Après plus de 60 ans sur le trône, sa majesté la reine Élisabeth II demeure l’une des monarques les plus populaires de l’histoire.

Sa majesté la reine peut ne pas avoir mené des armées dans de glorieuses batailles ou tenu tête à des rébellions sanguinaires dans des coins reculés de son royaume, pourtant elle demeure l’une des chefs d’État les plus populaires et bien-aimés à n’avoir jamais porté la couronne. Son règne en tant que reine est également l’un des plus que la nation n’ait jamais connu. Une fonction tenue aussi longtemps peut sembler moins remarquable à une époque éloignée des complots meurtriers et des proches royaux usurpant, mais Élisabeth est restée néanmoins inébranlable dans ses devoirs durant la deuxième moitié du XXème siècle et les années naissantes du XXIème – époque où le monde occidental s’est métamorphosé à la suite de deux guerres mondiales. La Grande-Bretagne et ses nombreux territoires ont subi une assez grande transformation, et le rôle du monarque et de la famille royale a changé considérablement avec.

Après plus de six décennies à la tête de l’État, Élisabeth a fait face aux périls, aux défis et aux avantages d’être une monarque des temps modernes. Les menaces d’invasion, d’intrigue et d’insurrections sont parties, remplacées par la satire, les scandales médiatiques et le poids de l’opinion publique. Elle demeure la monarque britannique qui a le plus voyagé et son œuvre soutenue avec des centaines d’associations caritatives de part le monde a créé un précédent qui est caractéristique du rôle d’un membre de la famille royale moderne.

Il semble bizarre alors, quand on considère l’étendue de son règne à venir, que la jeune princesse Élisabeth était à peine une considération pour le trône enfant. Née le 21 avril 1926, fille du prince Albert, duc d’York, Élisabeth était à l’époque troisième dans la ligne de succession derrière son oncle, le prince de Galles, et son père. Cependant, suivant le protocole royal, on présumait que son oncle concevrait presque certainement des enfants à lui, poussant Élisabeth plus loin dans la ligne. Elle ne s’attendait jamais à devenir reine.

Mais pour la jeune princesse, de telles futilités l’inquiétaient peu. Surnommée “Lillibet” par sa famille, elle était proche de son père, sa mère Lady Elizabeth Bowes-Lyon (plus tard la reine mère) et son grand-père, George V. La santé du roi se détériorait déjà au moment de la naissance d’Élisabeth, mais ses visites régulières et sa relation enjouée avec le monarque souffrant lui auraient remonté le moral bien plus que n’importe quel médicament. Son effet positif était même couvert par les journaux – un avant-goût de combien les médias pouvaient être et allaient devenir obsédés par leur propre monarchie. Pourtant, Élisabeth a pu jouir du faste et des privilèges de faire partie de la famille royale sans les pressions d’être héritière apparente ou héritière présomptive. Cependant, personne n’aurait pu prévoir la tournure des événements à venir.

Le roi était mort. George V était finalement décédé d’une crise de septicémie qui s’était empirée le 20 janvier 1936, avec le trône qui est alors passé à son fils aîné, le prince de Galles. Couronné roi Édouard VIII, il était apparent depuis le tout début que Édouard n’allait pas être un roi conventionnel. Connu pour son aversion des protocoles de la cour et des hommes politiques, le nouveau monarque a même rompu avec la tradition en regardant la proclamation de son propre ascendant d’une fenêtre du palais de St James. À ses côtés se tenait Wallis Simpson, mondaine américaine que le roi de 41 ans courtisait depuis un moment. L’association d’Édouard avec Simpson, divorcée et toujours mariée (à son deuxième époux), causait déjà l’indignation dans les cercles royaux et politiques, mais ce sera sa décision de la demander en mariage quelques mois plus tard qui fera pencher la balance.

