Doctor Who est revenu sur nos écrans il y a 10 ans – et est devenu un phénomène. Revenons en arrière et célébrons…

“Tu veux venir avec moi ?”
Cela fait une décennie depuis qu’un homme aux cheveux coupés ras vêtu d’une veste en cuir usée ait demandé une réponse à cette question. Une décennie depuis que Doctor Who ait réclamé son statut de vedette de la SF britannique, renée comme télévision hebdomadaire après des années d’oubli culte. Une décennie durant laquelle les samedi avaient finalement à nouveau du sens.

Dix ans. Quatre (cinq ? six ?) Docteurs. Six (sept ? huit ? neuf ?) compagnons. 117 épisodes. 5661 minutes (plus ou moins les minisodes Tardisodes, TorchwoodThe Sarah Jane AdventuresDoctor Who Confidential, les Proms occasionnelles et la secousse occasionnelle dans le continuum espace-temps). SFX a été là tout le temps, d’un e-mail d’une excitation inattendue de la part de Russell T Davies, le jour avant l’annonce officielle du retour de la série – “Doctor Who. Ça revient ! C’est moi !” – au moment où nous avons passé les portes usées du TARDIS du Douzième Docteur (c’est plus gallois à l’intérieur…)

Nous avons pillé nos archives d’interviews pour présenter ceci, l’histoire de la seconde chance de Doctor Who : les entreprises risquées, les victoires, les bleus. Elle est racontée par les gens qui l’ont faite, avant que tout se soit fossilisé dans l’histoire. Certaines parties sont avec surprise spontanées. Tout est honnête. Ce sont des dépêches de la première ligne de la télé.

Comme le Docteur nous l’a promis, c’est “le Voyage de toute une vie”.

Mise en boîte
SFX a joué un rôle petit mais crucial dans la résurrection de Doctor Who. En 2004, nous avons joué les entremetteurs, mettant l’artiste de BD pro, Bryan Hitch, en contact avec Russell T Davies. Hitch est devenu l’artiste conceptuel officiel de Who et, en collaboration avec le chef décorateur Edward Thomas, a rêvé d’un nouveau TARDIS pour le XXIème siècle…

“La chose cool dont tout le monde voulait parler, c’était comment allait être l’intérieur du TARDIS, se souvient Hitch, dix ans plus tard. Eh bien, ce n’est pas exactement vrai. On savait que ça devait ressembler au TARDIS ou être reconnaissable comme la même chose, on ne savait juste pas jusqu’à où on pouvait aller pour le rafraîchir. On adorait tous le décor du téléfilm mais on savait qu’on ne pouvait se permettre quelque chose comme ça, malheureusement. C’était un tout nouveau territoire pour la BBC : ils avaient fait Doctor Who avec très peu de moyens pendant si longtemps et ils voulaient que ceci lutte contre le meilleur de la télé SF américaine mais le pont de l’Enterprise vaut des millions et on avait 3 francs 6 sous.

“Il y a eu, pendant un moment, une conversation très sérieuse à propos de ne pas avoir d’intérieur du TARDIS, le laissant comme un mystère, mais on a persévéré avec l’idée d’en concevoir un de toute manière. Un énorme. 3 francs 6 sous, ça va loin, après tout.

“Ma première pensée avant même de rencontrer RTD était Un grand dôme et plusieurs niveaux avec la console au centre de la pièce. C’est une pensée qui est restée dans chaque version jusqu’ici et même si l’entrepôt utilisé à l’origine pour le premier studio veut dire qu’on devait perdre les niveaux inférieurs et la mezzanine, c’est super que la version actuelle ait pu faire tout ce qu’on ne pouvait pas. Inspiré par l’œuvre de l’architecte Santiago Calatrava, ce premier décor de TARDIS, malgré tous ces compromis, est toujours mon préféré et le voir comme œuvre de musée dans la géniale Doctor Who Experience a été une expérience véritablement douce amère. Dix ans. Comme c’est merveilleux !” Nick Setchfield

RUSSELL T DAVIES
“Je ne veux pas faire de parodie. Un bon drame solide, c’est ça que je veux faire. Vous faire rire, vous faire pleurer… Ça doit être bien écrit, ça doit être marrant, ça doit être excitant, ça doit être accessible”.
SFX 111 DÉCEMBRE 2003

RUSSELL T DAVIES
“Je doute que ce sera une Année Zéro. Personne n’a mentionné ça. Je ne vois pas le besoin d’un reboot complet. Cependant, la chose merveilleuse, c’est que tout peut arriver. Je pourrais écrire ce premier scénario et décider que l’Année Zéro, c’est la seule chose qui puisse faire fonctionner une nouvelle saison. Là maintenant, toutes les options sont ouvertes”.
SFX 111 DÉCEMBRE 2003

