Comment une petite île et sa reine en sont venus à posséder un empire tellement grand que le soleil ne s’y couchait jamais

La date était le 22 janvier 1901 et l’Empire britannique était le plus grand de l’histoire humaine, mais la monarque qui a régné dessus ne vivra pas un jour de plus. Tandis que la reine Victoria mourrait à Osborne House sur l’Île de Wight, elle regardait un règne qui s’est étendu sur plus de 63 ans. Elle avait vu son empire grandir de quelques îles éparpillées, séparées par de vastes plaines de terres et d’océans insurmontables, au plus grand que le monde n’ait jamais connu. Il avait atteint l’Inde, plumé ses richesses et l’avait monté comme joyau scintillant de sa couronne. Il avait avancé en Afrique au prix de milliers de corps britanniques et d’innombrables natifs qui avaient essayé en vain de lui barrer la route. Il était poussé en avant à la fois par des valeurs chrétiennes et l’avidité coloniale, alors quand Victoria a rendu son dernier souffle, elle a laissé un monde transformé à jamais par l’empire qu’elle avait construit.

Quand une jeune princesse Victoria a gravi les marches de l’Abbaye de Westminster le jour de son couronnement, peu auraient prévu le puissant empire sur lequel elle finira par régner. Le public britannique était de plus en plus désenchanté par la monarchie et son grand-père, le roi fou George III, n’avait pas réussi à protéger l’intérêt britannique aux Amériques, et les horribles relations de son oncle George IV avec sa femme et ses dépenses irréfléchies avaient terni le prestige de la monarchie. À peine âgée de 18 ans et ne mesurant même pas 150 centimètres, Victoria semblait être peu probablement une mécène appropriée des vastes ambitions de l’expansion britannique depuis le XVIIème siècle. Mais cette femme aux yeux bleus et à la voix argentine possédait une volonté de fer tenace et son règne deviendra le plus long de l’histoire britannique. Son ascension n’a pas marqué la mort de l’Empire britannique, mais la nouvelle aube d’un royaume si massif que personne ne pouvait jamais espérer le remettre en cause.

Le monde changeait alors que Victoria prenait sa place sur le trône. Les petits villages ruraux éparpillés d’Angleterre étaient abandonnés en masse et les villes se transformaient en métropoles étendues. De grandes cheminées de béton imposantes sortaient du sol et le ronronnement des machines s’entendaient de part et d’autre du pays – l’âge de la vapeur était arrivé. La révolution industrielle a changé la Grande-Bretagne d’une nation maritime pittoresque au bord de l’Europe en un colosse de l’industrie. Les voies ferrées et les bateaux à vapeur ont rapproché le territoire outre-mer britannique du pays mère, s’ouvrant à des opportunités pour l’échange et le commerce qui étaient auparavant insondables.

C’était Albert, le bien-aimé mari de Victoria, qui a ouvert ses yeux et ceux de la Grande-Bretagne aux idées qui ont fini par former son empire. Fasciné par les mécanisme et les inventions, Albert a organisé l’Exposition Universelle à Crystal Palace – temple de l’ingéniosité du monde moderne qui se développe rapidement. Les inventions de part le monde étaient exposées, mais c’était le spectacle de la Grande-Bretagne, tout d’abord. Les symboles de la puissance britannique, qui occupaient la moitié de tout l’espace d’exposition, ont servi comme exemples clairs de ce dont l’Empire britannique était capable et nourrissaient les idées de suprématie nationale dans les yeux de Victoria, le gouvernement et la majorité de la population britannique. L’Exposition Universelle a prouvé que loin des vestiges qui s’écroulent d’une nation autrefois puissante, l’Empire britannique avait la puissance, l’ingéniosité et l’ambition sans limite pour conquérir le monde.