La pression croissante du reste de la famille royale et du parlement a forcé le roi à choisir en son devoir de monarque et son amour pour une femme jugée trop politiquement problématique pour être reine. Édouard, toujours rebelle, a choisi son cœur sur sa couronne et a abdiqué le 10 décembre 1936 après 326 jours en tant que roi (parmi les règnes les plus courts des monarques britanniques). Cette décision imprévue a jeté le frère cadet de Édouard, le père de Élisabeth, sur le trône. Avec son père couronné George VI le 12 mai 1937, la princesse de 11 ans n’était plus une enfant insouciante, mais une héritière présomptive au trône britannique. (Un héritier présomptif est quelqu’un qui est le premier dans la ligne au trône, mais dont la position peut être remplacée par une revendication plus forte – inversement, un héritier apparent est quelqu’un dans la même position, sans la chance de défi.)

C’était au début de son adolescence que Élisabeth a rencontré le prince Philippe de Grèce et du Danemark. Les deux ont commencé une cour lente, avec Philippe voyageant régulièrement dans le cadre de son engagement dans la Royal Navy – finalement le jeune couple a annoncé ses fiançailles le 9 juillet 1947. Son choix de fiancé a causé de la friction chez certains membres de la cour royale. Philippe avait très peu de standing financier et sa famille avait des liens maritaux au parti nazi en Allemagne, mais sa conversion de la religion orthodoxe grecque à l’anglicanisme et le fait qu’il ait adopté le nom de famille de sa mère, Mountbatten, a aidé à faciliter l’union dans les yeux de ses détracteurs. Les deux se sont mariés plus tard dans l’année le 20 novembre à l’Abbaye de Westminster. Malgré les centaines de cadeaux que le couple a reçu de part le monde, Élisabeth a refusé que le mariage ne devienne une affaire somptueuse.

Tandis que la santé du roi George VI commençait à se détériorer, les deux premier enfants de Élisabeth et Philip étaient nés – le prince Charles, né le 14 novembre 1948 et la princesse Anne née le 15 août 1950. Élisabeth appréciait son nouveau rôle de mère, pourtant ses responsabilités au nom du roi commençaient à devenir plus prenantes alors qu’elle voyageait en Europe en son nom pour visiter ces pays qui se remettaient encore des blessures de la seconde guerre mondiale. Le 6 février 1952, le roi a fini par succomber au melting pot de cancers et de tumeurs qui lui volaient sa vie. Et, juste comme cela, la princesse de 25 ans est devenue la nouvelle monarque du royaume.

Élisabeth a été couronnée à l’Abbaye de Westminster le 2 juin 1953, après un an de deuil national. Élisabeth a choisi de conserver son prénom comme titre royal et, suivant le conseil du premier ministre Winston Churchill et de sa mère, le nom de famille Windsor (au lieu du nom de famille de son mari). À son ascension, elle a été officiellement couronnée Reine Élisabeth II du Royaume-Uni, du Canada, de l’Australie, de la Nouvelle Zélande, de l’Afrique du Sud, du Pakistan et de Ceylan (Sri Lanka aujourd’hui).

Le Commonwealth of Nations, comme il sera nommé, était une idée qui a commencé à se former avant même la naissance de Élisabeth, pourtant c’était sous son règne que le Commonwealt a gonflé de taille et est devenu plus qu’un rassemblement d’anciens territoires britanniques. Nombreuses de ces nations étrangères commençaient à avoir très envie d’autonomie de la Grande-Bretagne et la nouvelle reine embrassait complètement cette idée. Elle et Philip, désormais duc d’Édimbourg, ont commencé une tournée du Commonwealth de six mois presque immédiatement après son couronnement. Avec l’Europe toujours dans un état de reconstruction physique, économique et politique de la seconde guerre mondiale, l’arrivée de Élisabeth a eu un effet quasi magique. Elle a même voyagé encore plus loin, devenant la première monarque britannique régnante à visiter à la fois l’Australie et la Nouvelle Zélande.

En 1956, Élisabeth a vécu son premier faux pas politique. Après la montée du nationalisme en Égypte, la Grande-Bretagne a fait une tentative jointe avec la France de prise de contrôle du Canal de Suez en Égypte. C’était un effort de courte durée et la Grande-Bretagne a été forcée à se retirer tandis que les États-Unis tentaient d’apaiser la situation sur le plan diplomatique. C’était un épisode embarrassant pour l’administration conservatrice à l’époque, aggravée par des rumeurs que Élisabeth avait été contre l’invasion dès le départ. Le premier ministre, Anthony Eden, a nié une telle déclaration, mais cela a suffit pour ébranler sa position et il a rapidement démissionné. À cette époque, le gouvernement conservateur n’avait aucun processus formel pour nommer un nouveau premier ministre au milieu d’un mandat parlementaire.

