Quand on m’a demandé tout d’abord d’écrire une biographie détaillée de Depeche Mode, j’ai sauté sur l’occasion ; ce n’est que plus tard qu’une combinaison qui retourne l’estomac d’excitation et de trépidation ne s’est installé tandis que je saisissais l’énormité de la tâche. J’étais excité parce que Depeche Mode avait fourni une bande originale synthétisée d’un bon bout de ma jeunesse.

Je me souviens toujours d’avoir lu une chronique favorable dans Smash Hits de la performance du groupe au Cabaret Futura le 16 fevrier 1981 à Londres, à l’époque où c’était encore un magazine musical semi-sérieux orienté vers les jeunes. Je me souviens également clairement de me précipiter pour acheter leur premier single, Dreaming Of Me, chez Volume Records, aujourd’hui disparu depuis longtemps, dans ma ville natale de Newcastle upon Tyne. La trépidation était due en grande partie au fait que 21 ans s’étaient en quelque sorte écoulés depuis cet achat propice, et 21 ans peuvent facilement se comparer à plusieurs vies dans un monde pop et rock capricieux où les stars vont et viennent avec une régularité alarmante, sort qui a en quelque sorte échappé aux garçons de Basildon.

Puis encore une fois, peut-être que la dextérité du sort a déterminé que je recroise Depeche Mode sur mon chemin, bien que d’une manière plus professionnelle. Car si ne n’avais pas proposé (sans succès) une autre biographie musicale non liée à Chris Charlesworth, rédacteur en chef de Omnibus Press, il est peu probable qu’il ait suggéré à la place Depeche Mode pour un traitement similaire. Je n’aurais pas non plus fouillé dans le grenier de mon père à la recherche de mes précieuses premières coupures de presse des Modes, rassemblées religieusement durant mes impressionnables années d’adolescence, sans garantie qu’elles y soient encore. Ayant cherché partout, j’avais presque abandonné. Ma femme bien-aimée a persévéré, cependant, sauvant la situation dans le désordre. Voilà, cette chronique d’époque susmentionnée du Cabaret Futura, se concluant par “le simplement merveilleux Dreaming Of MeIce Machine (Mute) est recommandé sans réserve à absolument tout le monde”.

Brièvement, je suis de retour en 1981 et l’innocence de la jeunesse m’arrête dans ma lancée : je veux aussi être une pop star. J’économise mon argent durement gagné à distribuer des journaux pour acheter un synthétiseur Moog Rogue (remplaçant bas de gamme assez inutile du Moog Prodigy qui ne se fait plus autrefois utilisé par Andy Fletcher de Depeche Mode). Je fais du playback sur New Life ! J’écris même de la synthpop terriblement kitsch moi-même (bien que j’admets que le frère cadet de mon chanteur finira par trouver un minimum de célébrité, fondant et menant la “sensation Britpop” de York, Shed Seven).

Mais ce n’est pas un voyage de nostalgie. Synthpop, Britpop, trip-hop, etc. … dans une certaine mesure, toutes n’ont été que des vagues passantes qui se brisent sur la côte notoirement instable de la musique populaire. En demeurant démodés à la mode avec leur mélange unique de paysages sonores sombres mais pourtant inspirants, Depeche Mode restent avec un air de défi robustes, et sont effectivement “complètement énormes”. La prédiction impromptue de cette critique de Smash Hits est arrivée depuis (longtemps), tout comme – avec beaucoup d’excitation et de trépidation – ce livre…

Alors, qui devons-nous remercier au bout du compte pour ce lourd tome que vous tenez dans les mains, voire qui repose sur vos genoux ? Il va sans dire que je suis redevable à Chris Charlesworth de Omnibus Press, et les suprêmes talents d’édition de Andy Neill pour son professionnalisme bienvenu dans la transformation de ma propre lecture excessivement enthousiaste de l’histoire de Depeche Mode en une lecture plus concise et plus accrocheuse. De plus, sans la croyance de Chris en ce livre, Stripped: The True Story Of Depeche Mode n’aurait jamais vu le jour, et pour ça, je suis très reconnaissant.

Dans les mots du groupe français au tube unique F.R. David, les mots ne viennent pas facilement ; dans le cas de cette biographie musicale, il y a une longue liste de personnes à remercier pour m’avoir aidé à ce qu’ils coulent plus facilement : ces remerciements spéciaux – pour des services bien au delà de l’appel du devoir – vont à Vince Martin et Rob Allen (vous savez qui vous êtes), Deb et Martin Mann, Jo Gahan, Rob Andrews et Gary Smith, plus tous ceux qui m’ont soutenu pour m’aider à reconstituer cette “confusion de Basildon d’Autrefois” et au-delà ; et aux producteurs Gareth Jones et Mark Bell pour leur aperçu unique dans les pratiques de travail modernes – et pas si modernes – de Depeche Mode. (Merci – encore une fois – à Deb Mann et Gareth Jones pour leurs contributions “Photographic” originales.)