L’opportunité d’ouvrir la route de cet empire est survenue en 1857 avec la Révolte des cipayes. L’Inde était gouvernée par une entité privée – la Compagnie britannique des Indes orientales – depuis 1757. La rébellion manifestait le mécontentement ressenti par le peuple indien du manque de respect flagrant de leurs croyance et coutumes. La compagnie montrait du mépris pour le système des castes indiennes et a distribué de nouvelles cartouches lubrifiées avec du suif qui devaient être ouvertes à la bouche, hautement offensives pour les soldats musulmans et hindous. Ces actions ont ouvert les yeux des Indiens à l’injustice journalière à laquelle ils étaient sujets, et l’agitation a fait boule de neige et s’est transformée en émeutes de masse et un soulèvement. Bien que la mutinerie a finalement été réprimée, la rébellion a mené à la dissolution de la compagnie, le passement du pouvoir à l’état britannique et la création de ce que Victoria appellera le joyau de son couronne – le Raj britannique.

La reine Victoria a accueilli le pays dans son empire avec une somptueuse cérémonie, promettant que les coutumes et religions des Indiens seraient respectées et qu’elle “tirerait un voile sur le triste passé ensanglanté”. Elle s’est présentée comme figure maternelle et militante pour la paix, la justice et le gouvernement honnête – des idéaux largement inspirés par son mari. Albert avait instillé dans son esprit la vision du Camelot du Roi Arthur, un empire dirigé non pas par la tyrannie mais par la justice, où les forts servent les faibles, où le bien triomphe du mal, apportant non pas l’oppression et le carnage, mais l’échange, l’éducation et le bien-être. Son influence sur Victoria était immense et quand il est mort le 14 décembre 1861 d’une fièvre typhoïde suspectée, l’empire a viré dans une direction complètement nouvelle.

Quand Albert a rendu son dernier souffle dans la chambre bleue au château de Windsor, la reine était inconsolable ; la perte de l’amour de sa vie l’a changée non seulement en tant que personne, mais le sort de son empire. Alors qu’elle a revêtu les habits de deuil qu’elle portera jusqu’à sa mort, elle a tiré un voile sur la vision d’Albert et a poursuivi un chemin différent pour son royaume – un de domination mondiale.

Une figure émergente au Parlement viendra nourrir ses opinions – Benjamin Disraeli. Le leader ambitieux et rebelle des conservateurs était mené par une passion pour le pouvoir impérial et la gloire. Inspiré par des récits d’aventures impériales, Disraeli croyait que la Grande-Bretagne devait poursuivre un empire de pouvoir et de prestige. Son adversaire politique le plus direct représentait tout ce que Albert rêvait que l’empire soit. William Gladstone, leader des libéraux, pensait que l’empire devait servir un grand but moral, suivre non pas un chemin de conquête mais l’un de commerce, partageant leur vision morale avec le monde.

Ces deux hommes impétueux et déterminés se battaient à propos de ces visions opposées au parlement tandis que Victoria continuait à tenir le deuil. Sans Albert, elle se sentait incompétente et incapable de faire face au devoir immense que son rôle dictait. Avec ses fortes opinions conservatrices, elle trouvait Gladstone et ses réformes libérales dangereuses et imprévisibles. Disraeli, suave, faussement pudique et bardé de confiance, enchantait la reine solitaire. Avec sa flatterie constante et son esprit vif, Disraeli a renflammé son intérêt pour la politique et la captivait, comme Albert l’avait fait auparavant, avec sa vision de combien l’empire pouvait être puissant. Cependant, la vision libérale de Gladstone et la quête d’Albert pour Camelot ne s’étaient pas complètement estompées. Le peuple britannique, mené par les fortes croyances protestantes que Victoria elle-même avait instillées en eux, pensait que c’était le rôle de la Grande-Bretagne – voire son devoir – d’éduquer les gens de part le monde. Ils croyaient que la cause britannique était d’exporter, pas seulement échanger, mais aussi de prêcher les valeurs de moralité et de justice.

C’était à la poursuite de ce noble but que de nombreux missions ont tourné leur attention vers l’Afrique. On connaissait peu de choses sur le “Continent Noir”, mais la perception commune était que c’était un lieu de culte païen ravagé par des guerres tribales. Un missionnaire en particulier capturera l’attention de la nation britannique. Grand, beau et héroïque, David Livingstone incarnait tout ce que les Britanniques croyaient représenter leur nation. Missionnaire médical, les aventures téméraires de Livingstone tout autour du continent ont été suivies par un public britannique captivé. Combattant des bêtes vicieuses, se débattant dans de denses jungles et souffrant d’une multitude de maladies, Livingstone était le visage héroïque des idéaux chrétiens de l’empire.

