Le robot génocidaire Ultron est la plus grande menace à ce jour des Avengers… enfin, lui ou le réalisateur Joss Whedon, qui est déterminé à ce que l’ère d’Ultron change à jamais la super équipe de Marvel

Chris Hewitt

Le réalisateur de Avengers : l’ère d’Ultron, Joss Whedon, célèbrement l’un des gars les plus sympa d’Hollywood (demandez à tout le monde), tombe dans sa chaise et pousse un soupir. C’est la fin d’une longue journée épuisante sur le plateau de sa production à multi-millions de dollars, et il est juste heureux de revenir à sa caravane, s’asseoir avec Empire et tailler le bout de gars à propos de —

“VOUS DEVEZ MOURIR !”

Pardon ?

“VOUS ÊTES UN FLÉAU POUR L’HUMANITÉ !”

Comment ?

“AAAAAAH ! MOUREZ MOUREZ MOUREZ !”

Alors c’est là où tout finit, ici, aux Shepperton Studios, aux mains de l’un des gars les plus sympa d’Hollywood (demandez à tout le monde)… Heureusement, cependant, Whedon ne veut pas mettre fin à la misérable existence de Empire. Il canalise simplement sa dernière création, Ultron, la terreur technologique qui tourmentera l’Équipe des super-héros au cours de son nouveau film. Et, de ce fait, il a une cible complètement différente à l’esprit.

“Je travaille sur beaucoup de scènes Ultron, alors je suis très anti-Avengers en ce moment, explique-t-il. Tu ne peux écrire quelqu’un sans l’aimer et j’en suis venu à la conclusion que Ultron a raison. Les Avengers doivent mourir”.


Quelques heures plus tôt en ce sympathique matin de fin d’avril, Empire est sur un plateau de Shepperton, à regarder les Avengers, très vivants, se rassembler.

La dernière fois, l’équipe de super-héros constituée de Iron Man (Robert Downey Jr), Captain America (Chris Evans), Hulk (Mark Ruffalo), la Veuve Noire (Scarlett Johansson), Thor (Chris Hemsworth) et Œil de Faucon (Jeremy Renner), n’est pas restée ensemble avant le dernier acte. En fait, ils n’ont passé que quelques jours ensemble en tant qu’unité, et l’un d’entre eux était pour tourner la dernière combine d’après générique du film, où ils se glissent tous dans le sharwarma.

Pas cette fois. L’ère d’Ultron commence avec les Avengers déjà ensemble pour ce que Whedon nommé une “explosion à la Bond pré-générique” qui impliquera l’équipe qui rend une visite surprise au château est-européen où se planque le maléfique agent de Hydra, le Baron von Strucker (Thomas Kretschmann) afin de récupérer un objet de grande valeur : le sceptre de Loki du premier film.

L’objet dûment récupéré, la scène d’aujourd’hui verra les Avengers retourner à New York dans leur nouveau Quinjet, gonflé par leur nouveau bienfaiteur et patron, Tony Stark. La maquette du Quinjet se trouve au milieu du plateau, élevée à environ 4 mètres dans les airs sur une série de plateformes et d’échafaudages. Empire vient juste de terminer une visite guidée de l’intérieur (plus spacieux que l’ancien modèle construit par S.H.I.E.L.D., bien qu’il n’y a toujours pas de toilettes en vue), complète avec le sceptre bien en vue – quand ils arrivent.

Hemsworth, par la pure vertu de mesure 30 cm de plus que tout le monde et d’être surmonté d’une queue de cheval blonde et brillante, est le premier Avenger que remarque Empire. Il grimpe sur le plateau, se retourne et offre sa main à Ruffalo, qui aujourd’hui est en mode Banner en t-shirt gris. Le reste du groupe suit, un membre de l’équipe passe le bouclier de Captain America à Evans, et puis Whedon, tasse de café à la main, apparaît.

Le réalisateur discute avec ses acteurs, et décrit les grandes lignes de la scène. “Ce plan va de tout en haut à Natasha qui rejoint Bruce, dit-il. Comme Stark pilote le vaisseau, Downey Jr va s’asseoir dans le siège du pilote devant. Renner est allongé sur une table au milieu du jet et se tient le ventre tandis qu’une fausse perfusion est attachée à son bras. Il est clair que, peu importer ce qui s’est passé chez von Strucker, cela a laissé l’archer émérite des Avengers en considérable détresse.

Ruffalo demande, “Est-ce que le Quinjet est bruyant ? Est-ce qu’on doit hurler ?”

“C’était le cas sur les Avengers”, explique Evans.

Ruffalo acquiesce de la tête. Mais à la fin, personne ne crie. Le Quinjet est clairement équipé de technologie qui supprime le bruit.

Mise en forme et répétitions finies, Wheadon est prêt pour une prise. Le clap nous informe que nous sommes au “Jour 25, Plan 31, Prise 1” du film actuellement connu, dans une tentative d’induire les fouineurs en erreur, sous le nom de Afterparty (le pseudonyme du premier Avengers était Group Hug). Les portes arrières du Quinjet se ferment, enfermant les acteurs. “Action” est crié.

Tandis que le dialogue est joué, il devient clair que Banner s’est métamorphosé en Hulk, ou ce qu’il appelle un “Code Vert”, durant l’assaut sur la forteresse de von Strucker, et est profondément perturbé par cela. La Natasha de Johansson essaie de le rassurer – “Si tu n’avais pas été là, il y aurait eu le double de victimes”. Banner grimace et répond avec une réplique typiquement Whedon : “Tu sais, parfois exactement ce que je veux entendre, ce n’est pas exactement ce que je veux entendre”.

Cherchant du renfort, Natasha se tourne vers un dieu scandinave. “Thor, rapport sur Hulk ?”. Hemsworth s’éclaire immédiatement et se lâche dans un hommage passionné à toute la violence relâchée par Hulk, rempli de mots comme “cris”, “victimes” et “gémissements”. Voyant que cela a l’effet opposé à celui intentionné sur Banner, le dieu de la foudre se transforme en dieu de la bourde, bégayant et trébuchant, s’enfonçant encore plus dans un trou. (Plus tard, Whedon dira à Empire qu’il aime écrire pour Thor sur ce film. “Hemsworth peut vraiment s’engager”.)

