Jacques Ier, roi d’Angleterre et d’Écosse, a lutté tout au long de son règne pour créer un domaine uni et prospère de la Grande-Bretagne sous une dynastie Stuart

Les courtisans anglais espéraient grandement que le roi Jacques VI d’Écosse représentait une paire de mains sécurisée pour la monarchie anglaise en 1603. Élisabeth Ière venait de mourir après quasiment 45 ans sur le trône et n’avait laissé aucun indice quant à qui lui succéderait. En ce qui concerne la cour anglaise, Jacques était le choix naturel même s’il était le fils de cette catholique notoire, Marie Ière. À la différence de sa mère, il était protestant. Il régnait également sur l’Écosse avec succès depuis 36 ans. Des rencontres secrètes entre Jacques et des membres du cercle rapproché de Élisabeth avaient été conduites pour voir s’il serait intéressé par le travail ; en ce qui concerne les Anglais, ses références étaient excellentes.

L’enfance perturbatrice et instable de Jacques l’avait forcé à devenir flexible dans des situations dangereuses, quelque chose qui lui a bien servi quand il est devenu roi d’Angleterre. Sa mère avait été forcée à abdiquer du trône écossais en 1567 par un soulèvement protestant, après quoi il a été placé sous la charge de ses ennemis pour être élevé comme protestant. Peu après son accession au trône écossais, il a été kidnappé par un groupe de nobles et a été forcé à régner sous leur influence pendant un an. C’était une époque dangereuse pour Jacques ; il venait à peine de sortir de l’enfance et était à la merci d’hommes qui ne voulaient rien d’autre que revendiquer le pouvoir dissimulé derrière le trône.

C’était une vie impitoyable et pauvre, ses enseignements protestants stricts engendraient une existence ennuyeuse qui était constituée de règles et de punitions. L’éducation sobre qu’a reçu Jacques au début de sa vie avec l’appauvrissement de la couronne écossaise voulait dire que lorsqu’il a voyagé vers le Sud en 1603, il a été étonné de l’abondance comparative du domaine anglais. Il s’est rapidement pris d’affection pour sa nouvelle richesse en couvrant ses courtisans écossais de cadeaux anglais issus de manière controversée du trésor anglais.

Sa cour est devenue l’une des institutions les plus extravagantes et audacieuses d’Angleterre, Jacques ne s’intéressait pas à étudier des documents ou décréter des lois. Il préférait aller à la chasse, à la fauconnerie ou tenir ses banquets notoirement soûls. C’était un homme qui jouissait de sa nouvelle liberté loin de la monotonie froide du règne de l’Écosse et il ne voulait pas se faire une nouvelle prison en en faisant trop pour régner sur l’Angleterre. Il a laissé ses courtisans tenir les affaires quotidiennes à sa place, à savoir un vieux conseiller fidèle, Robert Cecil, qui est mort neuf ans plus tard d’épuisement.

Tandis que la nouvelle extravagance de Jacques irritait ceux qui payaient les factures, c’était à la place ses croyance religieuses qui ont causé le plus de controverse.

Le 5 novembre 1605, un groupe de conspirateurs liés à la communauté jésuite catholique en Angleterre a agi pour assassiner Jacques en tentant de faire sauter le parlement. Les conspirateurs étaient consternés par les croyances ouvertement protestantes de Jacques, alors ils ont décidé de le tuer afin d’installer sa fille de neuf ans, Élisabeth, comme reine dans l’espoir qu’elle deviendra une monarque pro-catholique. Le projet à première vue paraît sensé : plutôt que de juste tuer Jacques, ils projetaient de tuer tout son parti protestant à l’ouverture du parlement et créer ainsi assez de chaos pour qu’un monarque pro-catholique soit installé à sa suite. Jacques n’était pas dans le parlement quand un domestique méfiant a découvert Guy Fawkes gardant des tonneaux de poudre dans la cave.

Quand la nouvelle de la conspiration a atteint Jacques, il a agit fermement. L’intrigue de cette sorte ne lui était pas étrangère et il savait ce qu’il fallait faire. Il a ordonné que Fawkes soit interrogé en utilisant les “gentilles tortures” qui comprenaient l’écartèlement, où Fawkes était attaché à un chevalet de torture et étirer jusqu’à ce que ses os soient disloqués. Fidèle à son style de traiter les choses personnellement, il est descendu à la tour et a interrogé Fawkes lui-même, lui demandant comment il a pu conspirer “une trahison aussi hideuse”. Fawkes a répondu : “Une maladie dangereuse demandait un remède désespéré”. Jacques a été choqué mais admirait l’esprit de Fawkes, notant plus tard qu’il avait pris une “résolution romaine”. Les tortionnaires du roi ont fini par briser Fawkes : il a trahi ses camarades conspirateurs et ils ont tous subit une mort de traite. Alors que Jacques n’avait pas été physiquement blessé durant toute l’affaire, cela l’a grandement affecté mentalement. Il avait toujours su qu’il avait des ennemis anglais et désormais certains avaient essayé de le tuer. Désormais, il ne voyageait pas sans gardes, portait un pourpoint extra-épais et un couteau à toutes heures pour une protection additionnelle.

