Gorillaz | Q – novembre 2017

Gorillaz

Le plus grand groupe animé au monde prend vie cet hiver et ils emmènent autant de chanteurs invités qu’ils peuvent.

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Depeche Mode | Q – novembre 2017

La célébration du noir

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Dave Gahan | Q – février 2008

Mon excellent carrière – Dave Gahan

Leader de Depeche Mode et aujourd’hui star solo ressuscitée, son chemin vers la gloire a été accompagné par un doute de soi paralysant, l’addiction à l’héroïne et des vêtements en cuir douteux.

Dorian Lynskey

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Depeche Mode | Q – mai 2009

Une tournée avec Depeche Mode

Aujourd’hui, les meilleurs représentants de la synth-pop de Basildon se tiennt à rien de plus fort que le café et l’eau. Mais aussi, pour eux, une goutte d’alcool fort mène aux armes et aux costumes de poulet.

Michael Odell

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Gorillaz | Q – mars 2010

Yo Ho Ho – Gorillaz revient sur la vague

“C’est un truc immémorial. Jay-Z qui prend sa retraite de la musique, le dernier album des Streets, Led Zeppelin qui ne doit jamais se reformer, la séparation des Libertines… tôt ou tard, ces choses reviennent ensemble avec grand aplomb. Tu n’es personne tant que tu ne t’es pas séparé et reformé, hein ? Ça ne fait qu’augmenter le drame quand tu reviens vraiment. Je peux révéler, cependant, catégoriquement, que Plastic Beach sera le dernier album de Gorillaz à jamais ne sortir. Vous l’avez appris de moi… directement”.
— Murdoc Niccals

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Damon Albarn | Q – novembre 2007

Silence : Génie au travail

De Gorillaz à The Good, The Bad & The Queen, tout ce que touche Damon Albarn semble se transformer en or. Il parle même d’un opéra chinois. Q a passé six mois avec l’homme de la Renaissance de la musique britannique. Les révélations incluaient son amour des préposées au thé, sa peur de passer son permis de conduire et – finalement – la vérité sur cette réunion de Blur.

Chris Heath

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Q – novembre 1998

Mansun
Attack Of The Grey Lantern

PARLOPHONE CDPCS 7387

Le premier album des conceptualistes de Chester à prix mini – c’est vraiment déjà sorti il y a 20 mois ?

C’était une victoire multiple lorsque le premier album de Mansun est allé se loger à la première place l’année dernière. Une était pour la puissances des EP (il se sont forgés des fans grâce à un petit groupe de disques comprennant quatre morceaux ou plus), une pour le concept-album (personne ne le comprend, mais il y a des personnages récurrents et pas de trous), et une pour les années 1980, la décennie dont le revival reste insulté comme une tournée dérisoire, mais dont les petits coups de synthétiseurs et le mélodrame grandiloquant sont ce que Mansun ont à proposer. Même à la lumière de son successeur plus expérimental, Six, il reste honorablement bizarre, étant donnée qu’il comprend de la majesté orchestrale (The Chad Who Loved Me) et de la pop rafraîchissante (Wide Open Space). On devrait prendre soin de Mansun, pas se moquer de leurs habits. ****°

Andrew Collins

Influencé par…

Marillion
Misplaced Childhood
EMI, 1985

Influence sur…

Stereophonics
Word Gets Around
V2, 1997

Traduction – 30 juin 2002

Q – septembre 1998

Ils Savent Si Prendre

Mansun
Woughton Centre, Milton Keynes
2 juillet 1998

“Nous avons installé une ligne téléphonique chez Stove, notre bassiste, et nous rappelons tout le monde”, révèle le chanteur de Mansun à la mèche pendante, Paul Draper. Ce contact avec leurs fans a aidé à nourrir leurs adeptes obsessifs qui ont envoyé leur premier album, Attack Of The Grey Lantern, à la place de Numéro 1 en 1997, et leur single, Legacy, au Numéro 7 avec le minimum de publicité et de passage radio.

