Sans Kristen Stewart, le spin-off de Blanche-Neigele Chasseur et la Reine des glaces, semblait devoir compter sur l’attrait au box office de Chris Hemsworth en dehors de l’univers Marvel. Mais ajoutez le pouvoir de star froid comme la pierre de Charlize Theron, Emily Blunt et Jessica Chastain, et les sœurs pourraient y arriver par elles-mêmes. Total Film va sur le tournage pour découvrir comment cette fantasy froide projette de ramener la chaleur…

James Mottram

La réception du portable a disparu depuis longtemps tandis que Total Film entre dans Stockwood, au fin fond du Gloucestershire. Une pancarte, près de notre destination ultime, donne le chemin, inscrite avec les mots : “La Forêt Secrète”. Plutôt approprié, on pourrait penser, étant donné que nous sommes sur la trace du Chasseur et la Reine des glaces – suite conte de fées en quelque sorte de Blanche-Neige et le Chasseur de 2012. La magie, la malice et un petit peu de pagaille sont dans l’air.

Nous sommes juste à quelques kilomètres de féerique Puzzlewood au cœur de la Forêt de Dean – qui a servi de cadre à Star Wars : le Réveil de la Force, la scène où Kylo Ren rencontre pour la première fois Rey. De manière peut-être plus importante, J.R.R. Tolkien était un visiteur fréquent – et on dit que Puzzlewood a été une inspiration majeure pour la Terre du Milieu du Hobbit et du Seigneur des Anneaux. “On dirait un endroit où les gobelins vivraient”, dit dans un sourire la productrice du Chasseur, Sarah Bradshaw.

Tandis que TF prend une voiturette de golf vers le plateau, les dizaines de traces de pneus, caravanes et tentes qui constituent l’infrastructure d’une production d’un blockbuster disparaissent progressivement dans le rétroviseur. Devant, des nuages de fumée remplissent l’air et des câbles traînent par terre, menant à une clairière ombragée où la scène de ce matin est orchestrée par le nouveau réalisateur débutant, le Français Cédric Nicolas-Troyan. Bienvenue, alors, dans le repaire du roi des gobelins.

“Je vous garantis”, dit le nerveux Nicolas-Troyan, arborant un jean vert et une casquette rouge, “que vous n’avez jamais vu de gobelin comme ça”. En vérité, on ne voit nulle part de créature – à part sur un moniteur pas loin où une séquence de pré-visualisation tourne en boucle. Les effets spéciaux rempliront les trous de cette bête qui ressemble à un Minotaure aux cornes dorées. Mais c’est à peu près la seule chose qui n’est pas présente sur le plateau – un temple magnifique rempli d’assiettes en or et d’autres trésors, avec des statues qui ressemblent à des bouddhas enfoncées dans le sol.


Un cran au-dessus
Perché sur une crête au-dessus du plateau se trouve le Chasseur du titre lui-même, Chris Hemsworth. Revêtu de son costume familier du premier film – pantalon en cuir, blouse beige et bottes aux boutons d’argent – l’Australien paraît aussi musculaire que son personnage de Thor, bien qu’avec une hache au lieu de son puissant marteau. “C’est plus facile d’orchestrer des gestes sophistiqués avec”, explique-t-il, entre les prises, étudiant son arme. “C’est un petit peu mieux proportionné… Le marteau est un peu mal fichu”.

Pour ce plan en particulier, ces gestes “sophistiqués” lui demandent de manier effectivement deux haches. Une cascadeuse rousse, accrochée à des câbles, fait un saut périlleux devant lui, pratiquant un coup de pied circulaire vers la caméra. Une hache à la main, Hemsworth tire l’autre de son dos, la lance dans sa main et la jette hors caméra. Saif que cela ne se passe pas vraiment comme cela. Lançant la hache, il la fait tomber sur le sol feuillu. “Putain”, dit-il, souriant à sa maladresse.

À ce moment, la vraie rousse du film, Jessica Chastain, est arrivée pour prendre la place de sa doublure. Brandissant une arme ingénieuse à elle, deux couteaux en forme de corne qui s’imbriquent, elle répète son coup de pied retourné devant Hemsworth. L’une des nouvelles stars du Chasseur, elle a déjà passé cinq semaines à apprendre le combat – deux à New York, trois au Royaume-Uni. Mais c’est son look qui frappe immédiatement : nattes (“J’ai les cheveux de la Mère des Dragons !”), des dagues à ses chevilles et une cicatrice au visage – son idée. “J’aime les cicatrices ! s’exclame-t-elle. [C’est] beau quelqu’un qui a un défaut”.