JULIE GARDNER, PRODUCTRICE EXÉCUTIVE
“Je suis ravie que Christopher [Eccleston] sera le nouveau Docteur. Christopher est, tout d’abord, un magnifique acteur. Il est énergique, passionné, professionnel et instinctif. Et voici ce qui est génial depuis que la nouvelle a éclaté – je vais pouvoir sortir sans me faire poursuivre pour un scoop !”
SFX 117 MAI 2004

RUSSELL T DAVIES
“Avec le recul, on aurait dit que Billie [Piper] était le choix évident depuis le début. Ne nous voilons pas la face, si tu castes une jeune Britannique dans un premier rôle alors Billie, c’est le nom le plus chaud du coin. Et Doctor Who l’a eue ! Mais aucun d’entre nous ne casterait quelqu’un simplement à cause de la hype – et je suis sûr que Billie aurait vu notre jeu en une seconde. En fait, c’était bizarre de rencontrer Billie pour la première fois ; les tabloïdes avaient déjà vendu son nom mais on ne se connaissait pas du tout !”
SFX 120 AOÛT 2004

RUSSELL T DAVIES
“Dans le tout premier brouillon du scénario, j’ai fait référence à une veste en cuir, juste comme suggestion vague, mais après avoir quitté Lucinda Wright, notre costumière, et Doctor Who lui-même. Et je l’adore – cette veste semble usée, marquée par le temps, confortable et un peu sexy aussi. Je crois comprendre que certains fans sont scandalisés par elle. Les pauvres ! Dis-leur de se calmer. C’est trop tard”.
SFX 122 OCTOBRE 2004

RUSSELL T DAVIES
“On ne peut tomber dans le piège de penser que toute la nation va ouvrir ses bras à la science-fiction. On sait automatiquement que le premier épisode sera sur Rose et comment elle rencontre le Docteur. Alors on sait que dans les 30 premières secondes qu’elle va être effrayée et que quelque chose de science-fiction va arriver. Mais je sais que si la chose de science-fiction avait été une tentacule, il y aurait eu des gens qui penseront, Oh, c’est idiot, et feront demi-tour. Alors il n’y avait pas d’autres choix que les Autons. On pense oh, je pourrais inventer quelque chose comme ça, mais ça ne serait pas aussi bon. On n’a pas besoin d’avoir vu Doctor Who avant mais tout le monde ressemble à une poupée de porcelaine et trouve ça effrayant”.
SFX 128 MARS 2005

RUSSELL T DAVIES
“Christopher Eccleston a regardé les Serres de Weng-Chiang et il est revenu en disant, Waouh, Tom Baker est tellement génial !”.
SFX 129 AVRIL 2005

RUSSELL T DAVIES
“On ne va plus avoir peur d’un alien parce qu’ils passent tous les dimanches après-midi à 17h dans Andromeda ou Stargate. Il y en a un millions de ces séries. Dans la vieille époque de Doctor Who, y’avait que ça”.
SFX 129 AVRIL 2005

RUSSELL T DAVIES
“Ça passe un samedi soir et c’est un créneau vivant, rapide et coloré. C’est pourquoi je m’en tape le coquillard de ce qu’on pense du logo, il est excellent quand il vole vers l’écran. Il est gros, audacieux et dramatiquement énorme. Il est quasiment exagéré. C’est là où on joue. On n’est pas à 21h sur BBC Two”.
SFX 129 AVRIL 2005

CHRISTOPHER ECCLESTON
“Il y a eu des milliers de textos et d’e-mails entre moi et Russell T Davies durant sa réalisation. Dans un premier, Russell a dit, Comment tu fais pour jouer ça ? Parce que je trouve ça difficile à écrire. Puis il a dit, … parce qu’il est juste dans le moment, hein ? Et j’ai pensé : C’est ce que je vais être : éternellement dans le moment”.
SFX 131 JUIN 2005

CHRISTOPHER ECCLESTON
“Tu ne peux avoir de vie. Tu ne peux avoir de vie sociale. C’est comme avoir un TARDIS dans ton crâne et à chaque fois que tu ouvres la bouche, tu vois un TARDIS. Il y a eu des jours où j’avais du psoriasis, de l’eczéma. Mon visage a enflé dans l’épisode avec le Dalek – je paraissais littéralement défiguré de fatigue”.
SFX 131 JUIN 2005