L’horrible confrontation de Livingstone avec les chaînes de forçats africains devait mener la cause d’expansion britannique. L’esclavage courant en Afrique était abject pour Livingstone et le public britannique, étant donné que la pratique avait été abolie dans l’empire en 1833. La reine et le gouvernement se sont unis derrière la quête de Livingstone de trouver une route de commerce convenable, espérant qu’en faisant ainsi, le peuple africain trouvera des manières de gagner sa vie sans que ce soit sur le dos des esclaves. Le voyage de Livingstone a été un échec et il est devenu sous la critique cinglante – quelque chose que l’impérialiste Disraeli a sauté dessus avec joie. Sa flatterie de Victoria l’avait complètement conquise et la monarchie et le gouvernement se sont unifiés à la pourquite d’un but – l’expansion de l’empire.

L’opportunité parfaite de commencer ce nouvel empire a émergé tandis qu’une autre nation luttait pour survivre. Le dirigeant égyptien, Ismaïl Pacha, a été confronté à des dettes paralysantes après des dépenses irréfléchies dans des somptueuses cérémonies et une guerre coûteuse avec l’Éthiopie. Dans un geste de désespoir, il a fait une offre pour vendre aux Britannique les parts de l’Égypte dans le Canal de Suez. Le canal était plus qu’un simple port de commerce ; il ouvrait une courte route vers l’Inde via l’Égypte et vers la Mer Rouge, coupant le long voyage autour de l’Afrique. L’offre du dirigeant égyptien donnerait aux Britanniques de l’influence de contrôle sur la jugulaire de l’empire, alors Disraeli a poussé Victoria à accepter. Elle l’a immédiatement fait et le Canal de Suez est tombé dans les mains britanniques.

Avec le contrôle de l’Inde, la Grande-Bretagne était déjà la nation la plus puissante sur Terre et les trois quarts du commerce mondial étaient transportés sur des bateaux britanniques, mais ce contrôle était menacé. L’empire russe s’étendait de façon continue à l’Est et au Sud et se rapprochait avec une certaine inquiétude du joyau précieux de Victoria – l’Inde. Le Moyen-Orient était largement contrôlé par les Turques, mais ils étaient occupés à gérer des rébellions violentes. Le traitement turc de leurs sujets chrétiens était choquant et atroce, mais comme la Russie soutenait les rebelles, les Britanniques n’avaient aucune autre option que d’aider les Turcs. Le public britannique, pour qui la Russie représentait tout ce à quoi la Grande-Bretagne s’opposait – l’ignorance, l’esclavage et la soumission – soutenait grandement ce choix. Faisant face à la perspective d’une guerre imminente avec la nation la plus forte de la planète, la Russie a accepté des pourparlers de paix et grâce en partie au charisme et aux talents de négociation de Disraeli, a accepté d’arrêter son avance sur le Moyen-Orient.

L’esprit impérial a traversé rapidement le public ta ndis que la puissance du muscle britannique se contractait et faisait à nouveau ses preuves. Alors que l’empire continuait son expansion continue sur le continent, il a affronté la nation africaine la plus puissante – les Zoulous. Les Britanniques, avec leur ego gonflé, ont sous-estimé la force de leurs ennemis à lance et ont souffert une défaite initiale écrasante. À la fin, cela a demandé 16 000 renforts britanniques pour arracher l’indépendance des Zoulous de leur emprise. S’attendant à revenir devant une vague de louanges pour leurs exploits audacieux, l’armée victorieuse a été surprise de découvrir que les opinions britanniques changeaient encore une fois.