Whedon saute vers Ruffalo, “Tu devrais faire, Oh ce Thor ! Tu devrais avoir un moment Oh merde ! quand il dit les portes de l’enfer, puis tu te rends compte qu’il exagère”.

Alors qu’ils attendent que l’équipe remette tout en place, les acteurs plaisantent entre eux. Ruffalo et Johansson commencent à chanter ensemble – “Eh, et si c’était le prochain Rent ?” elle demande – tandis que Evans, Renner et Hemsworth discutent entre eux. Downey Jr, mis de côté à l’avant du plateau, dans le cockpit, se tourne et se joint, jetant un œil amical et bienveillant sur les événements.

Tout semble amusant. Il y a une bonne ambiance sur le tournage. Qui voudrait donc tuer ces gars ?


La première fois où Joss Whedon a rencontré le chef des Studios Marvel, Kevin Feige, pour discuter du travail énorme de transformer la grande entreprise risquée de la société, les Avengers, en réalité, il a fini par présenter également la suite. “J’ai dit, Eh bien, je ne sais pas si je conviens pour ça, ou si je devrais le faire, mais le deuxième devrait totalement être sur Ultron”.

Créé par Roy Thomas et John Buscema en 1968, Ultron est un robot génocidaire incroyablement puissant et pratiquement indestructible dont le seul désir dans la vie est d’enterrer les Avengers. Visuellement frappant, avec un rictus permanent tel une plaie ouverte, il deviendra un méchant iconique pour la super-équipe au cours des 50 années à venir, et a clairement fait une impression sur le jeune Whedon. Enfin, en quelque sorte.

“J’ai lu beaucoup de livres avec lui et je ne pourrais dire qui il est ou pourquoi il a fait ce qu’il a fait, dit le réalisateur. C’est un méchant tellement grand pour eux, et il est tellement excitant, mais à certains égards, il n’est pas du tout excitant. Si tu regardes les comics, il a cette bouche et il sort, JE VAIS VOUS DÉTRUIRE ! Puis 30 ans plus tard, c’est ALLEZ ACCOUCHE ! DÉTRUIS TOUT ! JE RESSEMBLE À WILLEM DAFOE DANS LE PREMIER SPIDER-MAN ! Pour moi, ce qui était intéressant, c’est qu’il soit en colère”.

Durant le tournage de Avengers, le désir de Whedon de faire passer Ultron de la page à l’écran s’est intensifié. “C’était sur le plateau de l’Héliporteur dans le premier film, dit Feige. On parlait de J.A.R.V.I.S. (l’intelligence artificielle qui sert de majordome à Stark, à qui Paul Bettany prête sa voix dans les trois Iron Man et le premier Avengers), et les diverses intelligences artificielles de la franchise, et comment elles pouvaient évoluer vers Ultron”.

Il y a eu, bien sûr, plus d’un robot tueur depuis la naissance de l’histoire cinématographique. Il manquait à certains quelques circuits à leur carte mère. Et cette année ne lésine pas sur le front des cyborgs cinglés, avec Ex MachinaChappieles Nouveaux Héros et Star Wars : le Réveil de la Force servant différents types de droïdes. Feige, cependant, promet que Ultron sera vraiment unique.

“Il sonne différent de tout autre personnage robotique de l’histoire des films, dit-il. Joss n’a jamais été intéressé par un personnage robotique monotone. Il y a beaucoup de colère en termes de retirer quelque chose pour rendre un robot intéressant, mais quand tu as Joss Whedon qui écrit son dialogue et James Spader qui l’interprète, la majeure partie de la colère s’en va”. Comme la première bande annonce du film, qui a été dévoilée en octobre, le montre, Ultron aura beaucoup de dialogue, le tout donné avec la voix caractéristique de Spader, sirupeuse pourtant malveillante, comme du caramel empoisonné. “J’avais besoin d’un gars qui pouvait te donner Morpheus, mais ensemble simplement PÉTAIT UN CÂBLE, explique Whedon. D’un côté, je pourrais parler pendant des heures avec ce personnage, et de l’autre, chaque plan sur lui est super cher ! Avec Tom (Hiddleston, dans le rôle de Loki, le grand méchant du dernier film), c’était, Écris une scène plus longue, économise de l’argent”.

Quand on fait la suite du troisième plus gros film de tous les temps, cependant, il est plus facile de trouver un peu plus d’argent pour réaliser sa vision. La partie la plus dure pour Whedon a été de faire fonctionner Ultron dans l’intrigue. Alors pour faire cela, il a dû avoir recours à un peu de manipulation de l’histoire Marvel.

Dans les comics, Ultron est la création de Hank Pym, l’un de la clique de super-scientifiques incroyablement intelligents de la société. Ais Pym avait déjà été revendiqué par Edgar Wright pour son film Ant-Man (qui sort en juillet désormais réalisé par Peyton Reed, avec Pym joué par Michae Douglas), et Whedon ne voulait pas introduire un autre gros cerveau scientifique dans le mélange – pas quand il en avait un sous le nez.

“Ultron a besoin de naître de l’imagination des Avengers, dit-il. Il déteste les Avengers pour l’avoir amener au monde. Et dans le monde des Avengers et le MCU (Univers cinématographique Marvel), Tony Stark, c’est ce gars. C’est une relation plus intéressante entre Tony et Ultron si Tony a sorti un truc du genre, Tu sais qu’est-ce qui serait une idée vraiment géniale… ?


De retour sur le plateau, il est l’heure de déjeuner et on informe Empire que le père d’Ultron est prêt à nous parler. Sautant dans une voiturette de golf, nous passons devant un parking rempli de caravanes d’acteurs et de l’équipe, et nous finissons par arriver devant une enceinte clôturée, gardée par un homme de sécurité. La réputation nous précède clairement, l’homme ouvre la porte et nous rentrons pour découvrir un demi cercle de caravanes. Ce doit être le Village des Avengers, nous pensons.