SIMON PEGG
“Chris est un genre particulier d’acteur et peut-être que toutes les implications du rôle ne l’ont frappé qu’après les faits et ça lui a fait peur. C’est compréhensible”.
SFX 131 JUIN 2005

RUSSELL T DAVIES
“N’est-ce pas génial ? De la voir marcher ? N’as-tu jamais pensé que tu verrais ce jour arriver ? Combien s’attendaient à ce qu’elle échoue ? On a besoin de s’accrocher à ce nouveau public et ne pas le prendre pour argent comptant. Ne nous voilons pas la face, s’ils font un Coronation Street le samedi, et ce n’est pas une idée si folle que ça, alors on aura des problèmes”.
SFX 132 JUILLET 2005

RUSSELL T DAVIES
“Quel genre d’histoires voulons-nous raconter dans la deuxième saison ? De grosses histoires de mimes lesbiennes”.
SFX 132 JUILLET 2005

STEVEN MOFFAT
“La première fois que j’ai vu [David Tennant], c’était dans Blackpool. J’ai envoyé un e-mail à Russell, en disant, C’est le Dixième Docteur. Avant que vous dites que je suis intelligent, Russell a répondu – avec lassitude, je pense – Tu n’es pas la première personne à dire ça. En fait, tu es la quatrième”.
SFX 132 JUILLET 2005

RUSSELL T DAVIES
“On n’aurait jamais ramené Sarah Jane et K-9 la première année. Ça aurait envoyé les mauvais signaux, en disant qu’on joue sur la nostalgie. Mais puisqu’on a une deuxième saison, c’était une chose pour laquelle j’avais une confiance absolue”.
SFX 142 AVRIL 2006

DAVID TENNANT
“Ce dont je me suis enfin rendu compte quand j’ai commencé à faire ça, c’était les différentes sortes de notions fantastiques qu’on pouvait avoir à propos de ça – des notions fantastiques. Quand tu dois prendre de véritables décisions à ce propos, c’est une chose différente. Les acteurs disent souvent que la meilleure chose à propos d’obtenir un boulot, c’est le coup de fil qui te dit que tu l’as, parce que à ce moment, ce n’est que du potentiel, et ça pourrait être tout”
SFX 143 MAI 2006

DAVID TENNANT
“Est-ce que c’est à la mode d’être mince ? Eh bien, c’est ce que j’apporte alors ils sont en quelque sorte coincés avec ça. Alors on a pensé qu’on pourrait tout autant en faire une vertu plutôt que de combattre ça. J’ai toujours été mince comme un clou alors on pourrait tout autant l’accepter. Certainement que porter les Converse avec [le costume] était quelque chose sur quoi j’étais catégorique depuis le premier jour. Beaucoup pensaient que c’était une idée terrible mais je pensais que ça enlèverait le sort de porter un costume. Ça arrête de ressembler à l’homme en costume, qui peut être un peu imposant. Le truc chez le Docteur, c’est cet éclair d’anarchie qui le traverse”.
SFX 143 MAI 2006

DAVID TENNANT
“[Le Docteur et Rose], c’est une histoire d’amour sans la baise !”
SFX 143 MAI 2006

RUSSELL T DAVIES
“J’ai beaucoup jonglé dans ma tête, en pensant Attention au chemin que tu prends qui t’éloigne du chemin sur lequel tu devrais être, qui est plus sombre ; regarde la fin de Adieu Rose, qui est la scène la plus triste au monde, ou le Docteur assassinant les enfants de la Racnoss, qui est très, très sombre. Mais tu peux exclure des téléspectateurs si tu ne te souviens pas du chemin original sur lequel tu étais. Alors je l’ai allégé un peu. J’ai dit, N’allons-pas sur ce chemin tragique de héros”.
SFX 155 AVRIL 2007

RUSSELL T DAVIES
“J’aurais pu faire [du nouveau compagnon] un extraterrestre, ou une autre Seigneur du Temps mais pour le moment – tant que je serai là, je pense – le format, c’est : une femme des temps modernes. Il y a eu une demi-journée où Martha aurait pu être une demoiselle victorienne, parce que j’aimais la manière dont Madame de Pompadour [de la Cheminée des temps, saison 2] comprenait le monde du Docteur. La tête de Jane Tranter [directrice de la fiction à la BBC] quand je lui ai proposé ! Non, a-t-elle dit, et elle avait raison. On a toutes ces petites filles qui regardent et qui sont accros, alors on espère que ce sera pareil avec Martha”.
SFX 155 AVRIL 2007

FREEMA AGYEMAN
“Quand j’ai découvert que j’avais le boulot, j’ai pensé, D’accord, j’ai besoin d’approfondir ma connaissance de Doctor Who rapidement. Je me souviens d’avoir lancé une recherche sur internet et tout a fait BANG ! Je ne pouvais absolument pas bourré toutes ces informations dans ma tête !”
SFX 156 MAI 2007