Gladstone, le “troublion à moitié fou”, comme le nommait Victoria, prêchait ses opinions scandalisées sur le massacre de masse des Zoulous et la destruction effrénée de leurs habitations. Victoria était outrée mais le public s’est rallié avec Gladstone et, à la consternation de la reine, le pouvoir du parlement a changé de mains encore une fois. Leader libéral ou pas, toute l’attention de l’Europe était fermement fixée sur l’Afrique tandis que les nations ont commencé une ruée pour y établir des colonies. Parmi cette folle bousculade pour établir de nouveaux territoires par des puissances européennes, c’était apparemment les actions d’un homme qui déterminera le sort ultime de l’empire de Victoria.

Menée par Muhammad Ahmed, la révolution déchirait le Soudan alors que les tribues s’élevaient contre leurs dirigeants corrompus. Tandis que cette guerre sainte se rapprochait dangereusement du Canal de Suez, Victoria a poussé Gladstone à utiliser les troupes stationnées là-bas pour le défendre. Le leader libéral a refusé. Afin de gagner du temps, il a envoyé un homme, le Général Charles Gordon, pour sécuriser l’évacuation des civils et soldats loyaux.

À l’instar de Livingstone, Gordon était un héros national. Il était courageux, élégant, populaire et sa carrière militaire décorée l’avait dépeint dans les yeux du public britannique comme un chevalier étincelant d’autrefois. Malgré ces qualités, Gordon était également sauvage et imprévisible. Quand il a atteint le Soudan, il a été horrifié par l’esclavage courant dans la région et a décidé d’affronter le Mahdi au combat. Avec des forces limitées, Gordon s’est rapidement retrouvé assiégé dans la ville de Khartoum. Ses appels à l’aide, à l’indignation du public adorant, sont tombés dans l’oreille d’un sourd au gouvernement. Cela a pris plus de huit mois de fureur publique pour finalement forcer la main de Gladstone, mais il était trop tard – Gordon, le héros national de la chrétienté, était mort.

En un instant, la vision libérale a été brisée, Gladstone a été démis de ses fonctions et son influence morale est partie avec lui. L’esprit de croisade renouvelé de l’impérialisme britannique a trouvé sa figure emblématique en un homme qui mènera l’empire sur un chemin sombre et dangereux. Déménageant de l’Angleterre en Afrique pour travailler dans une ferme de coton, Cecil John Rhodes était devenu outrageusement riche grâce à la culture des diamants, mais il voulait plus – tout l’Afrique. Poussé par l’avidité et l’envie de pouvoir, Rhodes souhaitait créer une colonie britannique en Afrique, non pas pour l’amélioration de son peuple ou pour propager les valeurs chrétiennes, mais pour le profit et les affaires.

Utilisant la ténacité et la fourberie qui l’avaient élevé au succès, Rhodes a avancé sur le continent à coups de triche et de massacre, avec le gouvernement britannique soutenant chacun de ses pas ensanglanté. Rhodes a fait de son but de rendre le monde anglais et a célèbrement dit : “S’il y a un Dieu, je pense que ce qu’il aurait voulu que je fasse, c’est peindre autant que possible la carte de l’Afrique du rouge britannique”. Son chemin d’avidité coloniale a mené la Grande-Bretagne la tête la première dans un conflit aujourd’hui connu sous le nom des Guerres des Boers.

De l’or avait été trouvé dans le Transvaal dans le Nord de l’Afrique du Sud et Rhodes était inquiet que cela pousserait une alliance avec les Allemands, coupant ainsi sa route vers le Nord du continent. Rhodes a projeté un soulèvement pour renverser les leaders Boers, mais cela ne s’est pas passé comme prévu – loin des adversaires nus maniant des lances qu’il avait conquis auparavant, les Boers avaient des armes, et ils ont répondu avec talent et courage.

L’indignation a déchiré l’Europe contre ce qui était vu comme une attaque injustifiée contre un état indépendant, mais pas en Grande-Bretagne. Complètement convaincus de leur mission noble, le peuple britannique croyait que les Boers étaient vicieux et intransigeants. Plus de soldats se sont précipités dans la région dans une guerre qu’ils croyaient serait courte et glorieuse, mais tandis que plus de corps britanniques s’empilaient – y compris le propre petit-fils de Victoria – la confiance britannique a commencé à diminuer.