Comme tous ceux qui ont déjà vu la bande annonce brillante le savent, le Chasseur et la Reine des Glaces est vraiment un spin-off de son prédécesseur, se concentrant sur l’homme à la hache titulaire de Hemsworth et la Sara de Chastain. Rappelez-vous que Eric le Chasseur a été marié autrefois – à une guerrière altruiste et courageuse, la même Sara – jusqu’à sa soi-disant mort. Jamais aperçue dans Blanche-Neige et le Chasseur, la mort de Sara a jeté son mari dans une chute libre suicidaire et ivre. Mais si elle n’était jamais morte ?

Chastain a été immédiatement intriguée par jouer un personnage qui était un “fantôme” dans le film original. “Ils m’ont d’abord envoyé une image du personnage – un dessin – et je n’avais jamais eu ça avant. Et elle semblait géniale ! “Dans son esprit, il l’a transportée dans son enfance – et Willow, le film de fantaisie de 1988 qu’elle aimait tant. “Je me souviens de cette guerrière rousse qui déchirait, Sorsha [interprétée par Joanne Whalley]. Et elle et Madmartigan [Val Kilmer]. J’aimais cette dynamique, cette relation. Quand j’étais petite, je voulais devenir Sorsha. Alors j’étais là, C’est ma chance !”.

La notion d’amener Sara dans la bataille est venue quand Hemsworth a retrouvé Joe Roth, grand producteur des deux films du Chasseur, avec Maléfique et le Alice au pays des merveilles de Tim Burton. La discussion a inévitablement tourné aux suites. “En plaisantant, on était là, Ouais, cool, il va sauver Cendrillon ou Raiponce !, dit Hemsworth en gloussant. Puis on commencé à y réfléchir plus sérieusement : quelle serait l’histoire ? Et une grande partie des retours que j’ai eu du premier film, en ce qui concerne mon personnage, parlaient de la scène dans l’église où il parle de son passé et de sa femme”.

Nicolas-Troyan, superviseur des effets spéciaux qui avait tourné avec la deuxième équipe sur Blance-Neige et le Chasseur, avait été choisi tôt pour réaliser une suite de Blanche-Neige. “C’était un autre scénario, un autre projet, et ce projet n’a pas vraiment fonctionné”, explique-t-il. À sa place est arrivé le réalisateur Frank Darabont (les Évadés) pour reprendre les rennes. Quand il s’est retiré, le Français était de retour. “Ils m’ont littéralement appelé – dring dring dring dring – et Joe a dit, Eh Cédric, Frank va se désister et je veux que tu réalises le film. Et c’était ça”.

Bien que cela semble facile, les auteurs Craig Mazin (qui a écrit les suites de Very Bad Trip et de Scary Movie) et Evan Spiliotopoulos (Hercule) ont dû couper leur travail pour tisser une histoire cohérente. Pourquoi ? Parce que l’on a quitté l’antagoniste du premier film, la méchante reine Ravenna de Charlize Theron, brisée en millions de morceaux d’or. Et puis il y avait la petite question de la Blanche-Neige de Kristen Stewart. Elle peut être la plus belle mais, dans la vraie vie, c’était le film où sa réputation en a pris un coup, après que sa liaison avec le réalisateur du film, Rupert Sanders a été révélée au grand public.

C’est une relation clandestine qui a causé de gros casses-tête au studio, alors que Stewart quittait son petit-ami co-star de Twilight Robert Pattinson et Sanders se séparait de sa femme, l’actrice Liberty Ross. On ne sait pas comment cela n’a pas entamé le résultat au box office du film – 396 millions de $ de part le monde – bien que les partenaires financiers Universal ont dû se demander Et si… ? Il a été décidé que prendre un nouveau départ, sans Stewart ni Sanders, était la direction la plus raisonnable dans laquelle aller – avec Sara remplaçant Blanche-Neige en tant que figure au devant des affections d’Eric.


Va et vient
Le résultat est une histoire enveloppante qui a lieu avant et après son prédécesseur.