La décision a échu à Élisabeth, qui, sous conseil, a nommé Harold Macmillon comme remplaçant d’Eden. Cette décision, avec le fiasco du Canal de Suez, a mené à de considérables critiques de la reine par les députés, les Lords et les médias. C’était un rappel dur que les jours du monarque en tant que dirigeant étaient fermement consignés aux livres d’histoire.

Alors quels étaient les pouvoirs politiques de Élisabeth ? Eh bien, tandis que le parlement est autonome de la couronne en terme d’infrastructure, le roi ou la reine détient toujours certaines autorités administratives (même principalement cérémoniales). Élisabeth a le pouvoir d’ouvrir et de dissoudre le parlement avant une élection générale, ainsi que le droit de consulter le premier ministre sur des questions d’État à n’importe quel instant. Ce n’est pas dire que la position de Élisabeth en tant que reine est simplement un prête-nom – en tant que monarque, Élisabeth doit ratifier toutes les propositions de loi qui sont faites passer par le parlement. Ceci est connu sous le nom de sanction royale, et c’est une procédure politique qui n’a pas été refusée depuis sa création en 1707. Même le discours de la reine (à ne pas confondre avec le message de Noël de la reine), donné au parlement chaque année, forme un rôle important, signifiant l’approbation royale d’une nouvelle année législative.

Tandis que les années 1960 et 1970 étaient une période de transformation pour la Grande-Bretagne et le Commonwealth, avec plus de 20 pays gagnant leur indépendance, les années 1980 étaient une affaire mitigée. Malgré les problèmes avec l’accroissement du chômage, la nation était unie pour célébrer l’union du fils aîné de Élisabeth, le prince Charles, avec Lady Diana Spencer en 1981. C’était une affaire somptueuse et la présence de la jeune future princesse brillante était un souffle d’air frais pour l’image publique de la famille royale. Malheureusement, l’humeur publique joviale a été coupée court quand la guerre des Malouines a éclaté l’année suivante. Même le cadet de la reine, le prince Andrew, a participé au conflit de la Royal Navy avec les forces argentines dans le Sud de l’Atlantique. Malgré ses soucis, Élisabeth a voulu que Andrew demeure à son poste d’origine – décision publique qui montrait autant sa fierté en tant que mère que son engagement en tant que reine. (Fait d’autant plus effrayant quand on considère que l’Argentine projetait d’assassiner le prince durant le conflit.)

Malgré les grands moments de la décennie précédente, les années 1990 ont été une époque éprouvante pour Élisabeth et le reste de la famille royale. Un incendie au château de Windsor à la toute fin 1992 à causé des dommages catastrophiques et détruit d’inestimables objets de la famille royale, tandis que le texte du discours de la reine a fuité et a été publié par le journal The Sun un an plus tard. Pour aggraver les choses, la désintégration très publique du mariage de Charles et Diana était devenue de la matière régulière pour les médias britanniques et internationaux. La publication de la biographie de Diana, Diana : Sa vraie histoire, avec ses déclarations d’une liaison entre la princesse de Galles et le Major James Hewitt, a apporté encore plus de tension sur la famille royale. L’éventuelle séparation de Charles et Diana en 1993 mènera à des années de critique de la conduite de la famille royale alors que Diana se faisait connaître comme travailleuse humanitaire. Cette scrutation ne se calmera pas, même quand Diana a été tragiquement tuée dans un accident de voiture à Paris en 1997.

La dernière décennie et demie a vu la famille royale jouir d’une réception bien plus positive dans l’œil du public. La mort de la reine mère et de la petite sœur de Élisabeth, la princesse Margaret, en l’espace de deux mois en 2002, a vu une effusion de soutien publique pour la reine, qui s’est étendue sans heurt dans les célébrations du jubilé d’or plus tard cet été là. Pas quelqu’un à laisser ses sentiments personnels affecter ses devoirs royaux, Élisabeth a entrepris une tournée extensive du Commonwealth et est revenue vers les célébrations de masse qui en ont surpris beaucoup, plus notamment les médias. Son jubilé de diamant dix ans plus tard a cimenté encore plus la relation plus positive de la nation avec la couronne, avec des célébrations de part et d’autre du pays fusionnant avec l’exaltation d’accueillir à Londres les Jeux Olympiques en 2012.