Puis Robert Downey Jr. apparaît tout sourire dans la lumière du soleil et cela nous vient à l’esprit. C’est le Village de Downey Jr.. Toutes les caravanes sont pour lui et la Team Downey Jr.. Celles devant lesquelles nous sommes passés avant, sur le parking, c’est là où séjourne le reste de l’équipe. Bon travail d’avoir obtenu cela. Et tu obtiens cela si tu es le gars qui a été en haut de l’affiche de deux des six plus grands films de tous les temps.

Sirottant un smoothie, Downey Jr. paraît détendu et est en mode habituel drôle de “Est-ce que Stark est Downey JR. ou est-ce que Downey Jr. est Stark ?”. Bien qu’il était clairement le boss du campus sur le premier film Avengers, Stark n’était pas aux manettes de l’intrigue, qui reposait sur le contretemps entre Thor et son demi-frère indiscret. L’Ère d’Ultron, cependant, est Tonytastique.

Durant la période depuis les événements de Captain America : le Soldat de l’hiver, où le S.H.I.E.L.D. a été dissout, Stark est intervenu pour financer les Avengers, transformant sa base de New York, la Tour Stark, en QG des Avengers. Il a fait de Steve Rogers le chef du champ de bataille, et a donné à l’équipe des améliorations là où c’était nécessaire (attendez-vous à ce que Œil-de-Faucon ait des flèches assez stylées cette fois). Mais pour Tony Stark, sauver le monde ne suffit pas. “L’une des idées des Avengers, selon Tony, est de rendre les Avengers obsolètes parce que c’est pour quoi nous nous battons : un monde qui n’a pas besoin de nous, explique Downey Jr.. C’est quelque chose où Tony commence à regarder à mi-chemin en pensant, Quel est le dénouement de tout ça ? Vous (les autres Avengers) êtes jeunes, en pleine santé, musclés et en feu. Mais je voudrais avoir une famille un de ces jours”.

Ce qu’il obtient, d’une certaine manière. Faisant appel à son nouveau BFF, Stark prépare en vitesse des plans d’une force de police robotique. Ce à quoi il ne s’attendait pas, c’est que son intelligence artificielle avancée se construise un corps de robot, et déclare la guerre – non pas juste sur les Avengers ou l’humanité, mais à Stark. “On ne peut en aucun cas jouer sur les choses père-fils, dit Whedon. Stark est définitivement une figure de père pour Ultron, mais c’est plus complexe que ça. On ne peut pas juste dire que c’est une rébellion d’enfant. Je ne vais pas faire un film où l’enfant di tau père, T’as tout fait foirer. Maintenant je dois te tuer ! C’est un peu méchant”.

De là, la toute nouvelle bonhomie des Avengers vole rapidement en éclats, face à Ultron, ses acolytes aux super pouvoirs la Sorcière rouge (Elizabeth Olsen) et Vif-Argent (Aaron Taylor-Johnson) et une armée grandissante de répliques d’Ultron, ils essaient désespérément de sauver le monde. Et quand ils ne sont pas occupés à faire cela, ils s’en prennent à chacun d’entre eux – en particulier Stark, qui devient tout naturellement le responsable de leur malheur actuel. Et Banner, dans une moindre mesure, pour son rôle dans la création d’Ultron, et c’est cette fissure dans la relation qui pourrait mener les Science Bros. (comme Banner et Stark ont été surnommés sur internet après le premier film) à en arriver aux coups scientifiques. “[C’est comme si] quelqu’un te baratine à devenir son associé, et ça finit comme Heat, dit Downey Jr. en riant. Je ne pense certainement pas que Tony veuille embarquer Banner dans tous ces problèmes. Ça serait marrant, mais je ne pense pas que ce soit le cas”.

Un film sur les Avengers ne serait pas un film sur les Avengers sans un peu de feu amical, et le désaccord en plein essor entre Banner et Stark arrivera à un point critique dans le grand moment d’action Avenger contre Avenger du film, durant lequel Stark revêt une armure agrandie, l’anti-Hulk, et essaie de choper Hulk. Le problème, c’est qu’il se peut que Banner ne soit plus capable d’arrêter de perdre le contrôle des choses.

“Hulk est l’électron libre, explique Ruffalo. Autant que vous pensez que Bruce possède une certaine maîtrise dessus, il y a une partie de lui qui ne lui fait pas complètement confiance. Il s’inquiète définitivement que le jour vienne où Hulk lui prendre tout et ne le relâchera peut-être pas. Il y a le jour où tout le monde s’attend à ce que tout va mal… Et ce jour arrive. Et Bruce a conçu le plan B”.

Stark n’a jamais été un personnage dépourvu d’orgueil démesure, mais l’Ère d’Ultron le pousse chez lui, sa nature innovante résultant en une menace qui pourrait finir par détruire tout pour quoi il a tant travailler à construire. C’est une leçon qu’a appris Kevin Feige qui sait pertinemment que le studio qu’il a construit si méticuleusement pourrait être affaibli par l’arrogance, ou la pression de donner suite à son plus grand succès.

La pression peut mener à l’anticipation, dit Feige. La pression peut mener à des décisions pas si géniales que ça. On a fait tous ces films en essayant, malgré la pression et les attentes, de tout arrêter, d’éteindre le bruit et de sortir, Qu’est-ce qu’on voudrait voir ?”.

Il est facile d’oublier aujourd’hui, seulement trois ans plus tard, quel risque énorme étaient The Avengers pour les Studios Marvel, dont l’avenir entier – toutes les Phases différentes, toutes les franchises, nouvelles et existantes – aurait été grandement différent, voire compromis, si cela n’avait pas fonctionné. Rien de similaire, un univers partagé avec différentes franchises se réunissant pour en former une géante, n’avait été tenté auparavant. Mais cela a payé généreusement. Tout en étant un divertissement super, bien meilleur qu’il n’a le droit, avec des dialogues intelligents, des personnages bien dessinés et un tas de moments qui ravissent le public (la plupart impliquant Hulk), les Avengers a changé la donne.