Quatre jours après la Conspiration des poudres le 9 novembre, Jacques s’est adressé à la première session du parlement avec le préambule suivant, “ce pourrait être nommé un rugissement, non un pêché venu du feu et du soufre, dont Dieu nous a miraculeusement délivrés tous”. Les députés en exercice étaient complètement d’accord. Malheureusement pour Jacques, ce sera la seule chose sur laquelle lui et son parlement s’accorderont pendant les 20 ans à venir. Ils se disputaient constamment sur l’argent, la religion et l’imposition. Jacques était furieux. C’était son opinion en tant que monarque d’être incontestable par leurs sujets, que régner, c’était son affaire et pas la leur. Après une séance particulièrement difficile, il a commenté, “Je ne vais pas remercier là où je trouve qu’il n’y a pas de remerciements dus… Je ne suis pas du genre à louer les idiots… J’aimerais que vous fassiez usage de votre liberté avec plus de modestie dans les temps à venir”.

Le parlement s’est accroché à sa liberté et a refusé la proposition de Jacques qu’un somme standard d’argent lui soit donnée pour diriger le pays, connue sous le nom de “Grand Contrat” de 1610. Les députés pensaient qu’on ne pouvait faire confiance à Jacques accusait l’insolence des membres de la chambre et a écouté ses favoris à la cour qui ricanaient devant ce qu’ils voyaient comme des parvenus appauvrissant la couronne. À la fin, il a refusé de faire appel à un autre parlement pendant quatre ans, n’essayant juste à nouveau en 1614 mais se concluant par les mêmes résultats non satisfaisants. Sans parlement, il n’y avait pas d’argent, et Jacques ne pouvait défendre la cause protestante à l’étranger ni se décider à construire son royaume chez lui. Profondément aigri, il s’est retiré dans sa cour, a permis à ses ministres de tenir le pays et est devenu de plus en plus distrait par sa vie personnelle.

La sexualité de Jacques avait toujours été le sujet de ragots à la cour, mais en 1620, elle détruisait activement la confiance entre lui et ses courtisans. Les hommes les plus proches de Jacques croyaient beaucoup que le parrainage et l’influence ne pouvaient s’obtenir que si vous étiez un homme et que le roi s’intéressait à vous. La situation a été enflammée par des hommes comme George Villiers, Duc de Buckingham, sur qui la rumeur courait qu’il avait des relations sexuelles avec le roi. Bel homme issu d’une bourgeoisie mineure, Villiers était monté d’un chevalier d’un petit comté au deuxième homme le plus puissant du royaume grâce à Jacques, qui a une fois commenté, “[Je] confesse aimer ceux qui me sont proches… J’aime le Duc de Buckingham plus que personne… Le Christ avait son Jean et j’ai mon George”. Qu’elle ait été de nature sexuelle ou pas, leur relation s’est développée au cours des années ; Jacques se nommait lui-même le “doux mari” de George et George était la “femme” de Jacques, parmi d’autres surnoms affectueux. Puisque le mariage de Jacques avec Anne de Danemark s’est résulté en sept enfants, la question de si oui ou non Jacques était ouvertement attiré par les hommes ainsi que/au lieu des femmes est toujours matière à débat.

Le problème en 1620, à l’âge de 53 ans, était qu’il avait permis aux hommes avec qui il était associé de brouiller son jugement. Les talents de négociation astucieux qu’il possédait en Écosse l’avaient abandonné et il était désormais entouré d’hommes moins compétents comme Villiers qui donnaient de mauvais conseils au roi vieillissant. C’était ce mauvais conseil qui a poussé Jacques à continuer d’espérer une alliance espagnole dans les dernières années de son règne. Un mariage entre son fils, Charles, et l’Infante espagnole Marie-Anne serait un prix prestigieux pour Jacques, alors en 1623, Charles et Villiers ont embarqué pour le continent espagnol avec la bénédiction de Jacques pour que Charles puisse tenter de courtiser l’Infante en personne.

