Un Baymax de plaisir

SORTIE 30 janvier
CLASSIFICATION Avertissement
RÉALISATEURS Don Hall, Chris Williams
DISTRIBUTION (VOIX) Scott Adsit, Ryan Potter, Jamie Chung, T.J. Miller, Damon Wayans Jr., Genesis Rodriguez, James Cromwell
DURÉE 108 minutes
RÉSUMÉ Après que la tragédie frappe le prodige adolescent de la robotique Hiro (Potter), il trouve un nouvel ami dans le droïde médical rondouillard Baymax (Adsit) – et un partenaire perplexe pour combattre le crime, aussi, quand un mystérieux homme masqué commence à faire des ravages dans la métropole natale de Hiro, San Fransokyo.


En tant que premier film des studios Disney à s’inspirer directement de la riche histoire des comics Marvel, les Nouveaux héros est une énergique aventure d’origine d’une équipe de super-héros d’une joie palpitante, bourrée de toutes les scènes d’action d’acrobatie aérienne très rapides et de bouts SF nets que nous commençons à attendre de tout produit des studios Marvel avec des acteurs. Pourtant sa relation avec le titre Marvel, mini-série de trois numéros concernant un supergroupe japonais (à l’origine mené par le Samouraï d’argent, récemment vu dans Wolverine), ne va pas plus loin que voler le nom des personnages et les grandes lignes de concepts.

L’intrigue centrale marvelesque du film de “attraper le mystérieux méchant” n’arrive qu’à la moitié, poussant une formation d’un supergroupe comptant sur la technologie si rapide qu’elle fait passer les Stark Industries positivement médiévales. Et bien que “marrant pour les gamins” d’une certaine manière  Scooby Doo croisé avec les Power Rangers, ce n’est pas aussi universalement touchant que ce qui réside dans le cœur de l’histoire distinctement plus Disney : la relation entre le petit prodige de 13 ans Hiro (Ryan Potter) et son “assistant médical” dont il a hérité, Baymax (Scott Adsit).

Le Baymax original était un “garde du corps synthétique” qui pouvait se transformer en dragon. La réinvention est l’incarnation du concept de personnage. Tel un ballon de baudruche rondelet rassurant, le Baymax du film est le point idéal du design entre un château gonflable et un iPod. Son visage minimaliste est juste un peu plus qu’une émoticône. Il ne pourrait être plus simple, il ne pourrait être plus expressionniste. Il marche d’une manière délicate sur la pointe des pieds qui est à la fois entièrement appropriée à sa corpulence aérée et également incessamment attirant. Grâce à la voix d’Adsit, il a une attitude affable et réconfortante qui le rend instantanément et indéfiniment adorable.

C’est dans l’amitié bourgeonnante du style le Géant de fer entre Baymax et Hiro que nous trouvons les moments des Nouveaux héros, en particulier dans les premiers instants du film, étant donné que le franc acolyte gonflable à la connaissance médicale sans limite se révèle d’une incongruité amusante quand il faut tacler l’aventure.

Plus tard, Hiro forme le groupe titulaire, tiré de ses copains fous de science, relookant et transformant en armes leurs propres inventions. Baymax est entassé dans une armure de combat rouge vive et comme Neo avant lui, apprend le kung fu en un instant. Alors qu’il y a énormément de divertissement dans les scènes d’action qui suivent, on ne peut s’empêcher de trouver que quelque chose s’est un peu perdu en cours de route. Cela n’aide pas que le motif du méchant soit grandement contestable ou que les autres membres des Nouveaux héros sont à peine étoffés au delà de leur attrait merchandising évident en tant que figurines – à l’exception notable du mec camé Fred (T.J. Miller), dont les paralogismes dans sa voix traînante en font quelqu’un qui plaît au public.

Les réalisateurs Don Hall et Chris Williams, cependant, se délectent dans leur environnement accessoirement multi-culturel et la ville hybride qui brouille les frontières de San Fransokyo est un mélange joyeux de ruelles baignées de néon et de turbines volantes hommage à Miyazaki, ronronnant au-dessus des rues de la ville. Il y a aussi, coincé quelque part, un message bienvenu sur la valeur de la recherche scientifique sans profit… Même s’il concerne les lames rasoir, des costumes de monstre, de la nanotechnologie et de gros bots gonflables amicaux.

Dan Jolin


VERDICT
L’intrigue centrale à la Scooby-Doo est pardonnable dans un film avec tellement de verve visuelle, d’action énergique et un personnage aussi merveilleusement bien conçu que Baymax. 4/5

Traduction : 30 janvier 2017

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