Et non pas que pour Marvel, qui a vu chacune de ses sorties depuis jouir de ce qu’on appelle aujourd’hui une “secousse Avengers” au box office. Depuis son record toujours existant de weekend d’ouverture à 200 millions de $ aux États-Unis, quasiment tous les studios d’Hollywood se sont dépêchés de reproduire le modèle Marvel. Universal qui essaie de ressusciter ses monstres classiques, de Dracula à la Momie ; le tas accéléré de films de comics de Warner Bros commence l’année prochaine avec Batman V Superman : l’Aube de la justice et est planifié jusqu’en 2020 ; tandis que les tentatives tardives de Fox de faire décoller un univers X-Men verra trois films de mutants l’année prochaine.

En réponse à cela, Marvel est devenu plus sûr de soi – voire rouge – en annonçant ses plans pour la Phase 3 jusqu’à la première moitié de l’année 2019, dont un tas de nouvelles franchises potentielles (dont Benedict Cumberbatch dans le rôle de Doctor Strange, Chadwick Boseman dans le rôle de Black Panther, Captain Marvel et les Inhumans), de succès garantis sous la forme des Gardiens de la galaxie 2 et Thor : Ragnarok, et pas un mais deux films Avengers, Infinity War – 1ère et 2ème parties, prévues en 2018 et 2019.

Puis il y a le premier grand tir au dessus des arcs Warner Bros. et DC : Captain America : Civil War. Prévu pour avril prochain, le film pendant un moment occupait la même date de sortie que Batman V Superman : L’Aube de la justice. Les paris intelligents auraient autrefois été sur le film avec le “moins” de superhéros qui se déplace à une autre date, mais Feige est resté sur ses positions et Warner a cligné des yeux en premier, déplaçant son blockbuster en mars. Quand il a été révélé que le film opposerait Rogers à Stark, Captain America contre Iron Man, Evans contre Downey Jr., cette décision semblait brusquement être sage. Un film Batman/Superman s’écartant d’un film Captain America aurait été impensable il y a quelques années, mais Marvel a égalisé les chances. Aujourd’hui, Captain America est énorme (Le Soldat de l’hiver a rapporté plus sur le plan mondial que Man of Steel), et l’ajout de Downey Jr., qui a renégocié son contrat Marvel pour signer sur ce film, en fait un plus gros poids lourd.

“Ils m’ont dit, Si on t’a, on peut le faire, ou Cap3 devra être différent, raconte Downey Jr.. C’est bien de se sentir désiré. Et à ce point, c’est une question d’entraide aussi. Je le regarde comme une compétition et je fais Waou, peut-être que si ces deux franchises unissaient leurs forces et voir que je prenne une position moindre, avec des gens que j’aime et des réalisateurs que je respecte, peut-être qu’on peut faire bringuebaler les choses encore un moment”.

Dans la période Mark Millar – Steve McNiven durant laquelle le film sera vaguement basé, un événement cataclysmique déclenche un appel à tous les superhumains d’être enregistré par le gouvernement, quelque chose à laquelle s’oppose férocement Rogers, tandis que Stark – l’ancien iconoclaste – surprend tout le monde en s’inscrivant. L’intrigue du film demandera une réalisation du personnage et des croyances de Stark de manière à ce que le héros sur lequel les Studios Marvel se sont construits deviennent un antagoniste convaincant pour Captain America. L’Ère d’Ultron – où il est responsable d’un méchant qui menace des millions – semblerait le faire pencher dans cette direction.

“C’est naturel de changer d’avis”, dit Downey Jr., qui a déclaré que ses opinions politiques avaient été grandement changées par son séjour en prison. “Le principal pour moi, c’est, quelque sorte d’incident pourrait se passer, et dans quelle sorte de structure pourrait-on trouver Tony ? Les indices à propos de là où on pourrait le trouver plus tard se trouvent dans Ultron. Mais comment est-ce que Tony fait un demi-tour total sur tout ce pour quoi il se battait ? Joss parle de ça tout le temps. C’est un peu bizarre que ces gars aient des bagarres de part et d’autre la planète Terre et pourtant, à la fin du film, tout le monde s’en foute. Que ferait le gouvernement américain si c’était réel ? Ne serait-ce pas intéressant de voir Tony faire quelque chose que vous n’imaginerez pas ?”

Bien que, pour Downey Jr., cela n’inclura pas devenir un méchant complet. “Je ne le dirais pas comme ça, dit-il. La plus grande question, pour Chris et pour Cap, c’est comment on amène Cap à un endroit où les gens diront, La vache, je n’aurais jamais pensé voir un tel changement chez Steve. Après avoir vu, Snowpiercer, le Transperceneige, vous êtes du genre, Je veux voir un petit peu de ce gars-là”. Mais possiblement, sans monologue à propos de manger des bébés. “On ne veut pas faire peur aux enfants, dit Downey Jr. en riant. Peut-être juste un peu”.

Civil War est fascinant pour de nombreuses raisons. Ce n’est pas juste Captain America 3, c’est également essentiellement Iron Man 4. Et avec des gens comme le Black Panther de Boseman confirmé et d’autres à suivre, il pourrait fonctionner aussi comme le troisième Avengers. Et, si on croit tout ce qu’on entend, il impliquera une équipe d’Avengers radicalement changée. Ce qui soulève la question : que va-t-il arriver à l’ancienne ?


Joss Whedon l’a fait. Il a finalement tué les Avengers.

Nous sommes désormais en juillet, et Empire est allé au Comic-Con de San Diego où, en tant que numéro de clôture du samedi, Marvel a ouvert sa braguette et marqué son territoire. Les Avengers, plus Spader, Olsen et Taylor-Johnson, sont sur scène, le public est bien entendu devenu malade, et puis Feige (Whedon est de retour à Londres avec un genou endolori) dévoile la cerise sur le gâteau, à savoir les premières images du film. C’est une version plus longue de l’excellent teaser, celui avec le refrain obsédant de Sans aucun lien de Pinocchio, avec une différence majeure : il se termine sur un plan de l’apparemment impossible, le bouclier incassable de Cap brisé en deux. Puis recule pour découvrir un Stark horrifié, entouré des corps de ses camarades tombés.

Ultron va être ravi.