“C’est vraiment comme une suite-préquelle, ce qui est vraiment bizarre”, dit Theron en riant, parlant au téléphone depuis Budapest, où elle tourne le thriller de guerre froide The Coldest City, où TF la retrouve plus tôt cette année. L’histoire promet de redescendre dans le passé du Chasseur, montrant là où il a rencontré Sara ; mais aussi dans l’arbre familial de Ravenna. Ouais, la garce est de retour.

En présumant que l’on exclut Mad Max: Fury Road – après tout, elle n’était dans aucun prédécesseur – Le Chasseur est la première suite de Theron. “J’aime ce personnage. J’aime la créer et la trouver, dit-elle. Et il est probable que je n’aime jouer un autre personnage autant que celui-là. Elle est juste barjot. On dit toujours, Ouais, ouais, voyons comment tu vas la travailler là – surtout avec mon personnage. Mais j’ai été complètement surprise et impressionnée par la manière dont ils l’ont remise dans l’histoire”.

Comment ? Eh bien, cela implique un autre personnage nouveau. La sœur de Ravenna, Freya, interprétée par Emily Blunt. Se vantant d’avoir la capacité de geler n’importe quel ennemi, Freya est l’ultime Reine des Glaces, laissée le cœur brisé à vivre dans un exil hivernal auto-imposé, dans lequel elle se met à lever une légion de Chasseurs meurtriers – dont Eric et Sara. Quand les deux tombent amoureux, cela brise sa seule règle. “C’est mon type préféré de méchant, dit Nicolas-Troyan dans un sourire. Elle est comme le Capitaine Némo : une méchante qui fait quelque chose parce qu’elle a fait un choix”.

Blunt, parlant au téléphone depuis New York, est d’accord : “Son cœur est devenu froid contre le monde”. Avec l’histoire promettant d’étoffer ce profil de personnage, elle avant d’un coup au moment où Freya apprend le décès de sa sœur aînée. “Comme toute relation entre sœurs, elle est compliquée, explique Blunt. Je pense que c’est assez juste, d’une manière, à la réalité. Retirez les robes folles qu’on porte et on a fondamentalement une relation avec assez de différends criblés de tout l’amour au chagrin. Elles ont un lien de sœurs très fort, mais il est corrompu”.

Theron a sa propre idée sur leur rivalité familiale. “Eh bien, si on étaient des louveteaux, je mangerais toute la nourriture. Et je l’aurais éjectée de la tanière quelques fois. Elle est définitivement très manipulatrice envers sa sœur – elle abuse de son pouvoir pour obtenir ce qu’elle veut. Mais au plus profond, il était important pour Emily et moi de la fonder dans quelque chose de réel. Il y a un lien commun ici, et elles ont un véritable amour et une véritable appréciation à cause de ça. Mais ensuite leur nature c’est – peut-être mon personnage plus que le sien – de survivre peu importe. Et mon personnage le fait de manière assez vicieuse”.

Deux méchantes pour le prix d’une, “Deux fois plus de problèmes pour Chris Hemsworth !” dit Blunt en riant. “Ça va briser le moule du premier film”. Entreprenant la résurrection de sa sœur, Freya ne peut y arriver qu’avec le tout puissant Miroir Magique de Ravenna – qui manque actuellement à l’appel. Tandis que Freya cherche le miroir, le Chasseur fait de même, sur les ordres du roi William de Sam Clafin qui est de retour, ce qui nous amène à la scène d’aujourd’hui au Royaume des Gobelins. “Le miroir de Ravenna est ici, dit Nicolas-Troyan avec joie. Il a été volé et il est là, et ils essayent de le prendre. Ils doivent combattre ce Roi des Gobelins et beaucoup d’autres créatures”.

Deux nains accompagnent le Chasseur, les demi-frères Nion (Nick Frost) et Gryff (Rob Brydon). “On est des agents de recouvrement. C’est comme ça qu’on se frotte à Chris”, explique Brydon, assis dans une tente proche vêtu d’un pantalon matelassé rouge, un haut aux manches vertes et une prothèse front qui demande deux heures d’application. “Quand le roi dit qu’on a besoin d’obtenir ce miroir, je pense à tort, Il y a une récompense là dessous – on va te coller aux basques. Alors nous deux, ces personnages paumés, on suit Chris sur nos petits poneys, parce qu’on pense qu’il y aura une récompense”.