La même semaine durant laquelle Mansun ont achevé leur deuxième album, Six (d’après le personnage de Patrick McGoohan dans la série des années 1960, Le Prisonnier), ils se sont lancé dans une brève tournée britannique, opportunité de se défouler devant un public de partisans. Cependant, en choississant des salles que leurs contemporains évitent habituellement, ils se retrouvent devant un public dont la plupart est là pour voir un groupe – n’importe lequel. Lorsque Mansun jouent leur nouveau single, seule une poignée des 400 personnes présentes le reconnaît, contribuant ainsi à renforcer l’atmosphère sérieuse.

“Ils sont venus jeter une oreille à notre musique”, s’accorde Draper, un homme dans la vingtaine, timide, consciencieux et qui évite de regarder dans les yeux. “Cela ne nous intéresse pas de jouer devant les mêmes personnes”.

On ne peut atteindre cette banlieue de Milton Keynes par les transports en commun, ainsi tout le monde est venu en voiture et ne boit pas. Pire encore, il n’y a pas de première partie pour chauffer le public.

Mansun sont impressionnants à défaut d’être passionnés, ce qui est étrange pour un groupe qui a fait quatre tournées britanniques l’année dernière et qui va recommencer cela en 1998.

Ce qui est surprenant, c’est que leur set d’une heure ne comprend que trois chansons tirées de Six : le single, Shotgun et Negative.  “Nous changeons les nouvelles chaque soir”, explique Draper. Ce soir, le mélange de conservatisme et d’ambition signifie que leur initiative à jouer devant de nouvelles personnes restreint leur set list. À part le trio féroce d’hymnes comme Wide Open Space, She Makes My Nose Bleed et Take It Easy Chicken, ces contradictions créent une camisole de force pour un groupe qui est romantique dans son approche de la pop.

* * *

Attack Of The Grey Lantern était construit autour de guitares fougueuses et de cordes épiques, complétées de la voix soutenue de Draper. Lyriquement, il a adopté le rôle d’un conteur, en créant un vague concept sur un superhéros du nord qui observe les étrangetés dans lesquelles sont impliqués les gens du coin avec un regard cynique, détaché à la Monty Python.

“J’avais assez peur d’écrire à la première personne, alors j’ai inventé ce réseau d’idées bizarre qui est probablement assez compliqué à comprendre”, explique-t-il, révélant sa tendance British vers l’introspection et un intérêt pour des alter-egos plus grands que nature. “Nous avons essayé de faire une histoire, parce que personne d’autre ne le faisait, et tout le monde a dit que c’était de la merde”, ajoute-t-il, tombant dans la sensibilité isolationniste qui bloque Mansun à l’extérieur de la mode, mais – à part les fans, dont certains ont été invités au studio durant l’enregistrement de Six – à l’intérieur de leur paranoïa.

Les passades en dents de scie de l’année dernière avec le vernis à ongles noir écaillé, le fond de teint Max Factor et les chemises à fanfreluches Durannie faisaient partie de la vision que Draper avait de la pop classique, tout comme le mélange des baggyismes à boîte à rythmes des premiers jours de Mansun était inspiré par l’ambition contrariée de l’indie-dance. Les extrêmes s’infectent toujours : le guitariste Dominic Chad ne se montre plus sous son apparence à la Brian Jones au bord de l’alcoolisme, et est devenu un Taoiste qui ne boit pas. Draper a réalisé ses fantasmes d’adolescent en sortant une vieille idole de sa retraite – le fondateur de Magazine, Howard Devoto – et ils ont imité KLF en balançant 25 000£ de leur propre argent à Waterloo Station afin de filmer la réaction des gens pour le clip de Taxloss.

Malgré leurs fans et leurs places dans les charts (tous leurs huit EP ont atteint le Top 40), ils sont en transition depuis leur formation en 1992, en passant par trois batteurs, une boîte à rythmes et un gars de 16 ans aux ”platines et samplers”.

Les paroles personnelles de l’album Six qui est basé sur les guitares est décrit par Draper comme “un disque rock par un groupe rock – c’est tout ce que nous sommes vraiment”. Cependant, dans le sillage de Radiohead et de The Verve, ce groupe solidaire et insulaire a tourné le dos aux structures de chanson traditionnelles. Ils ont même enrôlé le Dr Who des années 1970, Tom Baker, sur Witness To A Murder.