“Je les tue, bordel”, dit Whedon en riant, quand Empire mentionne ce plan. “Tous. Oui. Marvel ne s’en rendent même pas compte. Quand ils verront la version finale, ils seront là, Oh mon dieu ! Qu’est-ce qu’on va faire pour la Phase 3 ? On n’a littéralement personne ! Sauf l’Homme-Fourmi ! Ils vont être tellement vénères”.

Calmez-vous, les fabricants de merchandise. Le plan est en fait une vision, révélée à Stark par la Sorcière rouge, d’un avenir où les Avengers sont morts aux mains de Thanos, le costaud au visage violet qui est apparu dans les Gardiens de la galaxie. “Je ne peux ni confirmer ni nier que c’est totalement ça”, dit Whedon, en hochant vigoureusement de la tête.

Cela soulève un point intéressant sur comment maintenir la tension dramatique au sein d’un film comme celui-ci. Nous savons, par exemple, que Stark et Rogers dépassent la ligne d’arrivée ici ; que Thor restera dans les parages pour son propre film en 2017. Il semble peu probable que Marvel, qui a été jusqu’ici réticent à liquider des personnages clés et qui les garde liquidés plus de cinq minutes, commencera soudainement à abattre les Avengers (Renner, dont l’Œil-de-Faucon, selon Downey Jr., est “super central” cette fois, mais qui serait sûrement en haut d’une liste de victimes potentielles, rit à l’idée – “Ils ne vont pas tuer de Avenger principal !”), mais une chose que promettent Whedon et Feige, c’est la révolte. Ne vous attendez pas à ce que l’équipe des Avengers à la fin du film soit la même qu’au début. Non seulement il y aura des ajouts, plus vraisemblablement Vif-Argent, la Sorcière rouge, War Machine de Don Cheadle et le mystérieux Vision de Paul Bettany (qui semble être J.A.R.V.I.S. en chair, bien que personne ne puisse le confirmer ou le nier), mais il y aura des départs aussi.

“Au bout du compte, c’est la nature des Avengers qui fait que le tableau de service est instable, explique Whedon. Ce n’est pas les Quatre Fantastiques – les Avengers ont changé leur tableau de service dans le deuxième numéro. Je n’exagère pas”.

Effectivement. Le deuxième numéro, qui est paru en novembre 1963, voyait Hulk quitter l’équipe, tandis que l’Homme-Fourmi était déjà devenu Giant-Man. Captain America n’a pas rejoint avant le quatrième numéro. Les Avengers, depuis lors, ont toujours été changeables. Alors si Whedon, qui a toujours légèrement pesté contre sa réputation (gagnée en tant que créateur de séries telles que Buffy contre les vampiresFirefly et Angel) de tueur en série de personnages bien aimés, ne peut vraiment obtenir son souhait de tuer les Avengers, il va probablement éparpiller le Big Four de Thor, Hulk, Captain America et Iron Man aux quatre vents.

“L’accroche pour moi avec le premier film était de construire une communauté, explique-t-il. Le deuxième film parle de la mettre en pièces. Je voulais qu’il y ait plus un défi, avec différentes opinions sur les Avengers. Pas tout le monde va aimer les Avengers dans ce film”.

Et le film suivant ? Il ne pourrait pas être le problème de Whedon. Au cours des trois occasions durant laquelle Empire lui parle, il est jovial et vif d’esprit mais également épuisé, vidé par les exigences des longs jours de tournage et des longues nuits de réécriture.

“Je ne pourrais imaginer refaire ça, dit-il, lors de notre dernier entretien. C’est énormément difficile, et ça fera, à ce moment-là, cinq bonnes années depuis que j’ai créé quelque chose qui m’appartenait complètement. Alors il est très incertain que je m’attaque au film Infinity War en deux parties qui consommerait les quatre prochaines années de ma vie. Je veux évidemment toujours faire partie de l’Univers Marvel – J’adore ces gars – mais ce n’est pas facile. Cette année, j’ai plus eu l’impression de faire trois boulots que n’importe quelle autre année. C’est la folie”. Ce n’est pas étonnant qu’il voulait tuer les Avengers. Il voulait les avoir avant qu’ils ne l’aient.

Si Whedon s’en va vraiment, Feige aura un projet, et il est très probable que ce projet implique les frères Russo, qui ont réalisé Captain America : Le Soldat de l’hiver et qui préparent actuellement Civil War pour une sortie en avril. Mais Whedon – l’un des gars les plus sympa d’Hollywood, n’oubliez pas (demandez à tout le monde) – va manquer. Peu savent maîtriser un ensemble comme lui. Encore moins savent encore écrire des dialogues comme lui. Evans l’appelle “Joss Whedon au talent étonnant”. Hemsworth part également en envolée lyrique à son propos : “Ça me déconcerte comment quelqu’un puisse réussir ça, mais si quelqu’un le peut, c’est bien Joss”. Taylor-Johnson l’appelle “l’Avenger ultime. Il est un petit peu Iron Man, un petit peu Hulk, un petit peu Cap, un petit peu Veuve Noire”. Downey Jr., étant Downey Jr., refuse de dire qu’il lui manquera. “Après tant d’années, par habitude, tu deviens un peu sociopathe, dit Downey. Dire qu’il me manquera, ça serait dire que je ne suis pas capable de me séparer de mes sentiments profonds ! Mais je pense qu’il est important pour Joss d’exploiter tout ce qu’il a appris et de l’appliquer à quelque chose d’autre. C’est un créateur”. Alors va créer, c’est cela le message.

Pourtant, si Whedon hésite à prendre une décision, il pourrait faire pire que s’inspirer de son propre film. “Au bout du compte, j’ai l’impression que ce film, plus que le reste, parle de combien on a tous une certaine quantité de pouvoir, et si oui ou non la limitation des dégâts, c’est ce qu’on fait avec ce pouvoir et que ça nous revient après un certain moment, dit-il. Certaines personnes arrivent de l’autre côté et deviennent plus que la somme de leurs parties. Certains ne vont pas aussi loin. C’est le cœur de la chose”.

Il rit, et s’appuie à nouveau sur les pieds arrière de sa chaise. “Malheureusement, je suis plus comme Ultron”.

Les Avengers : l’Ère d’Ultron sort le 24 avril et sera chroniqué dans un numéro à venir.