Un peu d’entraînement
Frost est le seul “nain” à revenir de l’original – qui comprenait des acteurs tels que Ray Winstone, Ian McShane, Eddie Marsan, Toby Jones, Johnny Harris et le regretté Bob Hoskins. Cette fois, dans la continuité du casting de Chastain et Blunt, le Chasseur a deux nouvelles naines, la fougueuse Mme Bromwyn (Sheridan Smith) et la naïve Doreena (Alexandra Roach), qui s’éprend de Nion quand les deux se rencontrent. “On verra, ou pas, de l’amour entre nains”, sourit Frost, ses cheveux relevés en crête.

Alors que des écrans verts/effets spéciaux seront utilisés pour rétrécir les acteurs, la majeure partie des plans sont réalisés devant la caméra. Chacun a une doublure nain qui porte un masque qui ressemble à leur double taille entière. “Si les plans sont assez larges, vous ne saurez jamais que ce n’est pas nous, explique Frost. Je pense que la théorie de Cedric, c’est qu’on peut facilement tromper l’œil humain”. Parfois, ça peut être aussi simple que de se baisser. “J’ai pensé que ça serait très technique, dit Roach (Utopia) en riant. Mais la plupart du temps, c’est, Ça te dérangerait de te mette à genoux ? J’ai passé la majeure partie du film à genoux !”

À part Frost, qui pouvait tirer de ses expériences sur le premier film, tous les autres ont dû aller à “l’école des nains” pour apprendre à se déplacer comme les gens de petite taille. “L’entraînement au mouvement était difficile au début, dit Roach. C’était vraiment étranger pour nous. Je devais rentrer à la maison et m’entraîner. À un moment, je suis allée faire mes courses à Sainsbury’s en gardant cette démarche. Mon copain a sorti, Mais qu’est-ce que tu fais ? J’ai répondu, Je dois la faire rentrer dans la mémoire de mes muscles ! Il était là, Vraiment ? Ici ?

Smith l’a trouvée tout aussi amusante – tout un mois d’entraînement à devenir naine. “Oh mon Dieu, c’était hilarant ! s’exclame-t-elle en gloussant. C’est étonnant, vraiment. Des petites choses auxquelles on ne pense pas. Tu ne peux pas juste te pencher pour ramasser quelque chose. Tu dois mettre une main par terre et ramasser avec l’autre”. À la fin, Smith, Roach et les autres sont allés se promener dans les bois, avec leurs doublures, près des Shepperton Studios. Ont-ils entonné le refrain de Heigh-ho, heigh-ho, on rentre du boulot ? “C’était très tentant”, acquiesce Roach.

Tandis qu’un gros hurlement fait le tour du plateau, il est évident que le Chasseur a plus de légèreté que son prédécesseur. Il est vrai que Ravenna est “toujours aussi méchante que [dans] le premier film”, selon le réalisateur, mais c’est équilibré par plus de rires. “On voulait le rendre plus léger, dit Bradshaw. C’était définitivement intentionnel”. Avec Frost et Brydon des pros de l’impro, leur seule présence a amusé les autres. “Ça a été difficile, garder son sérieux”, dit Chastain, admettant qu’elle est ravie par le “truc” Frost-Brydon. “Chris et moi, on est morts de rire”.

Accentuant l’idée que c’est plus un film familial que le premier, Theron rapporte que Hemsworth a amené ses trois enfants sur le plateau, qui ont joué avec son fils, Jackson, et sa fille, August. “Il y avait juste un moment avec tous nos gamins – je pense que Chris l’a filmé – qui couraient en rond en se poursuivant ; les cinq, des haches à la main, et mon fils pourchassait la fille de Chris, Attrape la ! Attrape la ! Attrape la ! Ce film sera probablement très formateur pour nos enfants”. Peut-être qu’il en fera des acteurs ? “Ou des tueurs à la hache”.

Theron admet que Jackson n’est pas “fan” de sa mère jouant la méchante reine. “Il n’aime pas Ravenna ! Il était convaincu que le personnage d’Emily Blunt était Elsa de la Reine des neiges parce qu’elle lui ressemble, alors il était tellement amoureux d’elle. Les jours où je devais m’asseoir sur son trône, il venait me voir en me disant de me lever du trône d’Elsa ! Alors Emily savourait vraiment ce moment, l’utilisant contre moi tous les jours ! À un moment, il a juste regardé le retour écran et je criais ou un truc dans le genre et il a juste sorti, Mama – épicée !”.