Tandis que les renforts britanniques continuaient à affluer sur le territoire, le cours a commencé lentement à s’inverser. Rhodes avait réussi à extraire une victoire des mâchoires de la défaite et les territoires Boers sont devenus des colonies britanniques. L’empire avait grandi, mais à un prix. Les actions controversées de Rhodes durant la guerre – dont former ce qui sera connu comme les premiers camps de concentration – avaient été trop loin pour le public britannique. Ce qui avait commencé comme une quête noble de chrétienté s’était transformée en une ruée avide et brutale vers le pouvoir. Quand Rhodes est mort, sa version impitoyable d’impérialisme a été enterrée avec lui dans la poussière sèche africaine.

Quand Victoria est décédée, elle a été finalement débarrassée des habits noirs de deuil qu’elle avait portés pendant 40 ans et a été revêtue entièrement de blanc. Des fleurs printanières ont été dispersées autour de son corps et son voile de mariage lui a été placé sur la tête alors qu’elle se préparait à être réunie avec le tendre amour de sa vie. Elle en laissait cependant un autre derrière elle ; l’empire auquel elle avait donné naissance s’étendait maintenant sur le globe avec de grandes bandes toujours colorées du rose du règne britannique. Tandis que le soleil se couchait sur la pièce silencieuse dans laquelle elle reposait à Osborne House, il se levait sur les marchés aux épices animés d’Inde, et rapidement les vastes plaines de terres britanniques en Afrique seraient baignées de chaude lumière dorée. Victoria était morte, mais l’héritage qu’elle a laissé a continué à s’étendre sur la face de la planète. Même sans leur pilote, les rouages de l’Empire britannique n’ont cessé de vrombir avant au moins un demi-siècle.


LA REINE VICTORIA – BRÈVE BIO
Britannique, 1819 – 1901

Victoria a été monarque du Royaume-Uni du 20 juin 1837 à sa mort le 22 janvier 1901. D’une durée de 63 ans, son règne est actuellement le plus long de l’histoire britannique, et est associé à la révolution industrielle, le progrès économique et plus notamment, l’expansion de l’Empire britannique au domaine le plus grand de tous les temps.


5 CHOSES QUE VOUS NE SAVEZ PROBABLEMENT PAS SUR BENJAMIN DISRAELI

1. Né de parents italo-juifs, Disraeli a été le premier premier ministre britannique d’origine juive, bien qu’il ait été baptisé chrétien.

2. Disraeli a poursuivi de nombreuses aventures d’affaires qui ont échoué, le laissant dans une dette paralysante, le menant à une dépression dont il a mis des années à se remettre.

3. Il a été moqué au parlement quand il a fait son discours inaugural. Plus tard, il a proclamé que “le moment viendra quand vous m’entendrez”.

4. Disraeli était un flatteur notoire et quand un collègue lui a demandé comment gérer la reine Victoria, il a répondu : “Avant tout, rappelez-vous que c’est une femme”.

5. Il a introduit de nombreuses lois qui ont bénéficié aux pauvres, comme le 1877 Artisans Dwelling Act qui fournissait des logements, ainsi que le Public Health Act la même année.


LE PLUS GRAND EMPIRE AU MONDE
Sur quelle proportion du monde régnait Britannia en 1901

Canada
L’Angleterre a capturé le Canada à la France après la Guerre de Sept Ans en 1763. Tout en ajoutant une masse terrestre énorme aux droits de vantardise de l’Empire britannique, le Canada était un pays riche en ressources avec une petite population. Le Canada fournissait une ample quantité de bois, de minerais et de fourrures.

Égypte
Se retrouvant en mauvais état économique, l’Égypte a vendu la moitié de ses intérêts dans le Canal de Suez à la Grande-Bretagne. Cela a déclenché une révolte et lancé la guerre anglo-égyptienne de 1882. La Grande-Bretagne a gagné et pris le pays sous son contrôle. L’Égypte fournissait une route de commerce vitale entre la Grande-Bretagne et l’Inde, coupant le long et dangereux voyage autour de l’Afrique.

