X-Men : Apocalypse | SFX – été 2016

X-Men : Apocalypse

Course des héros mutants adolescents

Note : 4 sur 5.

MAINTENANT EN SALLE !
-12A | 143 minutes
Réalisateur Bryan Singer
Distribution James McAvoy, Michael Fassbender, Jennifer Lawrence, Oscar Isaac, Nicholas Hoult

Au début de X-Men : Apocalypse, un groupe de jeunes mutants sort en douce de l’institut Xavier et vont voir le Retour du Jedi. Après cela, discutant des mérites des divers films Star Wars, ils disent méchamment que le troisième film d’une trilogie craint habituellement. Ce méta-rappel peut être lu comme à la fois un pied de nez voilé à X-Men : l’Affrontement final et un clin d’œil au film dans lequel ils sont, mais heureusement Apocalypse est assez à la hauteur de ce qui s’est passé auparavant. Bâti sur les bases qu’il a produites (le Commencement) et réalisées (Days of Future Past); Bryan Singer continue avec assurance d’étendre son univers X, produisant une aventure palpitante qui semble à la fois globale et intime.

Situé dix ans après Days, c’est encore une autre époque éprouvante pour le pauvre vieux Charles Xavier (James McAvoy), Erik “Magneto” Lensherr (Michael Fassbender), Mystique (Jennifer Lawrence) et compagnie. C’est la faute du mutant de l’Égypte antique En Sabah Nur (Oscar Isaac), créature incroyablement puissante qui régnait près du Nil jusqu’à ce qu’une partie des masses réduites en esclavage se soit soulevée et l’a laissé enterré. Aujourd’hui, après que des millénaires se soient passés, il est réveillé, a jeté un œil à la décennie qui nous a donné les Bisounours et les épaulettes et a décidé qu’il fallait réinitialiser la civilisation humaine. D’accord.

S’il y a une vraie faiblesse, c’est ce méchant. Tandis que le dernier film opposait les personnages les uns contre les autres en termes idéologiques, ici il y a une odeur légère de renfermé qui ressort du conflit, et en particulier du grand méchant – et pas seulement parce qu’il a manqué des douches depuis l’époque des Pharaons. Ressemblant pour rien au monde au croisement entre un crocodile et un vibromasseur bas de gamme, ce dieu en herbe déblatérant est une menace poussive. Isaac, acteur caméléon de talent, est enterré sous ses prothèses, incapable de percer beaucoup de vie au travers le latex. Heureusement, on a également le Magneto de Fassbender qui transforme sa dernière tragédie familiale en colère brûlante, apparemment heureux de mettre ses penchants de loup solitaire de côté et de suivre Apocalypse, ce qui, encore une fois, le met en désaccord avec nos héros.

Il faut reconnaître que Singer et son coscénariste/producteur Simon Kinberg comprennent que l’attention doit être sur les personnages que nous connaissons et aimons ou voulons rencontrer, et ils font un bon travail pour encourager ceux déjà établis (McAvoy apporte un réel charme et une réelle insolence à Carles, tandis que Evan Peters encore une fous vole la vedette – et a ici beaucoup plus à faire – dans le rôle de Vif-Argent) et pour donner aux nouvelles recrues du temps pour briller. Des nouveaux acteurs, celle qui sort du lot, c’est Sophie Turner dans le rôle de la jeune Jean Grey, à qui on donne des projecteurs que l’actrice de Game of Thrones utilise à plein effet. Cela signifie que malgré la menace moins impressionnante, Apocalypse surmonte plus que prévu la marque d’infamie du troisième film, tout en existant toujours en tant que film spectaculaire à part entière.

Jim Blakey


L’arcade Space Port est baptisée d’après celle où Singer allait enfant !

Traduction : 7 mars 2021

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