RUSSELL T DAVIES
“Les doutes sur [Catherine Tate] aussi loin que je puisse voir, sont fondamentalement stupides. Ils disent qu’elle va crier tout le long du truc. Ils disent qu’elle a crié tout le long du Mariage de Noël. Non, ce n’est pas le cas. Littéralement, factuellement, sans question d’opinion, non, ce n’est pas le cas. Et il s’est terminé par ce que je pense être l’une des plus belles scènes qu’on n’ait jamais tournées, avec les deux dans la neige devant le TARDIS. Alors comment je commence même à engager le dialogue avec ça ? Je ne suis pas contre les opinions, et je m’en fiche si les gens n’aiment pas des trucs, mais là, on parle d’opinions qui sont littéralement, factuellement, fausses. Ça donne du grain à moudre aux tabloïds. Mais ils sont déjà passés par cette phase de descente de Doctor Who de toute manière, ce qui est complètement naturel. C’est ce qui arrive quand tu as du succès”.
SFX 168 AVRIL 2008

RUSSELL T DAVIES
“Tu te diriges vers la mort, en fait. Est-ce que [le Docteur] veut mourir ? Personne ne veut mourir. En dehors de la série, les téléspectateurs savent tous qu’il va mourir. Alors c’est plutôt merveilleux, en fait, de pouvoir entretenir ça. Je suis impatient de voir David jouer ça ; je ne l’ai pas vu auparavant et je ne sais pas comment ça va se goupiller, parce que c’est nouveau. Bon Dieu, je suis impatient de l’écrire ! Je vais être si heureux !”
SFX 181 AVRIL 2009

DAVID TENNANT
“J’étais détermine à ne pas être contrarié. Mais j’ai un peu pleuré contre toute attente [rit]”.
SFX 189 DÉCEMBRE 2009

RUSSELL T DAVIES
“L’écriture, c’est toujours difficile, soyons honnêtes, mais quand on en est venus aux derniers moment, les dernières scènes, je volais. Dans ma tête, j’avais tout prévu, la nourriture que je mangerais et la musique que j’écouterais. J’ai pensé que je danserais sur mon balcon. Et puis quand on y arrive, ce n’est pas du tout comme ça. Tu le finis, tu l’expédies, il y a des problèmes au boulot ce jour-là, quelque chose d’autre se passe, tu regardes Coronation Street, tout est normal. Je l’avais vraiment développé pendant des années dans ma tête, à penser combien ce jour serait excitant, mais la vie continue, n’est-ce pas ? [rit] Est-ce que 2005 me semble très loin ? J’ai l’impression que c’était il y a un million d’années”.
SFX 191 FÉVRIER 2010

STEVEN MOFFAT
“L’une des choses que Doctor Who a fait tout au long de sa vie, c’est de complètement se renouveler périodiquement, et pour aucune raison particulière que le pur plaisir. Ce n’est pas une coïncidence si une série qui a fait ça dure depuis plus de 40 ans, parce que c’est comme ça qu’on survit. On survit en changeant dans l’intérêt du changement”.
SFX 193 AVRIL 2010

STEVEN MOFFAT
“Ça m’a demandé longtemps pour dire oui. J’ai des choses que désormais je n’écrirai jamais parce que Doctor Who est un tel blizzard. Je pense que ça aurait été une chose très, très difficile à refuser, et tu te serais inquiété d’être un vieil homme, n’est-ce pas ? Tu aurais pu penser mener accidentellement la vie de quelqu’un d’autre si tu avais dit non”.
SFX 194 MAI 2010

MATT SMITH
“Le fait que je sois plus jeune, le fait que mon âme soit différente, que mon énergie soit différente, que mon histoire soit différente, tout ça s’ajoute à une sorte différente de Docteur. C’est un rôle qui permet de révéler tout de toi, chaque facette. J’espère qu’il sera riche et foisonnant, mais ce n’est pas quelque chose que j’ai assez analysé pour avoir un Il est ça ou encore ça définitif. Parce qu’il change tous les jours pour moi”.
SFX 194 MAI 2010

STEVEN MOFFAT
“Tu penses simplement, Oui, il va être l’une des personnes à jouer Doctor Who, hein ? Je pense toujours que c’est une sorte de caricature Bo’ Selecta d’un bel homme – on s’insulte tout le temps, tout va bien ! Il est remarquablement beau mais c’est une version dessin animé de la beauté avec cette grande mèche ! La première fois qu’il est venu, c’était à ça qu’il ressemblait et tu penses simplement, Tu es le Docteur, un point c’est tout”.
SFX 194 MAI 2010