Afrique du Sud
Les Britanniques ont gagné le contrôle du Cap de Bonne-Espérance au début du XIXème siècle et y ont installé une colonie. Quand les colons hollandais ont trouvé que leur territoire était en danger, les deux puissances se sont engagées dans une série de conflits militaires connue sous le nom de Guerres des Boers, menant aux Boers à se soumettre au règne britannique. Servant de poste d’arrêt sur la route de l’Inde, l’Afrique du Sud était également riche en or et en diamants.

Inde
Après avoir été largement contrôlée par la Compagnie britannique des Indes orientales, l’Inde a intégré l’Empire britannique après le Government of India Act de 1858. Connue comme le “joyau de la couronne”, l’Inde était le morceau le plus précieux de l’Empire britannique, avec un commerce lucratif d’épices, de bijoux et de textiles. La provision la plus important de l’Inde, cependant, c’était sa main d’œuvre, qui a majoritairement contribué à la puissance militaire de la Grande-Bretagne.

Australie
L’implication britannique en Australie a commencé quand le capitaine James Coook a débarqué sur le continent à la fin du XVIIIème siècle. Le nombre d’Australiens indigènes y vivant s’est rapidement effondré à cause des maladies européennes et la perte de terre. L’Australie est devenue une colonie pénale et des milliers de détenus britanniques y ont été transportés en tant que punition. Quand de l’or a été découvert en 1851, des immigrants – la plupart britanniques – ont accouru vers ces côtes sableuse à la recherche de leur fortune.


QU’ÉTAIT LA COMPAGNIE BRITANNIQUE DES INDES ORIENTALES ?

Émergeant de humbles débuts, la Compagnie britannique des Indes orientales a commencé comme simple entreprise d’hommes d’affaires londoniens qui voulaient se faire de l’argent en important des épices. La Reine Élisabeth Ière a accordé une charte royale à la compagnie en 1600, et en 1601 James Lancaster a mené son premier voyage. La compagnie a installé des avant-postes commerciaux dans des colonies indiennes qui se sont lentement développés en villes commerciales. Accroissant continuellement son territoire, la compagnie a revendiqué des ports de commerce vitaux de Aden à Penang. Tandis que son contrôle s’étendait, la compagnie est devenue la compagnie privée la plus puissante de l’histoire, avec sa propre armée établie par Robert Clive, premier gouverneur britannique du Bengal. Avec sa grand puissance militaire derrière elle, la compagnie contrôlait l’Inde avec une combinaison de directe directe et d’alliances avec des princes indiens. La Compagnie britannique des Indes orientales a fini par répondre de la moitié du commerce mondial et se spécialisait dans le coton, la soie, le thé et l’opium.


COMMENT LA REINE VICTORIA EN EST VENUE À RÉGNER SUR LE MONDE

La dominance des mers
La Grande-Bretagne a employé un “standard à puissance deux” en 1889 qui demandait à la Royal Navy de maintenir une force au moins égale à la force combinée aux plus grandes marines au monde les plus proches. Cette politique a assuré la dominance britannique des mers avec une suite de bases navales incluant le monde entier. La taille et force pures de l’armée a servi son but – dissuade tous ceux qui voulaient concurrencer et confirmer sa position comme dirigeante des vagues.

La révolution industrielle
La Grande-Bretagne a été la première nation à maîtriser la puissance de la vapeur et la première à subir une révolution industrielle. Cela a résulté en une production de masse de biens à bas prix à commercialiser de part le monde. Elle a également donné à l’armée britannique une quantité de ressources comme des fusils, des bateaux et des trains à vapeur, l’équipant pour vaincre tout ennemi possible. Les avances médicales ont aussi permis aux explorateurs britanniques de pénétrer des régions reculées sans crainte de maladies tropicales.

La quête pour propager la démocratie
Saisie de terre à part, l’Empire britannique était mené par un fort désir profond protestant pour améliorer le monde. La Grande-Bretagne se voyait comme un agent de civilisation – une qu’ils voulaient propager de part le monde, apportant la paix, l’ordre et la stabilité. Cette croyance qu’ils faisaient réellement du bien a mené des hommes comme David Livingstone à voyager en Afrique pour propager la parole de Dieu et, avec cela, l’Empire britannique.