BRIEFING
AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON

Sortie : 24 avril
Réalisateur : Joss Whedon
Avec : Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo, Scarlett Johansson, Chris Hemsworth, Don Cheadle, Jeremy Renner, James Spader, Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen, Thomas Kretschmann, Andy Serkis
Histoire : Quand Tony Stark (Downey Jr.) et Bruce Banner (Ruffalo) tentent d’assurer la sécurité de l’avenir du monde en créant une force de maintien de la paix à l’intelligence superficielle, cela a pour conséquence accidentelle le robot menace meurtrier qui se duplique de lui-même, Ultron (Spader), qui veut éliminer l’humanité.
Comme les Sentinelles, tu veux dire ? Chut ! C’est l’univers des X-Men ! Très différent de celui-la. Mon dieu !


NOUVEL AVENGER #1
Aaron Taylor-Johnson est Vif-Argent
Attention spoiler !

Vif-Argent, alias Pietro Maximoff, peut sprinter à des vitesse incroyables. Comment as-tu géré les scènes de course ?
À chaque fois que j’entre ou que je sors d’une scène, je suis flou. J’ai vraiment bien perfectionné le dérapage. Tu te rappelles comment gamin à l’école un jour de pluie dans la cour de récré on jouait à déraper ? C’était la même chose. J’étais vraiment bon à déraper et pas juste en lignes droites. J’entrais en courant, puis je faisais la scène et je sortais en courant puis ils refaisaient exactement la même chose mais sans acteurs. Ils appelaient ça une “Pietro Pass”. Puis ils pouvaient avoir besoin d’une “Iron Man Pass” et quelqu’un arrivait habillé en gros Iron Man, et puis un “Hulk Pass” et ils prenaient le plus gros cascadeur, qui fait genre, 140 kg de putains de muscles et il se tenait là peint en vert.

Quand tu signes pour un film Marvel, tu ne t’engages pas juste pour un film, mais plusieurs films sur plusieurs années. Est-ce intimidant ?
Non. C’est le contraire, vraiment. Si j’étais attaché à une quelconque franchise pour enfants, c’est là où tu dirais, “Je suis signé pour deux ou trois de ces films et je n’aime même pas le personnage que je joue, je veux me tirer une balle dans la tête”. Mais comment ne pas s’amuser avec quelque chose comme ça ?

Quelle sorte de gars est Pietro ?
Il est très agité parce que tout va trop lentement pour lui. Il est rapide pour tout. Il s’énerve rapidement. C’est plus une question de Pietro et Wanda ensemble, un yin/yang dans lequel il est très physique et très protecteur envers elle et elle est très interne et le materne toujours. Pietro ne fait confiance à personne, bordel. La seule personne qui compte pour lui et qui, au bout du compte, prend une balle pour lui, c’est sa sœur, Wanda.

Tu es le deuxième Vif-Argent sur grand écran en moins d’un an, après Evan Peters dans X-Men: Days Of Future Past
Il était déjà sorti avant même que je signe le contrat. Si ça me gênait tant, j’aurais dit non. Je n’y ai même pas pensé une minute. Ce dont je savais, c’était que le Vif-Argent de Evan Peters était dans les années 1970, et qu’il était différent. Je ne l’ai pas vu pendant que je tournais Avengers mais je l’ai vu récemment, et c’était fantastique.

Ton Pietro semble être plus intense.
J’espère. On voulait tous revenir aux comics. C’est pour ça qu’on a choisi les accents d’Europe de l’Est. Et on n’a pas Vif-Argent sans la Sorcière rouge. Je pense qu’il y aura beaucoup d’amour pour elle. La Sorcière rouge va laisser une énorme impression sur les gens.

Comment était-ce de travailler avec James Spader, qui joue Ultron ?
Il est tellement intense et exaltant, même avec un justaucorps de motion-capture. C’est marrant. Ultron est censé faire un bon 3 mètres de haut. Spader n’est pas aussi grand, évidemment, et on avait une grand ligne de visée pour nous qui était une barre à environ plus d’un mère au-dessus de sa tête, mais je ne pouvais m’empêcher de regarder ses yeux. On le regardait et puis c’était, “Oh merde, regarde plus haut !”


Ce que vous avez besoin de savoir sur Vif-Argent

Qui est Vif-Argent ?
L’homme le plus rapide sur Terre.

Ce n’est pas Usain Bolt ?
Non. Pietro Maximoff, alias Vif-Argent, possède une vitesse de pointe à Mach 4 (environ 5000 km/h), bien qu’on sache qu’il voyage plus vite que la lumière, ce qui est tricher.

Comment les autres Avengers arrivent-ils à suivre ?
Ils n’y arrivent pas. Au fils des années, le Pietro des comics a changé plusieurs fois d’affiliations apparaissant dans le groupe de mutants Facteur X et les Inhumains (qui apparaîtront à l’écran en 2018), ainsi que dans sa période initiale avec la Confrérie des mauvais mutants.

Est-il plus rapide que Flash de DC Comics, cependant ?
Bonne question, bien que ce débat de fan ait toujours fait rage. De manière intéressante, le duo s’est affronté dans le crossover comics Ligue de justice d’AmériqueAvengers de 2003, avec Flash remportant le plus souvent.


Besoin de connaître
Ultron

Qui est Ultron ?
Un robot super intelligent qui méprise l’humanité, bien que Ultron soit quasiment aussi humain que le peuple qu’il veut anéantir. Il est capricieux, malveillant, joueur, maussade et un salaud complet.

Que peut-il faire ?
Dans les comics, il est incroyablement fort, rapide, puissant et d’une intelligence sans limites. Dans le film, ses niveaux de puissance ont été un peu édulcorés. “On doit le rendre légèrement moins omnipotent parce qu’il gagnerait”, dit Whedon en riant.

Il peut toujours se dupliquer, d’accord ?
Certainement, comme on peut le voir dans l’excellent poster de concept du Comic-Con. “On ne va pas dessiner une image comme ça et puis vous laisser poireauter”, taquine Whedon.