KAREN GILLAN
“[Amy et le Docteur] ont cette relation dynamique vraiment forte, ces deux personnes qui brûlent vraiment quand ils se rencontrent. Son côté romantique n’est pas vraiment le moteur de leur relation, et ça ne sera jamais la raison principale pour laquelle ils sont ensemble. Je pense qu’ultimativement, ce sont juste deux personnes de la même trempe, qui sont à la fois des aventuriers et des âmes perdues qui se trouvent l’une l’autre”.
SFX 196 JUILLET 2010

MATT SMITH
“Le Docteur est une référence constante, chaque jour. Quand je suis stressé par quelque chose, un appel, un e-mail ou peu importe, je pense, Bon Dieu, juste essaie d’être plus comme lui… Essaie d’approcher ta vie comme lui. Et essayer d’être gentil avec les gens, d’être sympathique envers les gens. Il donne toujours aux gens une chance. Et j’ai vraiment beaucoup appris sur moi-même en le jouant, parce que quand tu passes du temps avec quelqu’un qui est si bon, et à réfléchir à ces motifs et ces manières – parce que c’est ce que tu fais en tant qu’acteur – finalement, tu commences à développer des pensées et c’est là que tu sais que ça marche, parce que les pensées commencent à arriver de leur propre chef. Alors je ferai une scène sur le tournage, et j’apprendrai mes répliques, et j’aurai des pensées que je ne contrôle pas, qui arrivent simplement… Les pensées du Docteur… et ça mijote. C’est là que tu sais”.
SFX 203 JANVIER 2011

MATT SMITH
“Il n’y a pas d’autre boulot au monde, aucun autre rôle, où tu rentres dans une pièce comme un bout de velours. Ou Monsieur Doux ou n’importe. Tout le monde dirait, Pourquoi James Bond marche comme s’il était taré ? Mais on pardonnerait ça au Docteur, parce que son énergie est tellement folle et maniaque, et tout passe. Comme c’est merveilleux de pouvoir rentrer au milieu d’une pièce et de marcher bizarrement. C’est un tel privilège de le jouer”.
SFX 208 JUIN 2011

STEVEN MOFFAT
“Ne penses-tu pas que c’est bien que la télévision te force à la fermer et payer attention ? Et non, tu ne devrais pas tweeter pendant, putain…”

STEVEN MOFFAT
“Tous les compagnons doivent avoir une vie finie au sein de Doctor Who. Ils ne peuvent en faire partie. Le fait que Karen et Arthur ne soient plus là me manque, c’est si bizarre. Quand on a tous commencé ensemble, on aurait cru que l’avenir était finalement arrivé. On se n’attend pas à ce que l’avenir devienne le passé, on ne s’attend pas à ce qu’il devienne quelque chose dont tu es nostalgique aujourd’hui”.
SFX 226 OCTOBRE 2012

JENNA COLEMAN
“Matt a toujours dit que c’était une question de trouver physiquement son rythme. C’est une série plus chorégraphiée que tout sur quoi j’ai travaillé avant. D’une manière, tout ressemble à une danse, et le moment où on a commencé à danser ensemble et celui où on a trouvé ce rythme, c’est là où ça a marché”.
SFX 233 MAI 2013

STEVEN MOFFAT
“C’est très rare dans Doctor Who où l’histoire arrive au Docteur. Elle arrive aux personnes qui l’entourent, et il apporte son aide – c’est le héros qui arrive pour sauver tout le monde de l’histoire de la semaine. Dans celle-ci, il est l’histoire de la semaine. C’est le Jour du Docteur. C’est son jour le plus important. C’est son moment le plus important. C’est celui dont il se souviendra”.
SFX 241 DÉCEMBRE 2013

STEVEN MOFFAT
“Peter [Capaldi] a dit : C’est tout ce que je voulais, c’est énorme pour moi. Je veux juste être Doctor Who. On a besoin de quelqu’un qui le chérisse, qui l’aime et qui le prendra autant, voire plus, au sérieux que personne”.
SFX 243 FÉVRIER 2014

PETER CAPALDI
“Parfois je n’arrive pas à trouver le sommeil parce que je suis excité par ce que je vais faire ! Je me sens toujours un peu coupable qu’on puisse me permettre de m’amuser autant à ce moment de ma vie. c’est très exigeant – il y a beaucoup à faire, mais c’est le meilleur boulot au monde”.
SFX 252 OCTOBRE 2014

Traduction : 14 décembre 2016

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