Merci également à l’ami auteur Stephen Dalton pour m’avoir gentiment fourni des extraits inédits de ses interviews avec les membres de Depeche Mode passés et présents (Andy Fletcher, Dave Gahan, Martin Gore et Alan Wilder), plus l’homme principal de Mute Records Daniel Miller ; le producteur de BBC London 94.7 Tony Wood, pour m’avoir permis de citer des extraits de son excellent documentaire sur Depeche Mode, diffusé à l’origine en mai 2001 ; ainsi que l’ancien membre de Depeche Mode Alan Wilder pour son site web suprêmement informatif et superbement maintenu (qui en vaut bien la visite à : www.recoil.co.uk).

Pour leurs généreux dons à la “bibliothèque d’enregistrements de Miller Music and Media” au nom de la recherche de fond approfondie, merci à : Andy Fraser et Zoé Miller (Mute Records) et Sarah Watson (Virgin Music).

Merci pour les lits et l’encouragement à mes parents qui m’ont toujours soutenu (Doris et Ken, Whitley Bay, Tyne & Wear) ; mes cousins (Joanne et Gary Sastamoien, St Pete Beach, Floride – dommage qu’on ait manqué le mariage, les gars ; les Ingham, Bury St Edmunds, Suffolk) ; ma sœur (Steph – sans oublier le “Big D”, Balham, Londres) ; mes beaux-parents (Gill et Chris, Burgess Hill, East Sussex) ; les Watson (Jimmy et Zoé, Beckenham, Kent – maintenant, c’est ce que j’appelle un mariage), et “la clique de Firs Avenue” (Dan Neville et ses amis, Muswell Hill, Londres).

En parlant de St Pete Beach, comme j’ai écrit dans une mise à jour en ligne sur mon propre site Miller Music and Media (www.millermusicandmedia.com) le 8 août 2002 : Eh bien, on atteint maintenant la maison directement depuis nos vacances studieuses sous le soleil de la Floride – c’était génial, c’est certain ! Vivre le “Rêve Américain” – même si seulement pour un mois – s’est certainement avéré être une expérience d’inspiration pour cet auteur, à la fois en termes d’écriture de livre et de la vie en général. En bref : au moment où je retourne à la maison, on dirait que mon projet de livre biographique musical détaillé en cours a grossi de 30 000 mots ; accessoirement, ça m’a pris trois mois pour parvenir à cette quantité avant de partir aux States – je sais sûrement où je préférerais vivre et travailler ! Et quant à cette note onirique, qui sait ce que réserve l’avenir ? Pour le moment, c’est le retour à la réalité, et ça veut dire rentre à la maison. Mais la maison n’est-elle pas là où se trouve le cœur ?

Et mon cœur sera toujours avec ma femme, Emma, et ma fille, Megan, auxquelles je dédie ce livre, quelques 200 000 mots plus tard. Merci pour m’avoir soutenu sans équivoque dans mon voyage de rêve d’écriture poussé sur Macintosh durant les huit dernières années, un voyage qui a pris jusqu’à cinq demeures (et six Mac !). Vous avez toujours été mon havre de sécurité dans la mer agitée des mots – et je n’y serais pas arrivé sans vous deux. Comme un gars plus sage que moi a dit une fois : l’amour est la réponse et vous le savez certainement…

En parlant d’ordinateurs Apple, les remerciements sont bien tardifs à ma mère pour son aide bienvenue pour financer mon premier Macintosh ; 11 ans et 8 Mac plus tard, regarde moi, maman – je vole !

Et, par ce même geste, je dois aussi étendre ma sincère gratitude à ces visionnaires américains chez Apple qui, en 1984, ont inventé le système d’exploitation le plus simple que le monde des ordinateurs portables n’ait jamais vu, qui, je dois ajouter, dans sa dernière version en date OS X, demeure sans comparaison – du moins de l’humble opinion de cet auteur. Merci aussi à leur star d’aujourd’hui, le concepteur britannique, Jonathan Ives ; c’est cool d’être un utilisateur de Mac (et, non, je ne suis pas un geek – ni un soi-disant “évangéliste Apple”).

Sur une dernière note positive, je reste convaincu que tout – bon ou mauvais – arrive pour une raison. Si je n’avais pas démissionné d’une société de publication de magazine (autrefois) en difficulté, alors je n’aurais pas eu le temps de proposer le livre qui a mené à celui-ci – en effet, la recherche et l’écriture de Stripped: The True Story Of Depeche Mode a demandé environ 2000 heures (dont l’écriture de ces pensées de clôture fragmentées sur ce qui s’est avéré être une dernière année très excitante et gratifiante), alors espérons que vous aimez le lire autant que j’ai aimé travailler dessus.

Merci de votre fidélité – peu importe qui vous êtes. À la prochaine…

Jonathan Miller
(www.millermusicandmedia.com)

Traduction : 20 janvier 2018

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