Les changements fous d’image peuvent faire partie du passé, mais les nouvelles chansons sonnent comme s’ils avaient des doubles personnalités. Shotgun est une suite de changements de tempo, de jeux de guitare fracturés et de plus d’airs qu’aucune tentative sur un album entier. C’est à tour de rôle excitant et fatiguant, et un élément perturbateur répond en criant : “Jouez de la pop, espèces de connards”, mais cela va de pair avec les jeunes obstinés qui sont arrivés à Londres de leur Chester natal il y a trois ans en se proclamant Meilleur Groupe de Grande-Bretagne. ***

Steve Malins

Traduction – 26 juin 2002

Q – janvier 2002

Haven
Between The Senses
Radiate rdtcd1 | 55:49 min

Premier opus pour ce groupe des Cornouailles aujourd’hui basé à Manchester et produit par Johnny Marr.

Autre année, autre moisson de jeunes groupes de rock “sensibles” prêts à sauver la musique à guitare britannique. Premiers à se présenter en 2002, Haven ont certainement l’ambition pour aller jusqu’au bout. Ce premier album impressionnant met en valeur l’étandue vocale montante du leader Gary Briggs dans une succession de ballades majestueuses, de guitare épique et d’hymnes puissants qui rappellent les perdants de la fin des années 1990, Puressence – ou peut-être Embrace avec un bien meilleur chanteur. Un peu trop de ces chansons suivent une formule bien trop familère – une introduction qui se consumme et qui se développe en un final écrasant – mais sur Still Tonight, Lately et le single de l’année dernière, Let It Live, la fanfaronnade tombe pour révéler un coeur qui bat. ***°°

Sarah Cohen

Traduction – 12 février 2002

Q – juin 2003

Du cash pour des questions : Dave Gahan

Est-ce que se faire percer la bite est vraiment douloureux ? Comment tue-t-on le temps passé autrefois à prendre de l’héroïne ? Et que fabrique en fait Andy Fletcher derrière les claviers de Depeche Mode ? Dave Gahan révèle tout cela et bien encore d’autres choses…

Courir, à en croire Dave Gahan de Depeche Mode, est une très bonne manière de remplir le vide laissé par l’héroïne. “Quand je me suis remis, j’allais courir tous les jours”, dit-il avec un accent qui mélange le Greenwich Village de New York et le centre ville de Basildon et qui, bizarrement, sonne sud africain. Il semble un peu penaud. “Même si ces derniers temps, je n’y vais pas aussi souvent”.

Aujourd’hui n’est définitivement pas une journée où l’on court. Gahan embrasse du regard le club Home House réservé au membres de Londres avant de retourner son attention sur la discussion : à quels vices s’adonne un homme qui est mort pendant six minutes après une overdose en 1996 ?

“Fumer”, annonce Gahahn qui, bien qu’il soit mince au point d’en paraître fragile et qu’il porte d’anciennes traces légèrement visibles au milieu de ses tatouages, dégage un aura de bien-être. “Mais je travaille dessus. Je ne dis pas : Je ne vais jamais refaire quelque chose. Mais je suis bon à dire que je ne vais pas le faire aujourd’hui, alors je prévois d’arrêter de fumer quand je reviendrai chez moi à New York”.

Il a de bonnes motivations. Son premier album solo, Paper Monsters, est sur le point de sortir et, avec la tournée qui le suivra, Gahan explique que cela fera du bien à ses cordes vocales. Alors quelles seront ses petites faiblesses ?

“J’achète des tas de magazines, dit-il. Il y a cette boutique dans laquelle je vais à New York qui a tous les trucs britanniques, alors je sais à quoi m’attendre de du Cash pour des questions – je parie qu’il y a des trucs de dingue là-dedans, hein ?”