Et aujourd’hui, âgée de 88 ans et en bonnes voie pour devenir la monarque au règne le plus long de l’histoire de notre pays, la reine émane toujours les mêmes principes de caractère qu’elle a appris dans ses premières années de règne. C’est une monarque qui comprend sa place dans l’anatomie d’une nation moderne, moins concernée par comment l’histoire se souviendra d’elle, mais comment elle peut servir le royaume. Tandis que des générations de membres de la famille royale continue à plus attirer l’attention médiatique qu’elle, Élisabeth demeure toujours une figure iconique dans l’identité de la Grande-Bretagne et du Commonwealth.


ÉLISABETH II – BRÈVE BIO
Angleterre, 1926 – Présent

La reine Élisabeth II de Grande-Bretagne peut ne pas avoir affronté la révolte religieuse et les Armadas espagnoles de son homonyme Tudor, mais son règne sur six décennies a été tout aussi mémorable. Couronné à la suite de la seconde guerre mondiale, Élisabeth a dû gérer une relation fluctuante avec la politique britannique, un Commonwealth en pleine évolution et même le but même d’un monarque des temps modernes.


L’ANNUS HORRIBILIS

1992 a été une année mouvementée et difficile pour la reine Élisabeth II

Il y a eu de nombreuses années éprouvantes au cours du règne considérable de Élisabeth, mais 1992 s’est avéré être l’une des pires. Malgré le fait qu’elle marquait le 40ème anniversaire de son ascension au trône, ces 12 mois ont été jonchés de problèmes politiques et de catastrophes effrayantes qui ont probablement poussé la monarque normalement inébranlable à ses limites. Élisabeth a nommé la période son “annus horribilis” (certainement une référence au poème éponyme de John Dryden qui décrit Londres sous l’emprise de la grande peste et de l’Incendie de Londres de 1666).

Tout a commencé en mars quand son deuxième fils, le prince Andrew, duc d’York, s’est séparé de sa femme, Sarah Ferguson, duchesse d’York. Le couple a fait une annonce officielle déclarant que la séparation était à l’amiable, mais la spéculation allait bon train que tout n’était pas rose en coulisses. Ces rumeurs auraient jailli quelques mois plus tard quand des photos de la duchesse torse nu avec son amant sont apparues dans tous les tabloïds. C’était un épisode de plus en plus embarrassant pour le foyer royal et il ne présageait pas du bien pour le reste de l’année.

Les incidents ont continué un mois après la séparation du duc et de la duchesse en mars avec un autre membre de la famille royale. Sa fille Anne, la princesse royale, avait épousé Mark Phillips, lieutenant de l’armée royale, en 1973 et cela semblait être une autre union royale de conte de fée à captiver le public. Cependant, le couple a décidé de se séparer en 1989, citant des années de pression découlant des engagements militaires de Phillips. En avril 1992, le couple a officiellement divorcé, en ajoutant plus à une histoire nourries par les médias que la famille royale volait en éclats sous la pression d’être dans l’œil public.

En juin, les choses se sont encore plus aggravées. Le journaliste Andrew Morton venait de sortir sa biographie de la princesse de Galles, Diana : Sa véritable histoire, et elle est remplie d’histoires sensationnelles concernant Diana et sa relation qui se détériorait avec le prince Charles.  La relation conte de fée du couple tombait en morceaux depuis le milieu des années 1980 et les deux voyaient ouvertement d’autres personnes malgré être toujours mariés. La liaison de Diana avec le Major James Hewitt, la liaison de Charles avec Camilla Parker-Bowles et les pensées soi-disant suicidaires de Diana étaient dramatisées dans des détails horribles et cela a causé à la reine, et à toute la famille royale, énormément d’embarras pour des années à venir.