Prendre l’avantage de la compétition
Tandis que les puissances majeures du monde telles que l’Espagne, la France, les Pays-Bas et les Ottomans perdaient du pouvoir, les Britanniques ont commencé à prendre de la puissance. La Grande-Bretagne était capable de prendre avantage des guerres européennes qui ont affaibli d’autres nations alors qu’elle jouissait d’une période de paix relative, permettant une expansion ininterrompue de son empire. Toutes les menaces qui ont émergé, comme la Russie, ont simplement donné à la Grande-Bretagne un nouveau zèle pour cémenter son emprise puissante sur le monde.

Une forte direction
La Grande-Bretagne a été dirigée par une seule monarque au cours de la majeure partie du XIXème siècle – la Reine Victoria. La longueur record de son règne a apporté un sens de stabilité et a contribué à la notion impossible de conquérir de l’Empire britannique. Bien que Victoria se soit impliquée dans le gouvernement, son rôle était plutôt symbolique que l’un de pouvoir direct, qui a assuré la stabilité de la politique britannique. Alors que d’autres nations géraient les mouvements socialistes, la Grande-Bretagne jouissait d’une longue période de paix domestique relative.


PRINCIPAUX CONCURRENTS
Les trois pays qui luttaient contre la Grande-Bretagne pour le territoire

La Russie
Tandis que l’Angleterre étendait son territoire, c’était la même chose pour la Russie. Depuis des centaines d’années, la Russie s’est étendue à l’Est et au Sud, rétrécissant l’écart entre les empires britannique et russe en Asie centrale. La Grande-Bretagne est rapidement devenir obsédée par la protection de l’Inde qui était une source riche de biens et de main d’œuvre. La concurrence pour la dominance des états qui les séparaient – l’Iran, l’Afghanistan et le Tibet – est devenue connue de tous sous le nom du Grand Jeu. La menace imminente, mais peu probable, de l’attaque de la Russie a mené la Grande-Bretagne en une implication militaire grandement inutile en en Afghanistan et au Tibet.

L’Allemagne
À partir de 1850, l’Allemagne a commencé à industrialiser à un taux étonnant, se transformant d’une nation rurale en une lourdement urbaine. En l’espace d’une décennie, l’armée de mer allemande a énormément grandi et est devenue la seule capable de défier la Britannique. Bien que l’Empire allemand de la fin du XIXème siècle était constitué de seulement quelques petites colonies, l’état nouvellement unifié est passé lentement vers l’expansion coloniale en Asie et dans le Pacifique. Tandis que Guillaume II est monté au pouvoir, sa politique agressive pour atteindre un “endroit au soleil” similaire à la Grande-Bretagne a été l’un des facteurs qui mèneront à la première guerre mondiale.

La France
La rivale très ancienne de la Grande-Bretagne, la France, léchait encore ses plaies après la perte de la majeure partie de ses colonies impériales au début du XIXème siècle. Cependant, les dirigeants français ont commencé une mission pour restaurer son prestige en 1850, cherchant à revendiquer des terres en Afrique du Nord et de l’Ouest ainsi qu’au Sud-Est asiatique. Après la défaite de la France dans la Guerre franco-allemande, elle a toujours continué avec zèle à étendre son empire, acquérant des terres en Chine et partout en Afrique. À la différence de la plupart de ses rivaux, la France continuera à s’étendre après la première fuerre mondiale, jusqu’à une bonne partie des années 1930.


7 FAITS DE L’EMPIRE QUI FONT PLEURER

458 millions de personnes gouvernées
23% de la surface mondiale étaient gouvernés par la Grande-Bretagne
33 millions d’hectares de terres appartenaient à l’Empire
113 navires dans la Royal Navy
63 ans & 21 jours la durée du règne de Victoria
165 000 détenus envoyés en Australie
7 010 000 biens totaux transportés par la Grande-Bretagne en un an (1881)

Traduction : 12 février 2017

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