Pourquoi traîne-t-il avec Vif-argent et la Sorcière rouge ?
Parce que la détresse aime la compagnie. “J’avais besoin de quelqu’un à qui Ultron pouvait parler”, explique Whedon. “Aussi puissant qu’est Ultron, s’il construit plus d’Ultrons, ils restent des Ultrons. Il n’a pas de raisons à leur parler parce qu’ils sont lui”.


Pendant ce temps, à la télé…
La Femme du SHIELD

Empire rejoint Hauley Atwell sur le plateau de Agent Carter pour parler du premier rôle féminin Marvel à la télévision.

Nous avons interrompu le tournage. En fait, ce n’est pas la faute de Empire, c’est celle de Dominic Cooper. Du moins, selon Hayley Atwell, qui surgit dans la salle de conférence située au-dessus des scènes de LA de Agent Carter et annonce que la voix de sa co-star a porté jusque sur le plateau où elle essaie de donner son dialogue. Il n’y a pas de mal, cependant. Elle et Cooper sont de vieux amis, et ce qui aurait pu être une confrontation tendue se finit par une discussion sur qui porte le mieux la fausse moustache de Cooper. (“Je ressemblerais à mon père”, décide Atwell.

Le duo mène la dernière série télé des Studios Marvel en date pour le réseau américain, Atwell dans le rôle de Peggy Carter (petite-amie d’un Captain America pré-congélation, désormais membre fondatrice de l’organisation de supers espions le SHIELD) et Cooper dans celui de l’inventeur suave Howard Stark (alias le papa de Iron Man). On les a vus tous les deux pour la première fois dans Captain America: First Avenger en 2011 et sont apparus pour la dernière fois ensemble dans le court-métrage “Édition unique” qui était sur le DVD de Iron Man 3.

Tout d’abord vendu comme une série télé potentielle par le gros bonnet de Marvel, Louis D’Esposito, elle sera, au moment où vous lisez cela, diffusée aux États-Unis comme pont de huit épisodes entre les deux parties de la seconde saison des Agents du SHIELD (voir ici) consacré à la formation de l’Agence et ses premiers jours. La série, qui a déjà reçu des critiques dithyrambiques, la voit à traiter du sexisme et du manque de respect de la part de ses patrons, tout en retrouvant divers scélérats et MacGuffin pour l’iader à nettoyer le nom de Stark quand il est accusé de vendre ses inventions aux puissances ennemies.

Atwell est ravie de revenir dans le rôle, un qu’elle découvre comme un heureux challenge physique. “J’ai beaucoup de confiance qui vient de ma formation à l’école d’art dramatique, raconte-t-elle. On a fait beaucoup de théâtre physique et beaucoup de combat à mains nues. Et j’ai aussi fait du rugby à l’école : on m’appelait Hulk Hayley, parce que j’étais tellement costaud”. Elle peut ne pas se transformer en énorme monstre vert en furie dans la série, mais elle peut certainement s’occuper des méchants. “Quand elle se bat, Peggy va aussi utiliser son intelligence, explique Atwell. Elle ouvrira un frigo pour bloquer quelque chose, ou ramassera ce qui traîne à côté d’elle pour l’utiliser, plutôt que faire des grands écarts en l’air”.

Ce n’est pas que de la boxe fondée sur l’électro-ménager, cependant. La série explore encore plus profondément la vie personnelle de Peggy. “On voit la perte de Steve (Rogers) dans sa vie, et c’est toujours très proéminent. On voit sa rage – on voit que c’est difficile, dit Atwell. Mais c’est là d’où vient son courage, que malgré les difficultés, elle tire toujours la force de mener à bien ces missions”.

“On peut regarder cette série sans comprendre le monde dans lequel elle existe, insiste Dominic Cooper. Elle peut complètement fonctionner comme thriller d’espionnage”. Mais c’est l’univers cinématographique de Marvel, alors il y aura pleins de potentiels de crossover. Peggy est apparue, après tout, dans l’ouverture de la deuxième saison des Agents du SHIELD. Même si la mention de la rumeur selon laquelle elle pourrait apparaître aussi dans un flashback durant Ant-Man est accueillie par Atwell avec un œil prudent sur les employés Disney et Marvel qui se cachent dans un coin de la salle. Elle sort alors un sourire et un désinvolte “Ça serait marrant à voir…”

James White


NOUVEL AVENGER #2
Elizabeth Olsen est Sorcière rouge
Attention spoiler !

Tu es nouvelle dans le monde des Avengers. Y’a-t-il un camp d’entraînement Marvel auquel tu dois aller ? Ou une cérémonie d’initiation ?
Je pensais qu’il y aurait une blague, ou quelque chose de physiquement extrême qu’ils me feraient vivre, mais non. La chose la plus cool chez Sorcière rouge, c’est que parce qu’on ne l’a jamais vue, on doit créer la manière dont elle bouge. Joss était vraiment inspiré par des danseurs, et ainsi il savait qu’il voulait changer visuellement la manière dont elle bouge, être plus comme une danseuse qu’une combattante. Je n’ai pas vraiment eu de formation à la cascade. À la place, je me suis entraînée avec une danseuse, Jenny White, ce qui était une sorte particulière de douleur, mais ce n’était pas ce à quoi je pensais être.

Que peut faire Sorcière rouge ?
L’Ère d’Ultron est quasiment notre histoire d’origine, alors on n’a pas l’un de ses montages où les héros apprennent tous leurs pouvoirs en cinq minutes. On découvre toujours les choses qu’on peut ou pas faire. L’étendue de ses pouvoirs n’est pas explorée à fond dans Ultron. Mais elle peut manipuler des objets. Et elle a des visions, et elle a la capacité de les partager.

Dans la bande dessinée, c’est une mutante. Mais pas là.
(Rit) Ce n’est pas une mutante. J’ai failli foirer ça au Comic-Con. J’ai presque dit “mutée” et tout le monde était là, “Oooooooh !” C’était l’horreur.

La dernière fois que tu as travaillé avec Aaron, sur Godzilla, vous jouiez mari et femme. Maintenant vous êtes frère et sœur. N’est-ce pas bizarre ?
Non, parce que tu n’es pas vraiment mari et femme avec quelqu’un avec qui tu travailles. On est juste amis. On n’a jamais eu de relation.