Pour couronner le tout, l’une des résidences préférées de la reine a été sérieusement endommagée par un violent brasier la même année. Le 20 novembre – à peine quatre jours avant que la reine ne donne son discours à Guildhall dans lequel elle s’est référée à son année comme étant son annus horribilis – le château de Windsor a pris feu, causant de graves dommages à toute la structure. Le dommage était tellement mauvais qu’il a coûté une estimation de 36,5 millions de £ en réparation durant les cinq années qui ont suivi. L’incendie a démarré quand un projecteur a causé un rideau à prendre feu et il s’est rapidement propagé à tout le château en quelques minutes. Il n’y a pas eu de graves blessures et aucun décès en conséquence de cet incendie, mais l’administration royale a été forcée à ouvrir le Palais de Buckingham peu après afin d’aider le financement du programme de restauration du château.


LA VIE AU TEMPS D’ÉLISABETH II

De l’empire au Commonwealth
Au cours de son règne, le royaume a évolué de l’empire britannique dans le Commonwealth of Nations. Cette transition est la conséquence de la décolonisation de l’empire en une organisation intergouvernementale qui est constituée de 53 nations (la plupart des anciennes colonies britanniques) qui sont reconnues comme États membres égaux.

Changement de pouvoir
Le pouvoir véritable que le roi ou la reine d’Angleterre peut promulguer sur le royaume est une ombre de son ancienne incarnation. L’époque de l’autorité royale absolue est une chose du passé et Élisabeth II est liée par un accord constitutionnel avec le parlement qui limite son influence sur la politique et la législation.

Voyage de part le globe
Élisabeth II demeure l’une des monarques de l’histoire britannique à avoir le plus voyagé. En tant que chef du Commonwealth, elle est allée au Canada en 1958 et y a ouvert le 23ème parlement, ce qui a servi comme l’une des manières dont la couronne a reconnu la semi-autonomie de ses États membres.

Jubilé d’argent
En 1977, Élisabeth II a célébré le 25ème anniversaire de son ascension au trône. Pour marquer l’occasion, elle et le Prince Philip ont visité 36 comtés – aucun monarque n’avait visité autant de régions du Royaume-Uni en si peu de temps.

Frénésie médiatique
L’intérêt publique pour la famille royale avait toujours été élevé, mais la focalisation des médias sur la famille royale a pris un mauvais tournant de façon alarmante dans les années 1980. Les médias publaient des histoires incessantes sur combien la reine désapprouvait la politique souvent peu populaire du premier ministre Margaret Thatcher, nourrissant des rumeurs d’une division entre la couronne et le gouvernement.


LA GUERRE DES MALOUINES

En comparaison à la guerre mondiale qu’elle a vécu en tant que princesse, la confrontation sur les Malouines, la Géorgie du Sud et les Îles Sandwich du Sud était une affaire relativement discrète. Néanmoins, l’implication de la Grande-Bretagne dans les 10 jours de crise a été couvert dans des détails méticuleux par les médias, dont le déploiement de son deuxième fils, le prince Andrew, dans le conflit.

La guerre en elle-même s’est faite sur la souveraineté de nombreuses îles du Sud de l’Atlantique, plus notamment les Îles Malouines (archipel constitué de deux grandes îles et 776 plus petites) avec une population de près de 3000 personnes. Les Malouines avaient été une colonie de la couronne depuis 1841, mais l’Argentine voisine refusait de reconnaître la revendication de la Grande-Bretagne, croyant que les îles sont un territoire argentin. Le 2 avril 1982, l’Argentine a atterri sur les îles avec un contingent de 600 troupes et a fini par prendre le contrôle de toute la zone. Considérant, sans cependant le déclarer officiellement, l’invasion comme un acte de guerre, le gouvernement britannique a répondu en envoyant la Royal Navy pour engager le combat contre la marine et l’armée de l’air argentine, tout en lançant un assaut amphibien sur l’île. Le conflit a duré deux mois une semaines et cinq jours et s’est terminé sur la capitulation de l’Argentine. Tandis que 258 soldats britanniques ont été tués au cours du conflit, pratiquement 650 hommes sont morts du côté argentin.

Traduction : 15 avril 2017

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