De retour sur le plateau, l’après-midi s’installe et une pluie fine saupoudre les champs. Chastain est en haut, dans une scène où Sara dévale une colline dans la clairière jonchée de feuilles vers un bloc de roche fixe. En cours de descente, elle se retourne, de manière impressionnante. Hemsworth, qui se tient tout près, ne peut s’empêcher de d’être émerveillé par sa co-star nommée aux Oscars. “Il n’y a rien de passif dans ce qu’elle fait avec son personnage, dit-il. C’est probablement la plus forte dans ce film. De nous deux, elle possède certainement le feu et c’est génial”.


Coup héroïque
En effet, le film peut s’appeler le Chasseur, mais il y a trois fois plus de femmes que d’hommes représentés par Hemsworth. “Il est entouré par tellement de vagins sur ce film !” glousse Theron, méchamment. Dans l’année de Theron dans Mad Max, Chastain dans Crimson Peak et Seul sur Mars, et Blunt dans Sicario, il semble apte qu’elles doivent toutes s’unir pour donner une raclée féminine. “Si j’étais seul à la barre, je serais bien plus nerveux et inquiet, admet Hemsworth. “Mais une fois qu’elles avaient toutes signé, le jeu était lancé”.

Quant à Hemsworth, il est en total mode héros. “Il me rappelle Mel Gibson dans l’Arme fatale”, dit Chastain, se faisant l’écho des sentiments positifs qui résonnent sur le plateau. “Il est vraiment charmant, ajoute Blunt. Il peut être très drôle. Ce n’est pas juste Thor. Il peut faire beaucoup de trucs !” Elle admet que c’est juste ce qu’un film comme cela a besoin. “C’est une fantasy et il y a un certain élément de nous tous sachant dans quel genre on est. Alors tu peux explorer ça et t’amuser dans ce territoire. Ce n’est pas comme si on faisait les Vestiges du jour !”

S’il y a un élément manquant, bien sûr, c’est Kristen Stewart. Bien que Blanche-Neige est référencée dans l’histoire – Nicolas-Troyan fait allusion à “une autre histoire parallèle qui se déroule” avec le personnage – il n’y aura pas de caméo. “Je me suis bien amusée avec Kristen, et elle m’a manquée sur ce plan là, pense Theron. Mais en tant qu’histoire, elle y semble très vivante. On parle beaucoup d’elle et elle pousse une grande partie de l’histoire”.

Avec l’équipe à juste six jours de la fin du tournage, cela a été un long voyage – un qui incluait des semaines à Shepperton à filmer la bataille paroxystique sur trois scènes. Alors que Bradshaw reste évasive sur le budget, elle admet qu’il est “bien plus bas” que le coût de 170 millions $ de son prédécesseur. “Je pense qu’on a réussi à attendre la même échelle, avance-t-elle. Je ne pense pas que quelqu’un sera déçu”. Des costumes éblouissants de Coleen Atwood aux somptueux décors de Dominic Watkins, il est difficile de ne pas être d’accord.

Comment le public, en particulier les Twi-Hards, réagiront à l’histoire – sans Blanche-Neige ou Stewart – reste à voir. “Je sais que le premier avait de grands personnages féminins, dit Chastain, mais maintenant, on a mon personnage, Emily, Charlize, Alex et Sheridan… [On] est toutes complètement différentes. Il n’y a pas de trope de petite-amie”. Elle repense alors à un jour précédent sur le plateau. “J’avais une scène où Charlize était en plein dans ma tronche à jouer la reine. Elle déchire tellement !”

En tant que star de la franchise très centralisée sur les hommes, Avengers, Hemsworth est d’accord. “Je pense que la balance penche lourdement vers les hommes – sept ou huit superhéros masculins et une femme. C’est l’opposé. C’est excitant de faire partie de quelque chose comme ça. Je ne pense pas qu’on ait vu ça à ce niveau auparavant”. Trois femmes superbes qui balancent de la glace, donnent des coups de pieds au cul et jettent des sorts ? Hemsworth semble enthousiaste. “Bah pourquoi pas ?!”

Le Chasseur et la Reine des glaces sort le 8 avril

Traduction : 17 janvier 2018