Ça doit aider d’avoir travaillé avec Aaron auparavant.
Aaron et moi, on est devenus potes. Ça rend ça un peu différent d’avoir une familiarité avec quelqu’un avant de commencer un boulot, surtout quand tu vas jouer des jumeaux qui sont inséparables, bien plus que mari et femme.

Au début du moins, les jumeaux font équipe avec Ultron, ce qui semble être une décision bizarre. Pourquoi ?
Évidemment, il y a pleins de pays au monde qui détestent les États-Unis, pour peu importe quelle histoire et douleur ils croient qu’ils ont causé à leur propre pays et leurs propres vies. C’est le monde qu’on a créé pour Wanda et Pietro, dans lequel ils ont grandi. Ce qu’on a dit beaucoup de fois en grandissant, c’est que ce pays, ces gens, leur manière de vivre, c’est la raison pour laquelle on a été bombardés. Ils (les Avengers) sont le pire mal dans l’esprit de Wanda et Pietro, pas ce gars qui n’a encore rien fait.

Et quelle est cette relation avec les Avengers, quand elle arrive ?
(Avec hésitation) Je ne sais pas comment répondre à cette question, à part dire que… on a besoin d’aide.

Dans la BD, Wanda est liée romantiquement à Vision. Peut-on s’attendre à un clin d’œil à cela ?
(Rit) Je ne sais pas de quoi tu parles…


Ce que vous avez besoin de savoir sur Sorcière rouge

Qui est Sorcière rouge ?
C’est Wanda Maximoff, qui a la capacité de manipuler le tissu de la réalité lui-même.

Et elle est apparue dans la bande dessinée des Avengers, n’est-ce pas ?
Non. Pas au départ. Wanda et son frère Pietro sont arrivés dans X-Men #4 en 1964 dans la Confrérie des mauvais mutants, aux ordres néfastes de leur père, Magneto. Les deux ont vu la lumière et ont rejoint les Avengers.

Elle semble avoir une puissance plutôt effrayante…
Et comment. Dans la BD, elle a une fois pété les plombs et anéanti la majeure partie des mutants en disant simplement trois petits mots.

“Plus de mutants ?”
Et oui. Et c’est vrai de Wanda et Pietro, aussi. À cause de la situation des droits difficile avec la Fox, qui possède les personnages de X-Men, les jumeaux ne sont, en fait, plus mutants en ce qui concerne l’univers cinématographique Marvel.


Pendant ce temps, à la télé…
Espionne plus

Ils sont sortis des décombres, mais maintenant les choses deviennent vraiment bizarres pour ces agents du SHIELD…

Marvel : Les Agents du SHIELD était, jusqu’à récemment, une série sur une organisation super secrète. Alors nous ne devrions pas être surpris par l’intense confidentialité que nous trouvons sur le plateau. Nous ne pouvons pas, par exemple, vous dire précisément où elle est tournée. Et nous avons été rejoints par un homme très imposant, qui prend les acteurs à part avant qu’ils parlent à Empire, les briefant sur ce qu’ils peuvent ou pas dire sur les intrigues.

C’est compréhensible, étant donné que jusqu’ici les bombes ont été plus grandes que jamais. Si Agent Carter porte sur la naissance du SHIELD, les Agents du SHIELD à plus récemment suivi sa mort et sa renaissance difficile. Depuis les débuts bancals de la série en 2013, les auteurs-producteurs Jed Whedon, Maurissa Tancharoen et Jeffrey Bell attendaient les événements cataclysmiques de Captain America : le Soldat de l’hiver de l’année dernière, dans lequel il était révélé que le SHIELD était infesté en son sein par son vieil ennemi, Hydra.

Cela s’est avéré être une reconnaissance créative pour la série, selon le premier rôle masculin Clark Gregg. “Une grande partie de la dernière saison parlait de l’agent Coulson, qui suivant les ordres et qui était le gars qui faisait les choses sans trop poser de questions, dit-il. Et puis le SHIELD n’existe plus, et tout ce qu’ils ont, c’est quelques armes et une vieille bagnole déglinguée, et il doit envoyer des personnes auxquelles il tient au bord de la mort tous les jours pour reconstruire l’organisation parce qu’il croit en l’idée. C’est une proposition sombre et intéressante”.

Pour Bell, les nouveaux épisodes parlent des changements provoqués par les répercussions. “Quand on a commencé la saison, on n’arrêtait pas de revenir au mot évolution. Qui vais-je devenir ? Que vais-je devenir ? Coulston a ce truc alien en lui, que va-t-il se passer ? C’est quelque chose avec quoi on a beaucoup joué”.

 Une partie de cette évolution inclut nos héros assiégés battant en retraite dans une base abandonnée, retour aux débuts du SHIELD. Empire est escorté le long des plateaux, dont le bureau de Coulson. Nous le trouvons décoré de clins d’œil rétros à l’univers Marvel étendu. À la télévision, Marvel étend ses vrilles jusque plus loin que Hydra, cherchant à affronter les séries DC Comics à succès (ArrowFlash) en lançant également plusieurs séries sur Netflix qui présenteront les héros de terrain Jessica Jones, Luke Cage, Iron Fist et Darevil.

Mais pour le moment, Coulson et compagnie demeurent le lien principal aux films. L’équipe créative a même planté des graines d’intrigue qui fleurir ont dans des histoires de films à venir  dont les Inhumans de 2018. Le personnage de Chloé Bennet, Skye, a été révélé à la pause de la mi-saison comme étant l’un de ces êtres mystérieux.

Pourtant, la série doit fonctionner sur ses qualités propres. “Beaucoup de personnes demandent, Quand va-t-on voir Iron Man et Thor arriver ? raconte Gregg. Mais [les producteurs] ne veulent pas que cette série devienne Voyons voir qui est la dernière star invitée en date. Ils voulaient que vous vous intéressiez aux personnages principaux. Et c’est ce qu’ils ont en quelque sorte accompli : elle est là pour raconter une histoire, pas pour les cascades”.

James White

Marvel : Les Agents du SHIELD revient sur Channel 4 en mars.

Traduction : 1er mai 2018

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