Si tu savais, Dave…

Quand tu es mort pendant quelques minutes après avoir fait une overdose en 1996, étais-tu destiné au ciel ou à l’enfer ?
Julie Latchford, par e-mail
Tout ce que j’ai vu et ressenti était tout d’abord une obscurité complète. Je n’ai jamais été dans un endroit de plus noir, et je me souviens d’avoir senti que peu importe ce que je faisais, c’était vraiment mauvais. Puis tout ce que je me souviens, c’était de me voir allongé par terre, sur les marches de la salle de bain de mon hôtel, et il y avait beaucoup d’activité autour de moi. J’ai essayé de crier “Je suis là-haut !” car je flottais mais personne ne pouvait m’entendre. À certains égards, c’était très libérateur. Puis j’ai repris connaissance et un flic me menottait. Ce n’est sûrement pas un endroit que j’aimerais revisiter.

As-tu gagné à des concours dans les magazines récemment ?
Bernie O’Hagan, Ripley, Derbyshire
Non, mais j’étais en Allemagne et on m’a donné une récompense par un magazine. C’est un lapin de Pâques doré avec une petite cloche dessus et c’est pour le meilleur album de l’année jusqu’à présent, alors j’étais vachement content, même si c’est un lapin en chocolat.

As-tu un abonnement gratuit à Dépêche Mode, le magazine français auquel tu as volé le nom ?
Michael Jones, Birmingham
Non, mais ils ont voulu faire une session photo à un moment. Des années avant, il y a eu une période où on nous matraquait de procès parce qu’on avait copié le nom. Une fois qu’on a eu plus de succès, ils ont laissé tomber parce qu’on les a probablement aidé à vendre plus d’exemplaires. Je le vois toujours dans la boutique où j’achète mes magazines à New York et ça me fait rire parce qu’il ressemble à House and Garden.

Est-ce que le fait que tu écrives tes propres trucs sur Paper Monsters veut dire que tu vas reprendre les fonctions de compositeur de Martin Gore sur le prochain album de Depeche Mode ?
Lee Walmsley, par e-mail
Je ne reprendrai pas les fonctions de Martin, mais j’aime à penser que, comme j’avance dans cette direction, je contribuerais mes propres chansons et j’échangerais des idées. Je ne pense pas que je pourrais faire autrement maintenant. Est-ce que Martin a écouté Paper Monsters ? Il m’a appelé et a dit [prend une voix de mauviette] : “Je reviens de vacances et j’ai un message comme quoi il y a un album au bureau de poste que j’irai prendre, mais je t’appelle pour savoir si t’as le numéro d’un chiropracteur ?”

Est-il vrai qu’il y a quelques années, un mec s’est approché de toi en demandant un autographe aux toilettes pendant que tu pissais et que tu t’es retourné et lui a pissé dessus ?
Christoff Platts, Sheffield
Ouais, c’est vrai. Je ne sais plus où par contre. Ça ne me dérange pas de signer des autographes mais quand tu es à l’urinoir et que quelqu’un est là à côté de toi en tremblant un stylo à la main, c’est un peu bizarre. J’ai donné un autographe au gars, mais je pissais encore alors j’ai éclaboussé sur ses pieds et il n’a rien remarqué parce qu’il voulait absolument que je signe son bout de papier. Je pense qu’aujourd’hui je dirais simplement : “Vas te faire foutre”.

Si se les rompe algo en las casa, o hay que arreglar algo, lo hacen ustedes o piden ayuda al primero que se els cruce ?
Jesica Cichero, par e-mail
Aucune idée ! Attends une minute, il y a un bout que je comprends… Ton nouvel album est la meilleure chose que je n’ai jamais entendue, es-tu d’accord ? Oui.
[Véritable traduction : Quand tu casses des choses dans la maison, les répares-tu toi-même ou les fais-tu réparer par quelqu’un d’autre ?]

Est-ce que tu te rends compte que ta “danse” est complètement désynchronisée ?
Ana Jeremic, Ottawa, Canada
[Rit]
Ouais ! Quand je monte sur scène, je suis dans mon monde, mais ça n’a rien à voir avec moi : c’est parce que la technologie est trop synchro.

Dave, la fille de six ans de ma compagne a grandi convaincue que je suis toi. Des conseils pour lui dire la vérité sans lui briser le cœur ?
Ian Cook, par e-mail
La chose la plus importante est d’être toi-même. Ce que j’ai appris de mes gamins, c’est qu’il n’y a pas de règles pour être père. Je ne leur apprends pas qu’ils doivent faire ça ou ça, ils me l’apprennent. Alors j’espère qu’il apprendra de sa fille que c’est bien d’être soi-même. Ne compte pas sur moi.

