La soif de survivre
3,5/5 BONUS 4/5
Date de sortie : 9 février
2014 | -12 | Blu-ray/DVD
Réalisateur : Wes Ball
Distribution : Dylan O’Brien, Thomas Brodie-Sangster, Will Poulter, Kaya Scodelario, Blake Cooper

Certains films ne sont pas nécessairement mauvais, ils sont simplement pas nécessairement… nécessaires. Prenez le Labyrinthe. À bien des égards, il est en fait assez impressionnant. Mais c’est impossible de le regarder sans penser, “copie des Hunger Games”.

Combinaison de Lost et de Sa Majesté des mouches, cette adaptation d’un livre pour jeunes adultes voit un groupe de garçons adolescents amnésiques jetés dans une énorme enceinte entourée de murs (elle possède sa propre forêt !). L’unique sortie – ouverte uniquement la journée – mène à un labyrinthe qui se remplit la nuit de monstres en images de synthèse ; vous ne voulez pas y rester piégé quand les portes se referment. La journée, des “Coureurs” filent dans le labyrinthe essayant de le cartographier et de trouver une sortie.

Le film est certainement inhabituel à deux égards. Le seul personnage féminin – quand elle est soudainement présentée en plein milieu – ne devient pas immédiatement un objet de désir (il y a bien trop de bromance qui se passe pour qu’on la regarde, pour être juste). Également il n’est pas pressé à vous de grandes scènes d’action. Le film commence petit et bavard et s’ouvre alors qu’il progresse.

Le jeu d’acteur est d’un très grand standard et il y a du bon drame consistant ici à propos de l’action contre l’inaction et la politique du pouvoir. Visuellement, il impressionne aussi, avec un côté sans concession et pragmatique et – jusqu’à l’apogée – un manque rafraîchissant de prises de vue sophistiquées dans l’intérêt des prises de vue sophistiquées.

Malheureusement, la grande révélation à la fin sur la nature du labyrinthe est une combinaison de baratin pseudo-scientifique et une invitation désespérée pour une suite. Avec une conclusion autonome plus satisfaisante et une date de sortie différente – disons 2005  le Labyrinthe aurait pu avoir plus d’impact. À la place, on dirait qu’il rentre dans le mur.

BONUS : Le DVD et le Blu-ray ont tous les deux un commentaire du réalisateur et d’un co-auteur, des scènes coupées (19 minutes) et des galeries photo. Le blu-ray ajoute un Making Of en cinq parties (42 minutes) ; un bétisier (sept minutes) ; “le journal de Chuck” (featurette de six minutes sur comment obtenir une audition via Twitter) ; Ruine, court métrage dystopique en images de synthèse par le réalisateur Wes Ball (huit minutes) ; et 34 minutes d’attirail d’effets spéciaux.

Dave Golder

¤ Le “mur des noms” – sur lequel sont inscrits les noms des blocards – inclut Wes (pour le réalisateur Ball) et Wyck (pour le producteur Wyck Godfrey).

Traduction : 7 janvier 2017

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