Dès qu’ils ont débarqué et se sont présentés à la cour espagnole, ils ont été arrêtés et retenus comme “invités”. Jacques attendait en Angleterre avec une anticipation anxieuse ; une alliance espagnole résoudrait tous ses problèmes financiers via la dot de l’Infante. Quand il a reçu la nouvelle que son favori et fils unique avaient été arrêtés par la cour espagnole, il était furieux. Après des tentatives de négociations, Charles et Villiers ont été libérés et sont retournés en Angleterre la queue entre les jambes. Les Espagnols avaient causé grande offense en arrêtant Charles et maintenant il demandait la guerre.

Ni Jacques ni le pays n’était en état de partir en guerre contre l’Espagne pour sauver l’honneur de Charles ; et avec une santé en détérioration après une mauvaise crise de dysenterie, Jacques est décédé le 27 mars 1625. Il est mort profondément malheureux ; son rêve d’une Grande-Bretagne unie et prospère avec de forts alliés étrangers et un parlement humble n’avait pas été réalisé. Il sera plus tard connu comme “l’idiot le plus sage de toute la Chrétienté”, extrêmement capable mais mal conseillé. Il a laissé derrière lui une Angleterre qui est devenu profondément méfiante de la monarchie et de son rôle à gouverner le pays.


JACQUES Ier – BRÈVE BIO
Britannique, 1566 – 1625

En accédant au trône d’Écosse en 1567, Jacques est devenu le roi d’un royaume écossais et anglais uni après la mort de sa cousine, Élisabeth Ière. Il a lutté pour continuer son héritage et est devenu de moins en moins populaire au sein de ses sujets catholiques en particulier, qui ont attenté à ses jours.


LE DERNIER ROI D’ÉCOSSE

Jacques a été le dernier monarque écossais à régner sur une Écosse complètement indépendante sans gouverner par procuration à partie d’autres royaumes. Un roi écossais avait besoin d’être résolu et capable de s’adapter rapidement spécialement en traitant avec le système des clans susceptible et lunatique. Jacques s’est avéré être un négociateur capable et un fort meneur à cet égard ; il a arrêté que le pays se déchire par de la violence religieuse et a obtenu un respect universel de la part des nombreuses factions basées sur les clans au sein de la cour écossaise. Sa plus grande réussite, peut-être, était le livre qu’il a écrit intitulé The True Law of Free Monarchies. Dedans il présentait une théorie de monarchie absolue par laquelle le roi, tirant ses privilèges de Dieu, pouvait créer des lois et décréter des ordres sans consulter des conseillers privés ou des parlements. C’était une idée radicale et explosive dans les Îles britanniques, où le pouvoir du parlement gouvernant en partenariat avec la monarchie était une institution longtemps respectée. En Écosse, le système du parlement était plus simple à gérer parce qu’il était plus petit et comptait sur les affaires conduites personnellement avec le roi. Quand Jacques a voyagé vers le Sud pour revendiquer son trône anglais, il a rapidement découvert que le parlement anglais était non seulement bien plus grand mais se faisait bien plus entendre dans sa critique du monarque.


LA VIE DU TEMPS DE JACQUES Ier

L’intolérance religieuse
L’Angleterre du temps du règne de Jacques était profondément intolérante envers la minorité catholique qui existait au sein du royaume. Le catholicisme ou “papisme” comme on s’y référait plus communément était considéré comme de connivence avec le diable et de nombreux sujets de Jacques craignaient une conspiration catholique clandestine pour prendre le contrôle du pays.

Les droits du parlement
Après la fin de la dynastie Tudo, le parlement était devenu plus puissant par sa capacité à prêter de l’argent. Souvent les parlements prêtant de l’argent de la couronne dépendaient sur le parlement acheté par de nouvelles lois favorables aux représentants de la chambre.

La cour du roi
La cour du roi était constituée de la noblesse et elle agissait comme organe de l’État que le roi pouvait utiliser pour gouverner le pays. Durant le règne de Jacques, la cour est devenue plus importante étant donné qu’il utilisait à la fois la présence des courtisans anglais et écossais pour régner sur ses deux royaumes.

Les problèmes à l’étranger
Les préjugés qu’avait la population protestante pour les catholiques ne Angleterre ont été enflammés par l’hostilité des protestant de pays catholiques en Europe. L’Angleterre était largement vierge de combats, mais les événements à l’étranger ont eu un effet dramatique sur les préjugés et les aptitudes.

Le nouveau monde
Les premières colonies permanentes aux États-Unis ont été établies durant le règne de Jacques pour commencer par Jamestown, en Virginie, fondée en 1607. L’attrait de se faire une fortune dans un nouveau monde libéré de persécution religieuse était une perspective attirante pour de nombreux sujets de Jacques.

Traduction : 17 janvier 2017

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