Regrettes-tu toute la phase blond décoloré et sourcils épilés par laquelle tu es passé ?
Caroline Khachatoorian, Glendale, California
[Rit]
Oui. Je pense que j’essayais pendant un long moment de me trouver un look parce qu’à cette époque, mon groupe ne suivait jamais vraiment de tendance. On était un mélange alors j’étais ravi quand [le photographe] Anton Corbijn est arrivé et nous a stylés parce que ça nous a enlevé l’aspect visuel. J’ai arrêté de m’épiler les sourcils il y a longtemps.

Est-il ennuyant que les gens prononcent mal le nom de ton groupe depuis 20 ans ?
Elaine Carr, Glasgow
J’ai un peu laissé tomber. J’ai pensé pendant un moment sortir ce nouvel album sous le nom de Ga-Han et de l’appeler Essex.

Étant un peu un mec, un vrai, as-tu déja essayé de cacher les jupes de Martin ?
Zoe Andrews, Reading
Non, mais Andy [Fletcher] et moi – et je le confesse maintenant – on cachait souvent ses chapeaux. Il achetait ces trucs diablement affreux, genre ce que portaient les bouffons à la cour. En fait, on lui en a parlé, mais si tu dis à Martin de ne pas faire quelque chose, il ira à l’extrême juste pour te faire chier.

Est-ce que l’héroïne te manque ?
Mario Herrera, Mexique
Non. Ce qui me manque parfois, c’est m’échapper de moi-même – mes sentiments ou ce qui se passe dans ma vie – mais je trouve des manières plus positives de diriger cette énergie aujourd’hui. L’héroïne est une drogue à laquelle on ne touche pas. Au début, il y a une euphorie instantanée et un sentiment d’invincibilité mais ça t’excite assez rapidement et la dépendance physique ne me manque certainement pas.

Est-ce que j’utilise quelque chose maintenant ? Rien. Pour moi, si je devais réouvrir cette porte, je ne sais pas où j’irais. Ça a pris un long moment pour être capable d’entrer dans un bar avec mes potes sans penser même à boire. Je ne recommanderais pas l’héroïne. Tu te réveilles avec une horrible gueule de bois le lendemain matin et crois-moi, c’est une joie aujourd’hui d’être capable de se réveiller au lieu de reprendre connaissance.

Est-il vrai que Primal Scream est un groupe de poids plume écossais qui n’arrivaient pas à suivre la puissante Mode ?
Stephen Brown, par e-mail
Ils suivaient assez bien. C’était une longue tournée bizarre [en 1994] et Primal Scream n’a joué avec nous que pendant les trois derniers mois, alors à ce moment-là, tout était parti en vrille. Plutôt : ils frappaient beaucoup à la porte de ma loge avant de monter sur scène quand ils avaient besoin de quelque chose pour les aider. C’était [prend l’accent écossais] “Hey, M’sieur G, t’aurais pas un p’tit que’chose ?” [rit] On s’entendait vraiment bien, je traînais plus avec eux que je ne traînais avec mon propre groupe à l’époque, mais je ne pense pas que j’étais dans les petits papiers de Depeche Mode. Au niveau des drogues, on n’utilisait certainement pas les mêmes substances.

Est-ce que le clavier de Andrew Fletcher dit “Fletch” est branché ?
Gary Sullivan, Dartford, Kent
Oui, il est branché, mais je ne pourrais honnêtement pas dire ce qu’il en sort. Il joue avec nous sur scène, mais il semble passer plus de temps devant, à agiter les bras en l’air qu’à jouer du clavier. Tout ce que je sais, c’est que lorsqu’il revient à son synthé, je me retourne et je sais qu’il n’y a rien qui s’y passe.

