors on doit utiliser son bon sens pour dire, non, ce n’est probablement pas ce qui les a excités. Il est plus probable que c’est parce que Veronica est une raconteuse d’histoires extraordinaire”.

L’histoire ne s’arrête pas là, bien sûr, et Schwentke reviendra réaliser Divergente 3 : Au-delà du mur (inévitablement, le dernier livre est séparé en deux) quand le tournage commencera cet été. “Les challenges sont énormes, admet Wick. Sur Divergente 2 : l’Insurrection, on croit qu’on continue à mieux explorer les personnages, et à rendre le récit captivant. On est très conscients que chacun des deux prochains films doivent continuer à avancer sur le plan créatif. On doit voir plus d’aspects fascinants du personnage. Ça doit devenir plus captivant sur le plan visuel avec plus d’effets révolutionnaires. Il faut juste que tout soit mieux que la dernière fois, ou certainement les personnes impliquées seraient déçues”.

Divergente 2 : l’Insurrection sort le 20 mars. La saga des livres Divergente par Veronica Roth est disponible chez vos libraires et en livres électroniques.

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MOMENT SHAI
Tête à tête avec Shailene Woodley

Comment a évolué Tris depuis le premier film ?
Quand on la rencontre pour la première fois, elle est très naïve et n’a pas été exposée au monde. Elle apprend des choses pour le premier film et doit trouver des forces dont elle ignorait l’existence. Dans ce film, elle en a vu déjà de toutes les couleurs, et elle sait comment se battre. Alors elle est bien plus forte et elle a beaucoup d’énergie émotionnelle pour l’emmener dans la prochaine étape de son combat contre Jeanine.

On dirait qu’il y a plus d’action dans Divergente 2 : l’Insurrection
Ouais, il y a beaucoup plus d’action. Le monde était juste plus grand. Les séquences d’action dans le premier film font peut-être deux minutes. Dans celui-ci, elles font genre sept ou huit minutes. Filmes sept ou huit minutes de ce type de chose, c’est environ deux semaines de travail. À cet égard, on s’amusait beaucoup. Le premier film, c’était plus des séquences de combat et de chorégraphie. Celui-ci, c’était plus des câbles et du Parkour, grimper, courir et sauter de trucs.

Combien d’entraînement tu as fait pour obtenir la forme ?
On s’est entraînés tellement pour le premier, et puis j’ai fait Nos Étoiles contraires et j’ai perdu toute ma masse musculaire et beaucoup de poids. Alors revenir sur cette franchise, ça a été sympa parce qu’on s’est remusclés. J’ai beaucoup de chance : je suis athlétique de nature. Pour moi, je trouve ça drôle de retrouver la forme et de me tester sur le plan physique.

Avec Divergente et nos Étoiles contraires qui sont des succès, cela a été une grande année pour toi. Est-ce que leur succès a changé ta vie ?
Ouais, ça a définitivement affecté ma vie parce que je suis plus occupée. Mais à part ça, pas tant que ça. Sur le point de vue de ma carrière, j’ai définitivement plus d’opportunité aujourd’hui de faire de plus petits films qu’avant je ne pouvais faire, ce qui est génial. Mais en ce qui concerne tout le reste, pas tant que ça.

Il y a beaucoup de simulations fantastiques dans les films Divergente. Apprécies-tu l’opportunité d’aller à des endroits où tu ne pourrais aller dans la plupart des films ?
C’est toujours marrant de faire des simulations et d’autres trucs dans le genre. En tant que cinéaste, tu dois obtenir un sentiment de : “On n’a jamais vu ça auparavant, alors tout peut se passer”. Mais en tant qu’acteur, je veux m’assurer qu’elles semblent réelles et très réalistes. Quand on rêve, on a l’impression que c’est réel. Tu te réveilles et tu sors, “Oh mon dieu, j’ai combattu une araignée géante la nuit dernière”, parce que c’était si réel. Alors pour toutes les simulations, je voulais m’assurer que Tris trouvait que ça arrivait réellement.

Les fans de Divergente sont très passionnés. Comment as-tu trouvé l’interaction avec eux depuis que tu joues Tris ?
Honnêtement, je ne sais pas trop parce que je n’interagis pas vraiment avec les fans – j’évite les médias sociaux et la seule fois que je les vois vraiment, c’est lors des avant-premières. Mais on veut évidemment maintenir l’intégrité des livres et notre fidélité à l’histoire.

Comment te sens-tu à propos de revenir jouer Tris pour les deux films adaptés du troisième livre ?
Je me sens bien. Je suis excitée de lire le scénario. Même si je sais de quoi parle Divergente 3, je ne sais pas combien ils vont être fidèles au livre ou s’ils vont le changer beaucoup. Alors je suis la marche aussi, comme le public.

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PUISSANCE QUATRE
Theo James parle de Quatre dans la deuxième partie

Ressembles-tu beaucoup à Quatre dans la vraie vie ?
J’aime tabasser les gens [rigole] ! Je pense qu’il est probablement plus coincé que moi. J’espère. Il est un peu endommagé, je pense qu’on dirait, et probablement beaucoup plus nerveux dans un sens. J’aime jouer ce personnage parce qu’il y a un calme chez lui que je trouve toujours intéressant, même dans les livres. C’est marrant de revenir à lui.

Quatre a BEAUCOUP de tatouages. As-tu été fatigué de les mettre tous les jours ?
Oui. J’ai même pensé les faire pour de vrai, juste pour ne plus subir le processus de maquillage – parce que tu les fais tous les jours pendant cinq mois et demi, ça devient un peu lassant à la fin. Celui sur le dos, ça va parce qu’on ne le fait que pour des scènes spécifiques. Mais à la fin, je disais, “Je pense qu’il devrait porter des trucs avec des cols hauts constamment. Il devrait ressembler à un prêtre qui porte des cols roulés des années 1960 ou quelque chose dans le genre !”

Maintenant que tu es impliqué dans une grande franchise, dois-tu faire plus attention aux autres rôles que tu choisis ?
Tu dois en quelque sorte faire des choix intelligents. Tu fais des films et les options flatteuses faciles arrivent, mais ce ne sont pas nécessairement les meilleures pour la longévité de ta carrière. Tu dois être fort et dire non à certains trucs, et puis essayer de manière agressive d’obtenir des choses qui vont être meilleures pour toit à long terme. Au bout du compte, je suis un acteur. Tu vas faire ça pendant des années, tu espères.

Est-ce que les personnes qui te remarquent à cause des Boloss sont différentes de celles qui te reconnaissent de Divergente ?
Ouais, définitivement. C’est marrant d’être acteur. Parfois la chose pour laquelle quelqu’un te reconnaît, c’est l’inattendu, ce qui est marrant d’un côté. Ce pourrait être même ton tout premier rôle, ou quelque chose que tu avais presque oublié avoir fait. Mais oui. Si tu rentres dans une pièce, tu peux dire d’où les gens te connaissent.

Traduction – 10 septembre 2016