Quelle est la chose la plus folle que tu n’aies jamais fait en tournée ?
Terry Hancock, Stoke-on-Trent
Des trucs vraiment stupides comme se torcher la gueule et passer par la fenêtre des hôtels pour marcher le long du rebord pour voir ce qui se passe dans les chambres d’à côté. On a fait des trucs de fou, dangereux aussi, que je n’arrive pas à croire aujourd’hui. On a aussi jeté des trucs par les fenêtres sur d’autres groupes, ce qui n’a pas ravi le personnel des hôtels.

Des regrets qu’Alan Wilder ait quitté le groupe ?
Frank, par e-mail
Oui, parce que je n’ai pas répondu à son départ autant que je me rends aujourd’hui compte que j’aurais voulu. La participation d’Alan dans tout ce qu’on fait musicalement me manque, mais il me manque en ami. C’était probablement la personne dans le groupe dont je me sentais le plus soutenu et j’aurais souhaité m’être battu plus pour qu’il reste.

Ce qu’Alan voulait vraiment, c’était que Martin se retourne et dise : “Tu as vraiment contribué quelque chose de génial”, mais Martin n’est pas quelqu’un qui distribue des compliments très souvent. Je pense que Martin a dit qu’il se rend compte aujourd’hui combien Alan a contribué, alors il sera intéressant de voir ce qui arrivera dans l’avenir. Je ne lui ai pas parlé depuis quelques années, même si j’ai entendu qu’il pensait déménager en Espagne.

Comment t’es-tu débarrassé de tes valises sous les yeux après ton épisode drogué ?
Ciarán Savage, Dublin
Je n’étais pas conscient que j’avais des valises sous les yeux. Ça m’a pris un long moment pour me rétablir physiquement, honnêtement, et je ne me rendais pas compte combien j’étais délabré. Mon foie, mes reins, tout était abîmé. Je me sentais comme un vieillard et je m’occupe encore de ça aujourd’hui, mais tout va tellement mieux. Les valises sous les yeux étaient probablement les cadets de mes soucis.

Est-ce que tu penses que Depeche Mode aurait été aussi massif si Vince Clarke n’était pas parti former Erasure ?
John Sutting, par e-mail
C’est une bonne question. Je pense qu’en fait non, parce que lorsque Vince est parti, on n’a jamais pensé une seconde ne pas faire un autre disque. On devait juste aller en studio et commencer à travailler sur des trucs qui étaient assez expérimentaux, on n’avait pas le choix. Vince était assez poussé dans une direction, il savait exactement ce qu’il voulait et je pense qu’il n’aurait pas pu faire ça en jouant avec trois autres personnes qui avaient toutes une opinion.

Il a eu beaucoup de succès seul. Mais je suis content que ce soit arrivé parce qu’à chaque fois que le groupe a changé – quand Alan nous a rejoint or quand il est parti, par exemple – ça nous a forcés à repenser. On a besoin de refaire ça, de se réorganiser de fond en comble, si on doit faire un autre disque.

Est-ce qu’il y a eu un moment où, quand tu regardais Martin sur scène au milieu des années 1980, tu pensais : “Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ?”
Brian Webb, par e-mail
Je le pense toujours. Parfois, je me demande comment on lui laissait passer ça.

Mais qu’est-ce qui t’a pris de te faire percer la bite ?
Mike Blaney, Ontario, Canada
Ce n’était pas en fait ma bite. C’était cette partie de peau que les hommes ont entre les couilles et le cul – cette toute petite peau. Soi-disant on gagne plus d’énergie sexuelle après ça, mais c’était la chose la plus douloureuse que je n’ai jamais faite. Au moment où ça s’est fait, je suis resté sur des étriers pendant une demi-heure avec cette fille qui me regardait le cul, en alignant l’aiguille. Je ne pense pas que j’ai touché ma bite pendant des siècles après ça, je ne pouvais même pas m’asseoir sur une chaise dure pendant six mois, même si je l’ai montré à tout le monde. J’ai enlevé l’anneau il y a quelques années, mais j’ai toujours les trous – tu peux regarder si tu veux vraiment [rit].

Est-ce que Depeche Mode peut durer plus longtemps que Status Quo ?
Ian Fox, Norwich
On s’y approche, non ?

Paul Stokes

Traduction – selon le scan et la transcription de SacredDM.net – 23 avril 2006